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Une médecin ausculte les yeux d'un patient au CHUV
Bienvu!

Main dans la main avec le CHUV

Temps de lecture: 5' Posté le Par Elodie Lavigne

L’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin dispose d’une consultation au Centre hospitalier universitaire vaudois.

Au cœur du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, département universitaire d’ophtalmologie, assure une présence pour les patients et patientes hospitalisés.

Au niveau 7 du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), des médecins de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin offrent une permanence destinée à tous les patients et patientes hospitalisés ayant besoin d’une consultation en ophtalmologie. Cet espace dédié est équipé pour que les spécialistes puissent réaliser les examens ophtalmologiques de base. Par exemple, la mesure de l’acuité visuelle, de la pression oculaire, l’évaluation des structures externes et du fond de l’œil, notamment. « Cette consultation permet d’orienter le patient vers des examens plus spécialisés », indique le Prof. Yan Guex-Crosier, responsable de l’antenne d’ophtalmologie du CHUV. En effet, lorsque des investigations complémentaires doivent être faites, un transport du patient est organisé vers l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin qui dispose d’une plateforme d’investigation clinique complète à disposition de ses spécialistes en ophtalmologie.

Des situations variées

Les ophtalmologues présents au CHUV collaborent avec les différents services de l’hôpital cantonal selon les situations cliniques qui se présentent. Une consultation peut par exemple être indiquée pour un patient diabétique, hospitalisé en raison d’une aggravation de son état de santé. Le diabète fait en effet partie des maladies systémiques pouvant avoir des répercussions sur l’œil. En fonction des résultats de ce premier examen, une visite à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin peut être planifiée pour évaluer plus précisément les dégâts occasionnés par la maladie. Puis, à la sortie de l’Hôpital, la prise en charge pourra se poursuivre à l’Hôpital ophtalmique ou auprès d’un ophtalmologue installé.

Parfois, les médecins ophtalmologues de l’antenne se rendent directement au chevet des patients et des patientes, lorsqu’ils ou elles ne peuvent se déplacer, comme au service de néonatologie. Les bébés prématurés sont plus à risque de développer des troubles oculaires tels que la myopie, le strabisme ou la rétinopathie. Depuis plusieurs années, un large projet de dépistage de la rétinopathie du prématuré est d’ailleurs mené. D’autres situations nécessitent l’auscultation des nouveau-nés, par exemple lorsque l’enfant est atteint d’une toxoplasmose congénitale. « Ces cas sont rares aujourd’hui, mais ils exigent la mise en place rapide de traitements spécifiques pour éviter des lésions oculaires irréversibles chez l’enfant », indique le Prof. Guex-Crosier.

Certaines personnes sont adressées par les services d’hospitalisation de médecine interne, gastro-entérologie, neurologie, infectiologie, immunologie, rhumatologie, pédiatrie, oncologie, entre autres, pour confirmer un diagnostic ou effectuer un dépistage d’une atteinte oculaire. Cela permet également de vérifier l’impact de certains traitements sur la fonction visuelle à court ou à long terme.

Main dans la main avec le CHUV

Les cas d’urgence

Une visite au lit du patient est parfois incontournable comme chez les grands brûlés qui rencontrent fréquemment des problèmes oculaires. Le service des urgences sollicite lui aussi les spécialistes en ophtalmologie. Ils sont par exemple sollicités pour les personnes accidentées de la route ou les victimes de violence. Il peut aussi arriver que l’ophtalmologue présent-e soit appelé-e pour une chirurgie d’urgence, « typiquement chez les patients polytraumatisés qui ne sont pas transportables », décrit le spécialiste. Toutes situations confondues, environ 2’500 patients et patientes ont été examinés au CHUV en 2020. Qu’il s’agisse des ophtalmologues sur le site du CHUV ou des spécialistes de garde à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, les patients et patientes peuvent être vus et soignés pour leurs yeux à toute heure du jour et de la nuit, lorsqu’il y a urgence. « Cette disponibilité est une vraie chance pour les patients », note le Prof. Guex-Crosier.

Les patients et patientes peuvent être vus et soignés pour leurs yeux à toute heure du jour et de la nuit, lorsqu’il y a urgence.

Prof. Yan Guex-Crosier

Le saviez-vous ?

Les patients et patientes du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) hospitalisés dans d’autres sites que le bâtiment principal peuvent également bénéficier de l’expertise des médecins de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, en poste à l’antenne. Ces spécialistes proposent en effet des consultations itinérantes à l’Hôpital de Beaumont. Ces consultations sont proposées pour les personnes isolées en raison d’une maladie infectieuse ou d’un état d’immunosuppression. Ou encore sur le site de Cery, à Prilly, pour les personnes hospitalisées à cause d’une maladie psychiatrique.

Ophtalmologie au CHUV : interconnexion entre les deux institutions

Les collaborations ne se limitent pas à l’antenne, souligne l’expert : «Nous sommes en contact permanent avec le CHUV. Une relation solide s’est construite au fil des années. Nous discutons des cas à distance et partageons des informations grâce au dossier électronique du patient. Nous travaillons en étroite collaboration, ce qui constitue une richesse dans la prise en charge pluridisciplinaire des patients.»

L’Hôpital ophtalmique est le service universitaire d’ophtalmologie de Lausanne et un centre de référence pour toutes les maladies de l’œil. Mais surtout : « Beaucoup de maladies systémiques se manifestent par des lésions oculaires typique, poursuit le professeur. Grâce à l’imagerie spécialisée, nous avons un accès direct aux vaisseaux sanguins, ce qui permet de facilement détecter ces maladies ». Ainsi, en cas de doute sur le diagnostic ou pour l’affiner, le CHUV fait appel à l’expertise de l’Hôpital ophtalmique. À l’inverse, après un examen de la vue à l’Hôpital ophtalmique, certaines personnes peuvent être adressées au CHUV pour confirmer un diagnostic et prendre en charge une pathologie plus large découverte à cette occasion. Dans un cas comme dans l’autre, le patient ou la patiente reste au centre des préoccupations des professionnel-le-s.

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Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.

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