Travailler ensemble
Mettre l’humain au cœur de son action
Construire un environnement de travail serein et porteur de sens.
La santé, la sécurité et la qualité de vie au travail sont des piliers du fonctionnement et de l’efficience de la Fondation, indissociables de la prise en soin et des prestations délivrées à nos bénéficiaires.
Au quotidien, les collaboratrices et les collaborateurs évoluent dans un environnement exigeant, qui nécessite un fort engagement humain. Consciente de ces réalités, la Fondation a poursuivi ses actions en matière de sécurité des accès (physiques et informatiques), de prévention incendie, de gestion des substances dangereuses, d’ergonomie des postes et de promotion de la santé au travail.
Des priorités redéfinies
Les résultats de l’enquête de satisfaction menée fin 2024, complétés par plusieurs audits, ont permis d’identifier et de prioriser les axes d’évolution.
Un environnement qui nécessite un fort engagement humain
La Fondation a ainsi renforcé ses compétences en santé et sécurité au travail, et restructuré sa commission SSQVT (Santé, sécurité et qualité de vie au travail). Une commission du personnel permettra de porter collectivement les préoccupations liées aux conditions de travail, co-construire des solutions et renforcer la participation et le dialogue social.
Mieux organiser le temps et réduire la pression
Un chantier de fond est en cours sur l’organisation du travail, la gestion des temps et des horaires, dans le respect des prescriptions légales. L’enjeu : anticiper et limiter les situations de surcharge et favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
À l’EMS Clair-Soleil, cette réflexion a déjà produit des effets concrets. « Nous avons réussi à mieux répartir la charge de travail sur l’entier de la journée », explique Mireille Carrupt, directrice. Le petit-déjeuner est désormais servi tout au long de la matinée, ce qui répond à la fois aux préférences des résidentes et résidents et aux contraintes des équipes.
Protection renforcée de la maternité
À la suite d’un contrôle et des exigences formulées par l’Inspection du travail de la Ville de Lausanne (ITL), un mandat d’identification des risques a été lancé pour les postes comportant des activités pénibles ou dangereuses pour les femmes enceintes et leur futur bébé. Ce travail complète les mesures déjà existantes dans le cadre de la protection de la maternité (OProMa). Les aménagements nécessaires sont appliqués progressivement, au fur et à mesure des analyses.
Prévenir les risques psychosociaux
La prévention des risques psycho-sociaux (RPS) est intégrée de manière transversale. Un second mandat, débuté suite à l’audit ITL, vise à identifier les facteurs de stress organisationnels. En parallèle, la formation des cadres à la prévention des RPS, la prise en compte de la charge émotionnelle et le soutien aux équipes renforcent une culture de responsabilité partagée. L’accompagnement managérial joue en effet un rôle central dans la gestion des situations complexes et le maintien d’un climat de confiance.
Des dispositifs de dialogue, d’écoute et de médiation sont aussi encouragés pour prévenir l’escalade des tensions et promouvoir des relations respectueuses.
Renforcer la cohésion et l’ouverture
La cohésion interne passe aussi par une meilleure compréhension des métiers. Les nouveaux médecins assistant-es ont ainsi été sensibilisé-es à la basse vision. « Nous avons présenté les différents métiers de l’équipe : ergothérapeutes, assistantes et assistants sociaux, orthoptistes et optométristes, mais aussi les moyens auxiliaires adaptés à la situation visuelle des bénéficiaires », explique Stefan Gasser, responsable du service social et réadaptation basse vision. Des simulations leur ont permis d’appréhender le quotidien de personnes vivant avec un glaucome ou une cataracte. « Notre service intervient sur les aspects non-médicaux en complément de la prise en charge clinique ».
L’esprit d’équipe s’est également illustré hors des murs : en mai, 25 collaboratrices et collaborateurs ont participé aux 20 KM de Lausanne, accompagnés de jeunes du CPHV et de bénéficiaires du service PORTAILS lors d’une course en fauteuil roulant handisport.
En juin, Lausanne a accueilli le congrès mondial du SIDIIEF. L’occasion de présenter le leadership de l’Hôpital en santé oculaire et le rôle de l’infirmière en pratique spécialisée aux urgences. « Ce congrès a permis d’ouvrir les discussions autour de possibles collaborations internationales », souligne Jocelyne Bouton, directrice des soins.

Enfin, en novembre, la Journée Oser tous les métiers a accueilli 13 enfants de collaboratrices et collaborateurs. À travers six ateliers, ils ont découvert la diversité des professions exercées au sein de la Fondation – de l’ergothérapie à la transcription – et ont été sensibilisés aux stéréotypes de genre.
