Coup d’œil sur la recherche clinique
3 questions à Aurélia Gryczka, responsable du Centre d’investigation clinique de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin

En quoi consiste la recherche clinique ?
La recherche clinique a pour but de produire des connaissances scientifiques permettant d’améliorer les soins et la prise en charge des patients et patientes. Son champ d’application est très vaste. Elle consiste, par exemple, à tester de nouveaux médicaments ou des traitements déjà existants, mais utilisés dans des conditions différentes de celles pour lesquelles ils ont été initialement autorisés. Elle porte également sur des dispositifs médicaux innovants ou sur de nouveaux protocoles de traitement. En validant scientifiquement ces approches, la recherche clinique fait évoluer les pratiques médicales.
Quelles sont ses particularités dans le domaine de l’ophtalmologie ?
L’œil est une petite structure, extrêmement complexe et difficile d’accès, ce qui rend la recherche clinique particulièrement technique. Toute intervention requiert une grande précision. Ces contraintes ont stimulé le développement de projets de recherche en imagerie. L’objectif étant d’accéder aux structures internes de l’œil de façon non invasive. L’observation de ce dernier à un niveau cellulaire rend possibles l’exploration de couches non accessibles, comme la rétine, et l’étude des mécanismes propres aux maladies qui l’affectent. Longtemps sous-estimé par la recherche, l’œil offre par ailleurs une fenêtre pour identifier précocement certaines pathologies cardiovasculaires, par exemple.
Comment s’organise la recherche clinique à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin ?
Elle naît de l’initiative des médecins et des chercheuses et chercheurs porteurs de projets scientifiques. Dès les premières étapes, les équipes travaillent avec le Centre d’investigation clinique (CIC) de l’hôpital qui intervient pour structurer l’étude, garantir le respect des bonnes pratiques cliniques et accompagner les démarches auprès de la Commission cantonale d’éthique de la recherche sur l’être humain (CER-VD). Tout ce travail se fait en étroite collaboration avec les équipes soignantes, au plus près des patients et patientes, afin de s’assurer que les projets sont à la fois rigoureux, réalistes et compatibles avec leur prise en charge.
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