Assurer la qualité et la sécurité
En 2025, la Fondation a modernisé ses infrastructures, renforcé ses normes de qualité et structuré ses démarches d’amélioration continue, au service de la sécurité, de l’accessibilité et de l’expérience patient.
2025 a été une année de travaux dans les différents bâtiments de la Fondation. Au CPHV, l’ascenseur principal a été remplacé par un modèle adapté à la basse vision : boutons en braille, indications vocales et couleurs plus voyantes facilitent désormais son utilisation pour les élèves.
Du côté du bâtiment de la recherche, la banque des yeux a nécessité des aménagements conséquents pour répondre aux normes émises par Swissmedic. « La salle où est produit le sérum autologue dispose d’un double sas d’entrée et les locaux ont un système de contrôle de la pression spécifique aux normes de sécurité en vigueur dans le domaine pharmaceutique », explique Christophe Perret, responsable des services d’exploitation. L’aménagement du Mobility Lab a aussi nécessité d’importantes transformations. « Cet espace, dont les murs et le sol sont noirs, dispose d’un plafond suspendu. Il est muni de LED qui permettent de reproduire la lumière des différents moments de la journée : de l’aube au crépuscule.
Le projet d’agrandissement du 8e étage de l’Hôpital est encore de la musique d’avenir, mais les plans et le permis de construire ont été soumis aux autorités fin 2025.
Des transformations pour une meilleure sécurité et accessibilité
Du côté de l’ancien EMS Recordon, le 7e étage du bâtiment a été totalement transformé pour y accueillir les différents pôles de recherche dans un vaste open space. Cela facilite les échanges entre les chercheuses et chercheurs. Les niveaux 6 et 8 ont aussi été repensés, ce dernier devant accueillir le Centre d’investigation clinique (CIC) au printemps.

Dans le cadre des démarches de certifications, l’EMS Clair-Soleil ainsi que le CPHV ont passé avec succès un audit de suivi de l’application de la norme ISO 9001, complété du label Eduqua pour le CPHV. Les audits ont confirmé la conformité aux référentiels applicables. L’École d’orthoptique, quant à elle, a renouvelé sa certification QSC (système de qualité pour des institutions scolaires), témoignant de l’engagement des équipes dans leur travail d’accompagnements des étudiantes et étudiants.
La satisfaction de nos bénéficiaires est aussi au cœur de nos préoccupations. En 2025, 113 doléances de patientes et patients ont été enregistrées, soit un peu plus qu’en 2024 (84 cas). « Elles permettent de traiter les situations individuelles tout en alimentant une démarche plus globale d’amélioration continue », explique Claire Tachon, responsable qualité et gestion des risques à la Fondation Asile des aveugles. A titre d’exemple, à l’Hôpital, certains documents fournis à la patientèle avant une opération ont été modifiés afin d’être plus clairs et plus en adéquation avec les pratiques actuelles. « Le suivi des doléances s’inscrit dans la démarche de prise en compte de l’expérience patient. Fin 2025, un projet global autour de l’expérience patient a démarré et une patiente partenaire y a été associée », précise Claire Tachon.
En interne, 212 déclarations d’évènements indésirables, tous périmètres confondus, ont été répertoriées. « Le comité pluridisciplinaire de retour d’expérience s’est réuni tous les quinze jours. Les analyses ont notamment conduit à des ateliers de bonnes pratiques et à des actions de sensibilisation en lien avec les situations remontées du terrain. »
Enfin, dans la continuité de la convention de qualité conclue entre H+, curafutura et santésuisse, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin a mis l’accent sur la sécurité des patientes et patients, par exemple au travers de mesures visant à renforcer la prévention des chutes.
Dans les coulisses
En pénétrant entre les murs de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, on est souvent loin d’imaginer tout le travail nécessaire pour qu’une consultation, un contrôle de la vue, un traitement ou une intervention chirurgicale ait lieu.
Personnel administratif, intendance, restauration, spécialistes informatiques ou de la logistique et bien d’autres s’activent en coulisses. Comme ici notre collègue du service technique qui change une courroie du monobloc de ventilation de l’aile sud de l’Hôpital.
