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Entrée antenne ophtalmique de Rennaz
Bienvu!

Une consultation de diabétologie ophtalmique à Rennaz

Temps de lecture: 4' Posté le Par Elodie Lavigne

En collaboration avec le Réseau Santé Haut-Léman, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin propose depuis ce printemps une toute nouvelle consultation à Rennaz pour le dépistage des maladies oculaires dues au diabète.

Maladie silencieuse mais ô combien sournoise, le diabète peut être à l’origine de nombreuses complications. Il peut notamment entraîner des modifications de l’œil et, à la longue, endommager gravement la vue.

Pour renforcer la prévention ainsi que le dépistage des maladies oculaires causées par le diabète, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin a ouvert en mars une consultation de diabétologie ophtalmique à l’Espace Santé Rennaz, en collaboration avec le Réseau Santé Haut-Léman.

« Toute personne diabétique, de type 1 ou 2, a besoin d’un contrôle ophtalmique au minimum une fois par an. Cela est nécessaire, même si son diabète est contrôlé, y compris avant l’apparition de symptômes oculaires », rappelle la Dre Lilly Khamsy, cheffe de clinique à l’Hôpital ophtalmique, qui reçoit les patientes et patients à cette nouvelle consultation. « Nous avons ouvert cette antenne pour répondre à un besoin de santé publique dans la région de la Riviera et du Chablais », indique Emilie Deladoey, optométriste et cheffe de projet de l’antenne de Rennaz.

L’Espace Santé dans lequel l’antenne est située dispose d’un ensemble de spécialistes (infirmière spécialisée, diabétologue, nutritionniste, podologue, etc.) pouvant prendre en charge la problématique du diabète de manière globale, en partenariat avec le Réseau Diab-Est.

Toute personne diabétique, de type 1 ou 2, a besoin d’un contrôle ophtalmique au minimum une fois par an !

Dre Lilly Khamsy

Bilans complets en diabétologie ophtalmique

À la consultation ophtalmique de Rennaz, un ou une optométriste effectue le dépistage de la rétinopathie diabétique. Il s’agit de la principale complication du diabète affectant les yeux. L’antenne bénéficie aussi d’un outil d’imagerie de dernière génération. Elle dispose également d’une technologie d’intelligence artificielle qui permettent la détection de signes précurseurs de cette maladie. Le logiciel d’intelligence artificielle (IDx-DR), grâce à son algorithme, met en évidence les lésions du fond de l’œil et/ou la présence d’un œdème, signes de la rétinopathie diabétique. Lorsqu’une pathologie oculaire est détectée, le patient est examiné par un médecin ophtalmologue spécialisé en diabétologie ophtalmique. Il réalise un bilan complet des yeux avec les pupilles en dilatation. Bilan qui inclut la vision, la pression de l’œil, l’examen biomicroscopique du segment antérieur et fond d’œil.

À l’Espace Santé Rennaz, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin propose également une seconde consultation, spécialisée en neuro-ophtalmologie, en étroite collaboration avec le service de neurologie de l’Hôpital Riviera Chablais.

Centre d’imagerie dernier cri

Des examens de dernière génération peuvent être réalisés à l’intérieur du Centre hospitalier de Rennaz, qui se trouve à proximité. L’Hôpital ophtalmique y abrite en effet un centre d’imagerie oculaire pour ses consultations de diabétologie ophtalmique et neuro-ophtalmologie.
« L’imagerie oculaire comprend des photos très grand angle qui permettent de voir tout le fond de l’œil. On obtient une photo très nette et en couleur de la rétine », explique Emilie Deladoey. La tomographie à cohérence optique (OCT) est une technique d’imagerie qui permet de voir les différentes couches de la rétine. L’angiographie en fluorescence, quant à elle, montre les vaisseaux sanguins qui tapissent le fond de l’œil. « On injecte au patient, par voie veineuse, de la fluorescéine, un produit de contraste, et une caméra filme la façon dont ce produit se distribue dans les vaisseaux de l’œil.

Tout l’arbre vasculaire de l’œil s’allume, ce qui permet d’observer la perméabilité des vaisseaux. Grâce à cet examen, on peut classifier l’atteinte diabétique au niveau des yeux », explique la Dre Khamsy.
Le Centre d’imagerie est également à disposition des médecins de l’Hôpital Riviera Chablais ainsi que des ophtalmologues de la région qui ne seraient pas équipés de tels appareils.

« Le fait d’être dans les murs de l’hôpital est une sécurité supplémentaire pour les patients, en cas de réaction au produit de contraste lors d’une angiographie, par exemple », explique Emilie Deladoey. Pour faciliter la demande d’examens et la communication des résultats, une plateforme informatique a été mise en place à destination des spécialistes.

Pierre Navioz à Rennaz
Examen du fond de l’oeil au centre d’imagerie ophtalmique de Rennaz.

La rétinopathie diabétique

Le diabète porte atteinte aux vaisseaux sanguins. Cela, y compris au niveau de l’œil, explique la Dre Lilly Khamsy, cheffe de clinique dans notre Hôpital.

« Lorsque ces vaisseaux sont abîmés, on observe de petits points rouges ou de légers saignements au niveau du fond de l’œil, car ils deviennent plus perméables. À un stade avancé, les tissus n’ont plus assez d’oxygène et les cellules de la rétine sont endommagées. De nouveaux vaisseaux, plus fins et plus fragiles, prolifèrent et risquent de se rompre.

À terme, la rétinopathie diabétique peut entraîner une cécité. » Un tel scénario peut toutefois être évité. Un dépistage précoce chez l’ophtalmologue, c’est-à-dire dès l’annonce d’un diagnostic de diabète, est important à plus d’un titre. Le contrôle des facteurs de risque permet de freiner la maladie et parfois de revenir en arrière. On retrouve dans ces facteurs l’hygiène de vie, la perte de poids, ou encore l’arrêt du tabac. Et plus on réagit vite, mieux c’est, la durée du diabète étant en soi un facteur de risque. Le diabète peut avoir d’autres complications ophtalmiques, comme l’accident vasculaire cérébral au niveau de l’œil. L’œdème maculaire et le glaucome sont aussi susceptibles de s’ajouter à une rétinopathie diabétique.

Le réseau Santé Haut-Léman

Le Réseau santé Haut-Léman (RSHL) regroupe différents professionnels de la santé. Il peut s’agir d’institutions (hôpitaux, établissements et centres médico-sociaux, etc.) ou d’indépendants du secteur médical (médecins, infirmiers et infirmières) et paramédical (diététiciens et diététiciennes, etc.). Le RSHL est un système de santé régional. Il vise à offrir des prestations de santé performantes et innovantes répondant aux besoins de la population.

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