Semaine d’action pour la sécurité des patient-es
Du 14 au 18 septembre 2026, la Semaine d’action pour la sécurité des patient-es a lieu partout en Suisse. À l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, nous avons choisi de mettre l’accent sur un élément essentiel : la sécurité est l’affaire de toutes et tous.
De l’admission à la cuisine, en passant par les systèmes informatiques, découvrez comment nos collaboratrices et collaborateurs contribuent à la sécurité des patient-e-s au quotidien.
Lisa Hottiger, collaboratrice Accueil et admissions

Quel est ton rôle à la Fondation ?
Je travaille au service Accueil et admission. Mon rôle est d’accueillir les patient-es, gérer leur admission et les guider au mieux dans leur parcours. Notre service couvre plusieurs postes et différentes tâches. Nous préparons notamment les packs pour les opérations, gérons la réception et les appels téléphoniques, faisons les admissions et nous occupons des convocations et la prise de rendez-vous.
Qu’est-ce que la sécurité au quotidien dans ton travail ?
À l’admission, la sécurité passe d’abord par la vérification de l’identité du ou de la patient-e et de ses données personnelles. Nous contrôlons avec chaque patient-e que toutes les informations enregistrées soient correctes et vérifions également la carte d’identité et la carte d’assurance.
Nous sommes particulièrement attentifs aux changements de nom de famille, aux erreurs de saisie ou encore aux dates de naissance incorrectes. Ces vérifications permettent d’éviter la création de dossiers doublons. Le contrôle de ces données est une étape importante, car les informations enregistrées dans notre logiciel de gestion administrative sont ensuite utilisées par d’autres systèmes et accompagnent le ou la patient-e tout au long de sa prise en charge.
Pour moi, le plus important reste l’identité du ou de la patient-e. S’assurer dès le départ que nous avons la bonne personne et les bonnes informations contribue à ce que la suite de sa prise en charge se déroule en toute sécurité.
Sophie Magnat, collaboratrice support applicatifs métiers et Mickael Farad, spécialiste projet informatique

Quel est votre rôle à la Fondation ?
Au service Système informatique, nous pilotons deux applicatifs métiers utilisés au quotidien par les équipes : ClevEHR et MediSight. ClevEHR est utilisé pour la planification opératoire, le dossier de soins et au Service social et réadaptation basse vision (SSRBV). MediSIGHT concentre la documentation des consultations et des opérations.
Notre mission principale est de veiller au bon fonctionnement de ces applications et à la qualité des informations qu’elles contiennent. Nous nous assurons que les données saisies sont conformes, complètes, accessibles en tout temps. Nous veillons aussi à ce qu’elles soient correctement échangées entre les différents logiciels. De plus, nous travaillons en étroite collaboration avec le service informatique de la Fondation Asile des aveugles, la FHVI et nos fournisseurs pour que ces applications soient disponibles 24/24. Nous accompagnons également les équipes dans l’utilisation de ces outils et participons à les faire évoluer grâce à des mises à jour et des paramétrages.
Qu’est-ce que la sécurité au quotidien dans votre travail ?
Pour nous, la sécurité consiste avant tout à nous assurer de l’intégrité et de la cohérence des données : informations saisies au bon endroit, par la bonne personne, dans le bon dossier, etc.
Une erreur dans les données peut avoir des conséquences concrètes sur la prise en charge des patient-es. Si une information est par exemple enregistrée dans le dossier d’un-e autre patient-e, les équipes risquent de travailler avec une information incorrecte, tandis que celle-ci manquera dans le dossier de la personne concernée. Nous mettons donc en place différents contrôles afin de garantir la cohérence des informations saisies.
La sécurité passe aussi par la gestion des accès. Chaque métier dispose d’autorisations définies en fonction de son activité. Ainsi, chacun-e peut ainsi accéder aux informations et effectuer les actions nécessaires à son travail, sans disposer de droits qui ne relèvent pas de sa fonction. Enfin, nous veillons à ce que les applications restent disponibles 24/24.
Nous sommes en quelque sorte les « gardiens » de MediSIGHT et ClevEHR. Au-delà de la partie technique, notre rôle est de veiller à ce que les équipes puissent s’appuyer sur des outils et des informations fiables au quotidien pour assurer la sécurité des patient-es.
Frederic Slemitz, sous-chef de cuisine

Quel est ton rôle à la Fondation ?
Je suis sous-chef de cuisine. J’assiste le chef dans ses différentes tâches et je le remplace lorsqu’il est absent. Je participe à l’établissement des menus, à la gestion des commandes et à la production en cuisine.
Nous préparons environ 130 couverts et travaillons pour le Centre de compétences pour le déficit visuel (CPHV), les patients de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et la cafétéria. Les journées commencent tôt, avec la réception des marchandises dès 6h00. Ensuite vient la préparation en cuisine, la mise en place vers 10h00 et le service dès 11h00. Nous nous occupons ensuite du rangement et du nettoyage, avant de préparer le service du soir pour les patient-es.
Qu’est-ce que la sécurité au quotidien dans ton travail ?
En cuisine, la sécurité passe avant tout par l’hygiène et la sécurité alimentaire. Cela implique de nombreux gestes au quotidien : le lavage très fréquent des mains, la désinfection du matériel et des surfaces ou encore le changement systématique des planches à découper. Nous suivons des protocoles précis pour assurer une hygiène rigoureuse.
Nous prélevons également des échantillons de tout ce qui sort de la cuisine. Ils permettent d’effectuer des analyses si cela s’avère nécessaire. Une attention particulière est portée aux allergies et aux intolérances alimentaires. Nous sommes informés en amont lorsqu’un-e patient-e présente des restrictions, afin de pouvoir adapter le menu. En cas d’allergie sévère, nous disposons de plats préparés spécifiquement pour éviter tout risque de contamination croisée. Ils ne contiennent aucun des 14 allergènes concernés par la réglementation.
Notre travail fait également l’objet de contrôles réguliers. Des inspections sont réalisées plusieurs fois par année, notamment par le Canton de Vaud, et portent sur les menus, le matériel et notre façon de travailler. Le laboratoire indépendant Eldora intervient également dans ce dispositif. De notre côté, Dominique Holdbrook, chef de cuisine, Laure Kohler, responsable de restaurant HOJG, et moi-même effectuons aussi des contrôles afin de garantir la sécurité et le maintien des règles HACCP.
Toutes ces mesures font partie de notre quotidien et nous permettent de veiller à la sécurité des patient-es et de toute personne mangeant dans nos établissements.
Et pour aller plus loin
Découvrez les actions menées par la Fondation pour renforcer la qualité et la sécurité dans notre Rapport annuel 2025.