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Photographe spécialisé en ophtalmologie: « J’exerce un métier de niche, nous sommes très peu en Suisse »

Temps de lecture: 2' Posté le Par Esther Rich

Giacomo Bianchetti, photographe spécialisé en ophtalmologie. Il s’est formé directement au sein de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin car aucune école n’existe pour ce travail si spécifique.

Une discipline très spécifique

Le métier de photographe est bien connu du grand public. Celui de Giacomo Bianchetti l’est beaucoup moins, voire pas du tout. Il est photographe spécialisé en ophtalmologie. Une discipline très spécifique qui n’offre que peu de places de travail en Suisse. La seule formation – qui s’étend sur une période de quatre ans – se fait directement par les pairs sur le lieu de travail. Giacomo Bianchetti, qui a obtenu son CFC de photographie à Vevey, a travaillé dans le domaine social avant d’être engagé à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. L’équipe du Centre d’imagerie oculaire (CIOC) de l’hôpital emploie onze photographes et deux secrétaires, travaillant toutes et tous à temps partiel. « J’exerce un métier de niche, nous sommes très peu en Suisse.

Un métier très technique, intéressant et varié

Mon travail est intéressant et très varié. C’est un métier très technique, car nous travaillons sur des machines complexes. Mais aussi axé sur le lien social, car les patientes et patients arrivent parfois stressés, effrayés ou ne parlent pas français. Nous devons les mettre en confiance et passons beaucoup de temps avec elles et eux pour réaliser les différents examens. Mon travail comporte aussi un aspect esthétique. Les images que nous réalisons sont parfois épouvantablement belles. Les tumeurs oculaires peuvent par exemple l’être bien qu’elles ne soient évidemment pas souhaitables. »

Large éventail d’examens

L’unité où travaille Giacomo Bianchetti est l’une des seules de l’hôpital à ne pas compter de médecin. « Toutes les autres unités nous adressent les patientes et patients ». Nous pouvons réaliser des images chez un bébé âgé de quelques jours à peine comme sur une personne centenaire». Parmi les examens réalisés par les photographes, il y a l’angiographie (qui consiste à prendre des photos du fond de l’œil après avoir injecté un produit de contraste), la tomographie en cohérence optique (pour obtenir des images en coupe de l’œil), mais aussi des photos portrait plus traditionnelles. « Grâce à un large éventail d’examens très complexes, les photographes permettent de compléter la documentation iconographique pour une correcte évaluation de chaque cas clinique. »

Giacomo Bianchetti adore son travail, bien qu’il le définisse comme stressant. « Nous voyons beaucoup de patients et patientes et faisons parfois des kilomètres dans l’hôpital. Mais nous sommes une équipe soudée et nous nous entraidons énormément. Il faut parfois être trois autour d’une personne pour la placer correctement afin de procéder à un examen. » Le CIOC dispose de cinq salles d’examen où d’imposantes machines permettent au quadragénaire et à ses collègues de procéder aux examens prescrits par les médecins de l’hôpital. « Je travaille à 80 %, cela me permet de mener des projets de photographie artistique en dehors de l’hôpital ou d’accepter quelques petits mandats. Je n’ai donc pas beaucoup de temps libre, car impliqué dans la vie associative ! » Mais lorsque la météo le lui permet, Giacomo Bianchetti aime passer du temps sur le lac pour naviguer.

Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.

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