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Chez nous

« A l’EMS Clair-Soleil, je me sens en sécurité »

Temps de lecture: 5' Posté le Par Esther Rich

Suite à des problèmes de santé il y a deux ans, Marie-Louise Graf, qui s’apprête à fêter ses 100 printemps, s’est résolue à quitter son deux-pièces lausannois pour s’établir à l’EMS Clair-Soleil, à Ecublens.

Qu’est-ce qui vous a incitée à vous installer à l’EMS Clair-Soleil?


J’ai eu un AVC qui m’a provoqué de forts maux de tête et j’ai fait trois séjours au CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois). Il a également fallu me poser un pacemaker. C’est la docteure qui s’est occupée de moi là-bas qui m’a suggéré de m’installer dans une maison de repos. Mes enfants et moi-même avons eu très peur à cette période car je n’allais pas bien du tout, j’ai donc accepté. Ici, je me sens en sécurité. Les infirmières sont très gentilles.

Parlez-nous un peu de votre famille…


Je viens du Midi de la France. J’ai épousé un Suisse et je suis venue m’installer dans la région en 1960. Mon époux est décédé en 1978. Nous avons eu cinq enfants : deux filles et trois garçons. J’ai également neuf petits-enfants et dix arrière-petits-enfants !

Voyez-vous régulièrement vos enfants?


Oui, bien qu’ils ne vivent pas tous en Suisse. Je vais parfois chez l’un de mes fils à Salvan, mais je ne reste pas dormir. Les chambres sont à l’étage et il y a un escalier de meunier à gravir, très peu pour moi ! J’ai un autre fils qui habite à Lausanne. Il vient parfois me chercher le matin et me ramène en fin d’après-midi. Cela nous laisse le temps de manger tranquillement chez lui, le but n’est d’ailleurs pas de faire du lèche-vitrines !

Comment se passent vos journées à l’EMS Clair-Soleil?


Au début, j’étais très déboussolée. Je me demandais comment j’avais pu survivre à deux guerres et me retrouver dans une maison de retraite à Ecublens… J’ai parfois le moral à zéro, mais j’apprécie le magnifique parc qui entoure l’EMS Clair-Soleil et, lorsque mes jambes me font trop souffrir, je me mets sur mon balcon pour prendre un peu l’air. L’autre jour, le service d’ophtalmogériatrie est passé et quelques jours avant c’était le dentiste.

Participez-vous aux activités proposées par l’EMS Clair-Soleil?


Oui, il y a eu un atelier de rotin que j’aimais beaucoup mais qui a été arrêté à cause du « cocotruc », enfin le Covid. Cela m’a peinée car j’appréciais ce travail. Je voulais faire une corbeille en osier pour y mettre mes pelotes de laine et mon crochet. Je suis couturière de métier et je tricote et crochète beaucoup.

Vous n’avez pas été trop impactée par les mesures sanitaires liées à la pandémie?


Pas vraiment, si ce n’est que des activités sympas ont été annulées et n’ont toujours pas repris. Il y a un an, j’ai attrapé ce virus. J’ai eu 38 °C de fièvre, j’ai été en isolement comme tout le monde et voilà.

Cette année, vous allez avoir 100 ans. Comment allez-vous fêter ce jubilé à Clair-Soleil?


L’EMS prépare quelque chose, mais je ne sais pas exactement ce qui est prévu. Ce sera donc une surprise. Ma fille, qui vit à Mâcon, en France (deux heures de route d’Ecublens, ndlr), aimerait réunir toute la famille là-bas, mais j’appréhende un peu la route. L’un de mes fils m’a proposé de m’y emmener en camping-car afin que je puisse m’allonger si besoin. On verra. Il se pourrait aussi que l’on fasse plutôt une fête en famille ici en Suisse afin de m’éviter un long trajet. À mon âge, je ne fais plus vraiment de projet d’avenir et je me laisse porter par ce qui vient.

Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.

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