Les verres correcteurs
Les secrets des verres correcteurs pour corriger les troubles de la réfraction.

Myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie se corrigent grâce au port de lunettes. Celles-ci allient efficacité visuelle, confort au quotidien et expression du style personnel.
Les toutes premières lunettes, datant du 13e siècle, devaient se tenir avec la main et étaient l’apanage des savants. Elles leur servaient en particulier à lire sans avoir besoin d’allonger les bras en cas de presbytie. Aujourd’hui, non seulement les lunettes sont munies de branches, mais elles disposent de verres correcteurs qui pallient la plupart des défauts de la vision. Certains combinent, par ailleurs, différentes corrections.
Verre minéral ou synthétique
Le verre minéral est de moins en moins utilisé, car il est cassant et lourd. De nos jours, les verres les plus courants dans les lunettes sont synthétiques. Il existe alors deux options puisqu’ils sont soit organiques, soit en polycarbonate. Si les premiers ont l’avantage d’être deux fois plus légers que leurs homologues minéraux, les verres en polycarbonate sont, quant à eux, très résistants et donc particulièrement adaptés pour les lunettes d’enfants.
Le secret de la correction
La courbure des verres est ce qui détermine la correction. Ceux-ci sont fabriqués par des lasers qui donnent la forme voulue en fonction de la correction nécessaire, mais également de la monture elle-même. On parle de dioptrie pour mesurer la capacité qu’a un verre de corriger une déficience visuelle.
Forme des verres correcteurs : concave ou convexe
Une personne myope, qui voit mal de loin, a un œil trop long. L’image se forme alors en avant de la rétine. Pour ramener l’image nette sur la rétine, les verres ont une forme concave, soit un centre fin et des extrémités plus épaisses.
Pour les individus hypermétropes, chez qui l’image se forme en arrière de la rétine, des verres convexes sont employés.
L’astigmatisme, qui se traduit par une vision déformée, nécessite des verres courbés. Elle peut se corriger seule ou en combinaison avec la myopie ou l’hypermétropie.
Et pour la presbytie ?
La presbytie (difficulté à lire de près) survient naturellement avec le vieillissement de l’œil. Les lunettes de lecture, qui agissent comme des loupes, sont une solution. Pour les personnes myopes, les verres à double foyer en sont une autre. Celles-ci combinent deux types de verres : l’un pour voir au loin en portant son regard droit devant, l’autre qui assure une lecture confortable en baissant les yeux. « La zone de démarcation entre les deux corrections peut gêner. Il existe désormais des verres progressifs grâce auxquels on voit correctement de loin jusqu’à environ 40 cm », explique Armelle Branche, optométriste à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Pour le travail sur ordinateur, il existe également des verres dégressifs ou mi-distance. La vision est alors nette autant pour la lecture de près que lorsque l’on regarde l’écran de son ordinateur.
Filtres et protections
Comme la peau, les yeux doivent être protégés des rayons UV du soleil. Contre l’éblouissement, plusieurs intensités de teintes de verres existent, allant de la plus légère (indice 1) à la plus forte (indice 4, pour des lunettes très foncées, utiles sur un glacier, par exemple). « Parfois, les verres solaires sont polarisés afin de supprimer les reflets provenant de surfaces brillantes, comme les pare-brise des voitures ou les vitres », précise Armelle Branche. Selon certaines études, une exposition intense à la lumière bleue des écrans pourrait endommager la rétine. Il existe un filtre pour limiter son absorption. Aujourd’hui, la plupart des verres sont traités pour limiter les reflets. Ils sont aussi hydrophobes (afin que l’eau perle dessus) et oléophobes (pour qu’ils soient moins salissants).
Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.