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Illustration représentant une anesthésie de l'œil
Bienvu!

Les différentes anesthésies de l’œil

Temps de lecture: 2' Posté le Par Clémentine Fitaire

De nombreuses interventions ophtalmologiques nécessitent de procéder à une anesthésie. Celle-ci dépend de l’opération, de l’état de santé de la personne concernée, mais également de ses préférences quand elles peuvent être prises en compte.

Experte : Dre Marie-Christine Burkhalter, médecin anesthésiste à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin

Trois options possibles d’anesthésie de l’œil

1. Anesthésie topique*

Illustration de l'anesthésie topique.

Principe : Des gouttes anesthésiantes sont appliquées directement à la surface de l’œil quelques minutes avant l’intervention.

Interventions :

Chirurgie simple de la cataracte.

Gestes médicaux courts et peu invasifs (examen, retrait d’un corps étranger, par exemple).

Avantages :

Procédure simple et peu contraignante.

État d’éveil (communication possible avec l’équipe médicale).

Récupération rapide.

Peu d’effets secondaires.

2. Anesthésie locorégionale*

Illustration de l'anesthésie locorégionale.

Principe : Produits anesthésiques locaux injectés autour de l’œil afin d’éviter toute douleur et de bloquer temporairement les mouvements oculaires. L’injection se fait sans pénétrer dans le globe oculaire. Un tranquillisant est généralement administré avant le geste.

Interventions :

Certaines chirurgies complexes de la cataracte.

Chirurgie de la rétine (décollement de rétine, par exemple).

Interventions chirurgicales de l’œil longues ou délicates.

Avantages :

L’œil reste immobile, facilitant l’intervention chirurgicale.

La personne est consciente.

Anesthésie plus légère qu’une anesthésie générale.

Récupération rapide de la vision, généralement en quelques heures.

3. Anesthésie générale

Illustration de l'anesthésie générale.

Principe : Entraînant un sommeil artificiel, elle est induite soit par voie intraveineuse via un cathéter dans une veine du bras, soit par inhalation d’un gaz anesthésiant via un masque (chez les enfants principalement).

Interventions :

Traumatismes graves de l’œil.

Interventions longues ou complexes.

Situations où il est difficile de rester immobile.

Tout acte chirurgical chez l’enfant.

Refus par le patient ou la patiente de l’anesthésie locale ou locorégionale.

Avantages :

Pas de conscience de l’intervention en cours.

Immobilité totale (particulièrement utile chez les jeunes enfants ou également les personnes très anxieuses).

À savoir en perspective du jour J

Avant une anesthésie, il est nécessaire de :

  • venir à jeun (en général six heures pour les aliments, deux heures pour les liquides ; consignes spécifiques chez l’enfant) ;
  • suivre les indications du ou de la médecin anesthésiste concernant la prise de médicaments ;
  • prendre une douche ;
  • porter des vêtements propres ;
  • ne pas se maquiller ;
  • enlever bijoux et piercings du visage.

… et après :

  • se faire accompagner si le retour à domicile a lieu le jour de l’intervention ;
  • s’assurer de la présence d’un tiers la première nuit si anesthésie générale ;
  • éviter les décisions importantes pendant quelques jours ;
  • ne pas conduire le jour même (et à voir ensuite, selon l’accord de l’ophtalmologue).

* Un médicament relaxant administré par perfusion peut être proposé, par exemple aux personnes anxieuses. Il aide à se détendre tout en maintenant la conscience et également la coopération si besoin.

Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.

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