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	<title>Lieux de travail - Entrevoir</title>
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	<description>Le blog de la Fondation Asile des aveugles</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 May 2024 14:30:05 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Des fonds pour promouvoir l’inclusion professionnelle</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2024/05/23/fonds-pour-promouvoir-inclusion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 13:07:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le service PORTAILS a obtenu des soutiens financiers pour mener à bien des projets visant à soutenir l’insertion des personnes malvoyantes dans le monde du travail.</p>
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]]></description>
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<p>Le service PORTAILS a obtenu des soutiens financiers pour mener à bien des projets visant à soutenir l’insertion des personnes malvoyantes dans le monde du travail.</p>



<p>Lorsqu’une personne est atteinte d’un déficit visuel (DEVI), le monde du travail peut lui sembler hors de portée. Le service PORTAILS a pour mission d’accompagner les personnes malvoyantes dans leur orientation professionnelle, leur parcours de formation, ainsi que de leur apporter un soutien et de leur proposer des évaluations psychologiques.</p>



<p>Un des projets sur lequel se penche actuellement toute l’équipe de PORTAILS est l’adaptation des outils d’orientation professionnelle (OP) afin qu’ils puissent être utilisés par et pour des personnes DEVI. <a href="https://journals.openedition.org/osp/18406">Un article</a> a été publié en collaboration avec la Haute école de gestion HEG Arc de Neuchâtel. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’accessibilité universelle et d’équité.</p>



<p>Baptisé TESTOP, ce vaste programme a reçu le soutien financier – à hauteur de 47&nbsp;000 francs – du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées (BFEH). Aline Leavy, responsable de PORTAILS explique&nbsp;: «&nbsp;La plupart des tests d’orientation professionnelle ne sont pas adaptés aux personnes ayant un déficit visuel. Soit ils ne sont pas techniquement accessibles, car la synthèse vocale n’est pas compatible, par exemple&nbsp;; soit leur contenu n’est pas adéquat, ce qui ne permet pas de générer des résultats fiables et interprétables&nbsp;». Autre exemple d’inadéquation&nbsp;: les tests cognitifs permettant d’évaluer les aptitudes (ou l’intelligence). En plus des problématiques déjà mentionnées, «&nbsp;les tâches sont chronométrées, ce qui n’a pas de sens lorsque les individus ont besoin de plus de temps en raison de l’utilisation de leurs moyens auxiliaires&nbsp;», précise Claire Lam, psychologue en orientation professionnelle.</p>



<p>L’équipe de PORTAILS est en train de passer en revue deux grandes plateformes d’évaluation. «&nbsp;Nous allons ensuite émettre des recommandations afin de les rendre accessibles aux personnes DEVI. Nous travaillons également sur la traduction d’un outil d’évaluation du développement général pour enfants et adolescents, qui a déjà été adapté pour le public DEVI en allemand&nbsp;», poursuit la psychologue. Ce projet est en discussion avec les universités de Genève et Lyon 2[1].</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ameliorer-les-competences-socio-emotionnelles"><strong>Améliorer les compétences socio-émotionnelles</strong></h2>



<p>Un autre projet, qui a reçu cette fois 44 000 francs de la Loterie Romande, concerne les aptitudes sociales et émotionnelles des personnes malvoyantes. Elles peinent parfois à interagir avec leur entourage car elles ne sont pas en mesure de décoder certaines mimiques ou certains gestes de leurs interlocuteurs ou interlocutrices qui fournissent pourtant des informations importantes. « La vue contribue à déchiffrer les émotions et la communication non-verbale. Les personnes DEVI peuvent avoir des difficultés à demander de l’aide, elles peuvent aussi être très introverties ou, à l’inverse, se comporter de manière inappropriée, en se positionnant trop près de quelqu’un, par exemple. Tout cela influence leur cercle social parfois restreint », explique Aline Leavy.</p>



<p>Nous menons ce projet en collaboration avec les universités de Genève et de Fribourg. Le soutien financier obtenu permettra de financer le développement de formations spécifiques pour les jeunes et les adultes dispensées par PORTAILS.</p>



<p>Enfin, toute l’équipe de PORTAILS est heureuse d’avoir aidé les jeunes migrants et migrantes en situation de handicap visuel qui n’ont pas accès aux prestations des assurances sociales.  « Grâce à la Chaîne du bonheur et au Fonds Kamprad, notamment, notre service a pu leur proposer un soutien précieux dans leur formation professionnelle initiale, par exemple », précise Aline Leavy. Ce soutien a duré deux ans et nous espérons pouvoir prolonger ce partenariat important en faveur de l’inclusion sociale des personnes malvoyantes.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>[1] Projet mené en collaboration avec le Prof. Edouard Gentaz, de la Faculté de psychologie et des sciences de l&rsquo;éducation de l’Université de Genève et avec la Prof. Anna Rita Galiano, professeure en psychologie du handicap à l’Université Lumière Lyon2.</p>



<p><a id="_msocom_1"></a></p>
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		<title>Mon enfant est aveugle/malvoyant</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/11/enfant-aveugle-malvoyant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Grimaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 14:11:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Basse vision]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités de la petite enfance]]></category>
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		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Pédiatrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment se développer, interagir avec les autres, prendre ses marques dans le monde, quand on est âgé-e de quelques jours, mois ou années et que la vision vient à manquer ou à défaillir ? Un enjeu de taille pour l’enfant, sa famille, les structures de la petite enfance ou encore l’école. Tour d’horizon des soutiens possibles pour faire renaître l’espoir d’une vie pleine de réussites et belles surprises.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-defi-d-apprendre-et-de-s-epanouir-quand-la-vision-fait-defaut">Le défi d&rsquo;apprendre et de s&rsquo;épanouir quand la vision fait défaut.</h2>



<p><strong>Comment se développer, interagir avec les autres, prendre ses marques dans le monde, quand on est âgé-e de quelques jours, mois ou années et que la vision vient à manquer ou à défaillir ? Un enjeu de taille pour l’enfant, sa famille, les structures de la petite enfance ou encore l’école. Tour d’horizon des soutiens possibles pour faire renaître l’espoir d’une vie pleine de réussites et belles surprises.</strong></p>



<p>Infection durant la grossesse, maladie neurologique, malformation oculaire : les causes de malvoyance ou de cécité d’un enfant peuvent être multiples. Si elles sont parfois détectables dès les premiers jours de vie, une surveillance régulière s’impose bien au-delà. « La vision se met en place jusqu’à l’âge de 7 ans en moyenne, mais les 24 premiers mois constituent une phase cruciale durant laquelle les yeux se développent, en étroite collaboration avec le cerveau. Durant cette période, chaque structure de l’oeil qui dysfonctionne peut empêcher le développement normal de la vision », explique la Dre Nathalie Voide, médecin associée à l’unité de strabologie et d’ophtalmologie pédiatrique de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. </p>



<p>Et d’illus­trer : « Une cataracte congénitale bilatérale par exemple, en entravant le passage de la lumière dans l’oeil, prive la rétine, le nerf optique et finalement le cerveau de toute information visuelle. Sans intervention chirurgicale, la cécité peut s’installer. Quel que soit le pro­blème, plus on agit vite, meilleures sont les chances de préserver tout ou une partie des facultés visuelles. » D’où l’importance de surveiller tout symptôme, dès le plus jeune âge, comme l’incapacité à fixer ou à suivre du regard, un strabisme récurrent ou encore des mouvements oculaires anormaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-suivi-hautement-personnalise">Suivi hautement personnalisé</h3>



<p>Reste que la malvoyance ou la cécité peuvent s’inviter, soudainement ou progressivement, dans l’enfance et imposer suivi médical et adaptation du quotidien. Initiées par les équipes soignantes, la famille ou l’école, les demandes de soutien parviennent, pour la plupart des cantons romands, au CPHV (lire encadré). Selon l’évaluation faite par ses spécialistes et les accords préalables requis, comme ceux de l’Office de l’enseignement spécialisé (OES), s’amorce une prise en charge personnalisée. Pédagogues, éducateurs et éducatrices, ergothérapeutes ou encore enseignant-es spécialisé-es entrent alors en scène pour des visites régulières, à domicile, à la garderie ou à l’école. « Notre objectif est de tout mettre en place pour que les personnes touchées par la malvoyance réalisent autant que possible la vie qu’elles souhaitent avoir. Les maîtres-mots qui nous guident sont la recherche d’autonomie et l’inclusion », résume Lucien Panchaud, directeur de la santé communautaire et du CPHV.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_nathalie_voide.jpg" alt="Dre Nathalie Voide" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Nathalie Voide</strong>

              <p>Médecin associée à l&rsquo;unité de strabologie et d&rsquo;ophtalmologie pédiatrique</p>
          </div>
  </div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-tout-petits">Les tout-petits</h3>



<p>Pour les plus jeunes, le facteur « temps » est primordial. « En cas de malvoyance, l’objectif est d’agir au plus vite afin d’encourager le potentiel visuel existant avant qu’il ne diminue faute de stimulation. Pour cela, une alliée clé est la plasticité cérébrale. Particulièrement vive chez les tout-petits, elle permet au cerveau d’acquérir de nouvelles compétences, y compris pour contourner certains freins, rappelle Mélanie Lachat, pédagogue en éducation précoce spécialisée au sein du Service éducatif itinérant (SEI) du CPHV. Notre travail est donc d’accompagner l’enfant en tenant compte de ses difficultés, mais également de sa marge de progression. S’ouvre alors un vaste programme, sans cesse ajusté pour doser au mieux les stimulations, composé de jeux et d’expériences visuelles faisant particulièrement intervenir trois facteurs clés : les contrastes, la brillance et la luminosité. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="429" height="306" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_1.jpg" alt="Une table lumineuse, des jouets contrastés. Autant de jeux et d'expériences pour stimuler la vision des tout-petits. " class="wp-image-12653" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_1.jpg 429w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_1-300x214.jpg 300w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une table lumineuse, des jouets contrastés. Autant de jeux et d&rsquo;expériences pour stimuler la vision des tout-petits. </figcaption></figure>
</div>


<p>Qu’en est-il en cas de cécité ou lorsque la malvoyance est telle qu’elle peut nuire aux premières étapes de développement ? « Privé de la vision, un tout-petit perd une partie de ce qui lui permet de construire son schéma corporel, d’explorer le monde qui l’entoure, d’imiter pour apprendre, souligne Sophie Jumeau, ergothérapeute au service social et réadaptation basse vision de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Tout l’enjeu est de lui donner accès autrement à la conscience de son corps, de l’espace et du temps. Cela passe notamment par les autres sens, tels que l’ouïe – en verbalisant, expliquant les sons et utilisant l’écho – et le toucher – en aménageant par exemple des repères astucieux autour de lui. La mise en place de routines structurantes est également importante. L’idée est ainsi de rendre explicite ce qui est implicite dans le quotidien et que cela s’inscrive dans un environnement qui soit à la fois sécurisant et stimulant. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_sophie_jumeau.jpg" alt="Sophie Jumeau, ergothérapeute" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Sophie Jumeau</strong>

              <p>Ergothérapeute au service social, réadaptation et basse vision</p>
          </div>
  </div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bientot-l-ecole">Bientôt l&rsquo;école</h3>



<p>Au fil du temps, l’enjeu de l’entrée à l’école se précise. « Progressivement, il va s’agir de porter l’enfant vers les apprentissages scolaires, en l’amenant le plus loin possible selon ses capacités, poursuit Mélanie Lachat. L’idée n’est pas de brûler les étapes, mais parfois d’anticiper quelques apprentissages, quand ils sont accessibles à l’enfant, afin qu’il dispose de davantage d’énergie, le moment venu, pour aborder son nouvel environnement et la vie scolaire elle-même. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_melanie_lachat.jpg" alt="Mélanie Lachat, pédagogue en éducation précoce spécialisée au SEI" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Mélanie Lachat</strong>

              <p>Pédagogue en éducation précoce spécialisée au SEI</p>
          </div>
  </div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-premiere-rentree">Première rentrée</h3>



<p>École ordinaire avec aménagements adaptés, école du CPHV ou structure spécialisée si le déficit visuel est associé à d’autres handicaps : l’orientation scolaire d’un enfant atteint de malvoyance ou de cécité se décide au cas par cas. Ainsi, dans le cadre prédéfini par l’OES, le Service pédagogique itinérant (SPI) du CPHV peut intervenir. Le soutien peut prendre plusieurs formes, allant de conseils liés à l’ergonomie (luminosité, distance du tableau, etc.) à la présence d’un ou une enseignante spécialisée en classe selon un nombre de périodes préétabli, en passant par l’apprentis­sage du braille ou la mise à disposition de matériel et de documents adaptés. </p>



<p>« Ces divers dispositifs visent à limiter au maximum l’impact du déficit visuel sur la scolarité, en étant au plus près des besoins de l’enfant. Cela suppose de réévaluer régulièrement la situa­tion, d’être en lien avec sa famille et le réseau de thérapeutes, explique Candice Dupasquier, enseignante spécialisée au CPHV. Au fil des années, l’adolescence se profile et complique parfois le suivi de jeunes qui rejettent soudain certaines mesures, de peur qu’elles ne les stigmatisent. Notre travail peut alors être d’organiser des séances de sensibilisation au sein des classes. Ces échanges autour des questions du handicap et de l’inclusion sont souvent des moments précieux pour l’en­semble des élèves. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_candice_duspaquier.jpg" alt="Candice Dupasquier, enseignante spécialisée au CPHV" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Candice Dupasquier</strong>

              <p>Enseignante spécialisée au CPHV</p>
          </div>
  </div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-solange-maman-d-amadeo-3-ans-et-demi">Solange, maman d’Amadeo, 3 ans et demi</h4>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="429" height="341" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_solange.jpg" alt="Solange, maman d'Amadeo, 3 ans et demi" class="wp-image-12661" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_solange.jpg 429w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_solange-300x238.jpg 300w" sizes="(max-width: 429px) 100vw, 429px" /></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’équipe qui entoure Amadeo est juste extraordinaire »</p>
<cite>Solange</cite></blockquote>



<p>« Notre fils Amadeo est né prématurément, à 27 semaines de grossesse, ce qui a engendré de nombreux problèmes de santé, notamment des hémorragies cérébrales typiques de la grande prématurité. Sa vision a été impactée. Assez vite, les spécialistes ont constaté un dysfonctionnement de la mobilité de ses yeux (appelé apraxie oculomotrice), et ce n&rsquo;est sans doute pas le seul problème. Mais nous ne savons toujours pas comment il voit. D’abord parce qu’Amadeo ne parle pas – un trouble du spectre autistique a été diagnostiqué il y a quelques mois – mais également parce que tous les examens n’ont pas encore pu être réalisés. Toutefois, il marche désormais, ce qui nous permet d’observer ce qui est compliqué pour lui, l’absence de contraste entre les sur­faces par exemple. »</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-sans-cesse-des-progres">Sans cesse des progrès</h4>



<p>« Au-delà de ces difficultés, nous mesurons sans cesse ses progrès. Il parvient bien maintenant à effectuer des mouvements de gauche à droite avec ses yeux, à centrer son regard quand il se concentre. Et de plus en plus, il établit des contacts visuels directs avec les personnes qu’il connaît. Pour tout cela, et plus encore, nous sommes extrêmement reconnaissants de l’aide mise en place par les équipes du CPHV dès la sortie du service de néonatalogie de l’hôpital. Car nous faisons notre possible, mais sommes ses parents, ni des experts, ni des thérapeutes. Les visites hebdomadaires du service éducatif itinérant notamment ont été infiniment précieuses dès le départ, tant pour évaluer les besoins d’Amadeo que pour faire travailler ses yeux, répondre à nos questions et nous montrer comment stimuler au mieux sa vision au quotidien. »</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-sac-de-mary-poppins">Sac de Mary Poppins</h4>



<p>« Je me souviens notamment de voir ces spécialistes arriver avec toutes sortes de jouets, livres et lumières, comme tout droit sortis du sac de Mary Poppins. Encore aujourd’hui, l’équipe qui entoure Amadeo est juste extraordinaire. C’est aussi elle qui nous a guidés vers la crèche inclusive du CPHV. <br>Nous avons inscrit Amadeo il y a deux ans et tout se passe très bien. C’est un vrai bonheur de le voir évoluer et interagir avec d’autres enfants. Prochaine grande étape pour lui : la rentrée à l’école d’ici quelques mois ! »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-zoom-sur-le-cphv">Zoom sur le CPHV</h3>



<p><strong>Dans le cadre de la Loi sur la pédagogie spécialisée (en vigueur depuis 2019), le CPHV de la Fondation Asile des aveugles (FAA) est devenu centre de compétences pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap visuel pour tous les cantons romands à l’exception de Genève. Portrait express d’une structure unique en son genre avec son directeur, Lucien Panchaud.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-son-histoire"><strong>Son histoire</strong> : </h4>



<p>En parallèle des soins prodigués aux personnes malvoyantes, la formation a fait partie des piliers de la Fondation dès sa création en 1843. Si elle a d’abord pris la forme d’une école offrant une prise en charge globale des enfants atteints de déficit visuel, elle a évolué, notamment au travers de services itinérants. Le CPHV est ainsi né en 1978 sous la dénomination de Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue*.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-son-objectif"><strong>Son objectif</strong> :  </h4>



<p>Les actions du CPHV convergent vers un objectif central : limiter l’impact de l’atteinte visuelle des personnes concernées. Ses quatre axes majeurs sont l’évaluation des besoins, l’accompagnement technique, la mise en place de lieux inclusifs et la recherche appliquée.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-ses-missions"><strong>Ses missions</strong> : </h4>



<p>En pratique, le CPHV offre un accompagnement personnalisé en cas de malvoyance ou de cécité aux enfants – dès la naissance et jusqu’à l’entrée dans la vie active –, mais également aux adultes contraintes d’envisager une réorientation professionnelle en raison d’une atteinte visuelle. Devenu centre de compétences pour les questions relatives au handicap visuel, le CPHV revêt également un rôle de conseil, d’expertise et de transfert de compétences auprès d’institutions partenaires (garderies, écoles, etc.). C’est par ailleurs lui qui reçoit l’ensemble des demandes de suivi d’enfants atteints dans leur santé visuelle. Ces dossiers sont examinés avec des équipes pluridisciplinaires au sein de structures cantonales coordonnées par le CPHV, appelées « pôles d’évaluation des besoins ».</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-son-organisation"><strong>Son organisation</strong> :</h4>



<p>Plusieurs structures composent le CPHV, parmi lesquelles : l’école spécialisée elle-même, le centre technique en adaptation et accessibilité qui effectue la transcription du matériel scolaire (tous deux situés à Lausanne), le service éducatif itinérant (SEI) et le service pédagogique itinérant (SPI), ainsi qu’un service d’insertion professionnelle. L’ensemble des missions repose sur une équipe comprenant une centaine de pédagogues, orthoptistes, enseignant-es spécialisé-es ou ergothérapeutes, entre autres.</p>



<p><em>* Aujourd’hui, on n’utilise plus la terminologie « Centre pédagogique pour les élèves handicapés de la vue » pour le CPHV. D’abord parce que l’on reconnaît les capacités individuelles plutôt que le handicap. Ensuite, parce que sa mission dépasse le strict cadre pédagogique et qu’il accompagne les enfants et les jeunes dans tous les contextes de la vie jusqu’à l’insertion professionnelle.</em></p>



<p>Plus d&rsquo;infos : <a href="https://www.ophtalmique.ch/cphv/">www.cphv.ch</a> </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="418" height="543" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_2.jpg" alt="L'équipe du centre de compétences. " class="wp-image-12657" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_2.jpg 418w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/04/D_2-231x300.jpg 231w" sizes="(max-width: 418px) 100vw, 418px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;équipe du centre de compétences. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°13 - Dossier : Mon enfant est aveugle/malvoyant by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F1802665254&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/11/enfant-aveugle-malvoyant/">Mon enfant est aveugle/malvoyant</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Accessibilité : que dit la loi ?</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2024/01/29/loi-accessibilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claudio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 10:36:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche appliquée et formation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=12466</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visant à contourner les obstacles liés aux handicaps, l’accessibilité constitue un défi aussi vaste que majeur. Si beaucoup reste à faire, les initiatives se multiplient de toutes parts, y compris sous l’impulsion d’un cadre juridique de plus en plus étoffé.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Visant à contourner les obstacles liés aux handicaps, l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/08/30/objectifaccessibilite/">accessibilité</a> constitue un défi aussi vaste que majeur, l&rsquo;application de la loi encore plus. Si beaucoup reste à faire, les initiatives se multiplient de toutes parts, y compris sous l’impulsion d’un cadre juridique de plus en plus étoffé. Explications avec <a href="https://www.sigmalegal.ch/fr/equipe/alain-alberini/">Me Alain Alberin</a>i, avocat à Lausanne et chargé d’enseignement à l’<a href="https://www.unine.ch/">Université de Neuchâtel</a>, et <a href="https://www.sigmalegal.ch/fr/equipe/alma-marchand/">Me Alma Marchand</a>, avocate à Genève.</strong></p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/20180820-Sigma-110-scaled.jpg" alt="Me Alain Alberini" loading="lazy">
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  <div class="wp-person__infos">
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      <strong>Me Alain Alberini</strong>

              <p>Avocat au barreau, Sigma legal Ltd</p>
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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Alma_portrait_2-scaled.jpg" alt="Me Alma Marchand, avocate" loading="lazy">
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      <strong>Me Alma Marchand</strong>

              <p>Avocate au barreau, Sigma legal Ltd</p>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadre-juridique-aussi-europeen">Un cadre juridique (aussi) européen</h2>



<p>La Suisse s’est engagée à respecter le plan d’action du Conseil de l’Europe – dont elle est membre – pour les personnes handicapées 2006-2015 et, plus récemment, la <a href="https://edoc.coe.int/fr/personnes-handicapees/7278-pdf-droits-de-l-homme-une-realite-pour-tous-strategie-du-conseil-de-leurope-sur-le-handicap-2017-2023.html">Stratégie du Conseil de l’Europe sur le handicap 2017-2023</a>. Le but de cette dernière est d’œuvrer pour l’égalité, la dignité et l’égalité des chances des personnes handicapées par le biais d’actions dans cinq domaines: l’égalité et la non-discrimination, la sensibilisation, l’accessibilité, la reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d’égalité et le droit de ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et aux abus. La Suisse dispose en outre de sa propre <a href="https://www.edi.admin.ch/edi/fr/home/fachstellen/bfeh/politique-nationale-du-handicap.html">Politique du handicap 2023-2026</a>. Elle dispose également d’un <a href="https://www.edi.admin.ch/edi/fr/home/fachstellen/bfeh/das-ebgb.html">Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quelles lois pour l&rsquo;accessibilité parle-t-on&nbsp;?</h2>



<p>Il existe une pluralité de dispositions réparties dans diverses lois. Ces lois visent à protéger les personnes atteintes de tout type de handicap. Pour rappel, les normes juridiques sont établies selon une hiérarchie préétablie. Le droit international s’impose en premier lieu. S’appliquent ainsi les traités internationaux ratifiés par la Suisse, puis le droit fédéral (constitution fédérale, lois fédérales&nbsp;et ordonnances fédérales) et enfin le droit cantonal (constitution cantonale, lois cantonales&nbsp;et règlements d’application cantonaux). En voici le détail, y compris pour les aspects ayant trait à la déficience visuelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conventions-internationales"><strong>Conventions internationales</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Convention de New York relative aux droits des personnes handicapées (</strong><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2014/245/fr"><strong>RS 0.109</strong></a><strong>). </strong>Elle repose sur plusieurs principes généraux, dont l’accessibilité, mais également la non-discrimination, le respect de la dignité, de l’autonomie individuelle, etc. À noter que cette loi aborde spécifiquement le handicap visuel sous l’angle de l’éducation. L’art. 24 de cette convention impose que les États signataires donnent aux personnes handicapées la possibilité d’acquérir les compétences pratiques et sociales favorisant leur pleine et égale participation au système d’enseignement et à la vie en communauté. Ils s’engagent notamment à faciliter l’apprentissage du braille/écriture adaptée. Ils s&rsquo;engagent également à veiller à ce que les personnes aveugles (en particulier les enfants) reçoivent un enseignement adapté.</li>



<li><strong>Traité de Marrakech </strong>(RS <a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2020/186/fr">0.231.175</a>). Il vise à faciliter l’accès des textes imprimés et des œuvres publiées aux personnes aveugles, souffrant de défaillance visuelle ou ayant d’autres difficultés de lecture.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-constitution-federale-rs-101"><strong>Constitution fédérale (</strong><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1999/404/fr"><strong>RS 101</strong></a><strong>)</strong></h3>



<p>Le mandat général fixé dans la Constitution fédérale est le suivant. «&nbsp;La loi prévoit des mesures en vue d’éliminer les inégalités qui frappent les personnes handicapées&nbsp;» (art. 8 al. 4).</p>



<p>La Constitution prévoit des dispositions plus spécifiques, notamment&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En matière d’éducation&nbsp;publique. «&nbsp;Les cantons pourvoient à une formation spéciale suffisante pour les enfants et adolescents handicapés, au plus tard jusqu’à leur 20ème anniversaire&nbsp;». (art. 62 al. 3).</li>



<li>En matière d’encouragement de la construction de logement et de l’accession à la propriété&nbsp;: «&nbsp;(al. 1). La Confédération (…) peut légiférer sur l’équipement de terrains pour la construction de logements et sur la rationalisation de la construction. (al. 4). Ce faisant, elle prend notamment en considération les intérêts des familles et des personnes âgées, handicapées ou dans le besoin&nbsp;». (art. 108 al. 4).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lois-et-ordonnances-federales-a-propos-d-accessibilite"><strong>Lois et ordonnances fédérales</strong> à propos d&rsquo;accessibilité</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loi fédérale sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées</strong> <strong>(LHand&nbsp;; </strong><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2003/667/fr"><strong>RS 151. 3</strong></a><strong>).</strong> Cette loi a pour but de créer des conditions propres à faciliter aux personnes handicapées la participation à la vie de la société, en les aidant notamment à être autonomes dans l’établissement de contacts sociaux, dans l’accomplissement d’une formation ou d’une formation continue et dans l’exercice d’une activité professionnelle (art. 1).</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2-1024x577.png" alt="Adhanom, jeune carrossier malvoyant, en train de réparer une voiture." class="wp-image-12095" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2-1024x577.png 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2-300x169.png 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2-768x433.png 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2-1120x630.png 1120w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/10/Blog-Adhanom-chaine-du-bonheur-2.png 1142w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Adhanom, jeune carrossier malvoyant, en train de réparer une voiture. </figcaption></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Ordonnance sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (</strong><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2003/668/fr"><strong>RS 151.31</strong></a><strong>).</strong> Venant préciser la loi fédérale du même nom, cette ordonnance prévoit notamment que la Confédération peut octroyer des aides financières aux cantons qui, dans le cadre de l’enseignement de base, prennent les mesures personnelles et organisationnelles nécessaires pour que les enfants et adolescent-es handicapé-es de la vue puissent suivre l’enseignement dispensé dans les classes régulières, ou dispensent un enseignement de l’écriture braille (art. 16).</li>



<li><strong>Ordonnance sur les aménagements visant à assurer l’accès des personnes handicapées aux transports publics (</strong><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2003/669/fr"><strong>RS 151.34</strong></a><strong>).</strong> Cette ordonnance prévoit le principe selon lequel les personnes handicapées en mesure d’utiliser l’espace public de manière autonome doivent aussi pouvoir utiliser les prestations des transports publics de manière autonome (art. 3). En matière de handicap visuel, elle prévoit que l’accès aux moyens de transport publics doit aussi être garanti aux personnes handicapées qui sont tributaires d’un chien d’aveugle ou d’assistance (art. 5 al. 3). Cette ordonnance est elle-même spécifiée par l’ordonnance du DETEC concernant les exigences techniques sur les aménagements visant à assurer l’accès des personnes handicapées aux transports publics (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2016/234/fr">RS 151.342</a>) (mains courantes, informations écrites en relief, marquages au sol, etc.).</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="751" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-1024x751.jpg" alt="Image d'une personne aveugles à la gare - Accessibilité loi" class="wp-image-12539" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-1024x751.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-300x220.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-768x563.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-1536x1126.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2024/01/Gare_Mawoussi_2016-2-2048x1502.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une personne aveugle se déplace avec son chien à la gare de Lausanne.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-accord-intercantonal"><strong>Accord intercantonal</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://www.irdp.ch/data/secure/2230/document/concordat_pedagogie-specialisee.pdf">Accord intercantonal sur la collaboration dans le domaine de la pédagogie spécialisée</a></strong>. Son but est que les cantons concordataires définissent l&rsquo;offre de base qui assure la formation et la prise en charge des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers, notamment les enfants handicapés, promeuvent l&rsquo;intégration de ces enfants et de ces jeunes dans l&rsquo;école ordinaire et s&rsquo;engagent à utiliser des instruments communs.</li>
</ul>



<p>Plus d’informations&nbsp;: <a href="https://www.csps.ch/themes/offre-en-pedagogie-specialisee">https://www.csps.ch/themes/offre-en-pedagogie-specialisee</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-constitution-cantonale-vaudoise-rs-131-321"><strong>Constitution cantonale vaudoise (</strong><a href="https://fedlex.data.admin.ch/filestore/fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2003/1136_fga/20200311/fr/pdf-a/fedlex-data-admin-ch-eli-cc-2003-1136_fga-20200311-fr-pdf-a-3.pdf"><strong>RS 131.321</strong></a><strong>)</strong></h3>



<p>À l’image de la Constitution fédérale, la Constitution cantonale contient des dispositions générales, telles que&nbsp;: «&nbsp;L’État et les communes prennent en compte les besoins spécifiques des personnes handicapées et de leurs familles. Ils prennent des mesures pour assurer leur autonomie, leur intégration sociale, scolaire et professionnelle, leur participation à la vie de la communauté ainsi que leur épanouissement dans le cadre familial » (art. 61).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lois-cantonales-et-reglements-vaudois"><strong>Lois cantonales et règlements vaudois</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loi sur les mesures d&rsquo;aide et d&rsquo;intégration pour personnes handicapées (</strong><a href="https://prestations.vd.ch/pub/blv-publication/actes/consolide/850.61?key=1684528888197&amp;id=8515f5f1-5503-47fa-8ea7-9df0c12c04d5"><strong>RS/VD 850.61</strong></a><strong>) et son règlement d’application (</strong><a href="https://prestations.vd.ch/pub/blv-publication/actes/consolide/850.61.1?key=1684564888655&amp;id=1529594a-eeca-4a99-849a-4c37c498818a"><strong>RS/VD 850.61.1</strong></a><strong>).</strong> Cette loi règle les mesures d&rsquo;aide et d&rsquo;intégration des personnes handicapées ou en grandes difficultés sociales accueillies en établissement socio-éducatif ou accompagnées dans le cadre des prestations socio-éducatives ou socio-professionnelles au sens de l&rsquo;article 7c, ainsi que leur financement et celui des fournisseurs de prestations (art. 1).</li>



<li><strong>Loi sur l’aménagement du territoire et les constructions (</strong><a href="https://prestations.vd.ch/pub/blv-publication/actes/consolide/700.11?key=1543833648607&amp;id=94980419-1c0b-4c3e-bf5d-6d37d57902ec"><strong>RS/VD 700.11</strong></a><strong>) et son règlement d’application (</strong><a href="https://prestations.vd.ch/pub/blv-publication/actes/consolide/700.11.1?key=1543833739352&amp;id=12fdc2a6-5c95-4ad5-9433-0801702d6d2b"><strong>RS/VD 700.11.1</strong></a><strong>). </strong>Cette loi prévoit le principe de suppression des barrières architecturales, selon lequel la construction des locaux et des installations accessibles au public, de même que des immeubles d&rsquo;habitations collectives et des bâtiments destinés à l&rsquo;activité professionnelle, doit être conçue en tenant compte, dans la mesure du possible, des besoins des personnes handicapées ou âgées (art. 94).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelques-exemples-genevois"><strong>Quelques exemples genevois</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loi sur l’intégration des personnes handicapées</strong> <strong>(</strong><a href="https://silgeneve.ch/legis/index.aspx"><strong>RS/GE K 1 36</strong></a><strong>).</strong> L’État, en collaboration avec les communes et les tiers intéressés, encourage l&rsquo;intégration sociale, scolaire, professionnelle et culturelle des personnes handicapées et soutient les initiatives visant à prévenir leur exclusion et à assurer leur autonomie (art. 1 al. 3).</li>



<li><strong>Loi sur l’instruction publique</strong> <strong>(</strong><a href="https://silgeneve.ch/legis/index.aspx"><strong>RS/GE C 1 10</strong></a><strong>).</strong> Elle prévoit notamment plusieurs dispositions en matière d’éducation spécialisée, comme la prise en charge des frais de transport nécessaires pour les enfants et les jeunes qui, du fait de leur handicap, ne peuvent se déplacer par leurs propres moyens entre leur domicile et l’établissement scolaire et/ou le lieu de thérapie (art. 33 al. 2).</li>
</ul>



<p>À noter que s’ajoutent à ces divers textes des normes de droit public de rang communal qui garantissent l’accès physique à certains établissements publics.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des lois pour l&rsquo;accessibilité, mais pas seulement</h2>



<p>La politique en faveur des personnes handicapées s’inscrit ainsi dans un contexte juridique international, fédéral ou encore cantonal, mais l’application de ces lois repose également sur la volonté de la population. Pour exemple, la démarche ayant mené à l’adoption de la LHand, la politique en faveur des personnes handicapées, a fait l’objet de plusieurs initiatives populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’accessibilité et les lois sont discutées devant les tribunaux</h2>



<p>Les procédures judiciaires abordent régulièrement la mise en œuvre de ces lois. Un exemple récent&nbsp;: l’arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud HC/2019/406 du 12 avril 2019. Se fondant sur l’art. 2 LHand et le message relatif à cette loi, les juges ont considéré que si une personne handicapée de l&rsquo;ouïe ou de la parole a besoin d&rsquo;un interprète en langue des signes pour faire valoir ses droits en justice dans le canton de Vaud, il revient à la collectivité publique concernée d&rsquo;en assumer les frais.</p>



<p>Plus d’informations&nbsp;: <a href="https://www.inclusion-handicap.ch/fr/droit/droit-et-handicap-137.html">https://www.inclusion-handicap.ch/fr/droit/droit-et-handicap-137.html</a></p>



<p>À noter que le droit suisse prévoit que les associations de défense des personnes handicapées ont généralement la qualité pour recourir si elles existent depuis dix ans au moins et si elles agissent contre une inégalité qui affecte un nombre important de personnes handicapées. L’annexe 1 de l’Ordonnance sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées liste les organisations qualifiées pour agir ou pour recourir. Parmi quatorze organisations mentionnées, trois concernent directement le handicap visuel&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.sbv-fsa.ch/fr">Fédération suisse des malvoyants</a></li>



<li><span style="font-size: 1.125rem;"><a href="https://www.blind.ch/">Union suisse des aveugles </a></span></li>



<li><a href="https://www.ucba.ch/">Union centrale suisse pour le bien des aveugles</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La Suisse, bonne élève en matière de loi et d&rsquo;accessibilité&nbsp;?</h2>



<p>En 2022, la Suisse a présenté au Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies son rapport concernant la mise en œuvre des dispositions de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Si le Comité a alors salué sa politique concernant la mise en œuvre des droits des personnes handicapées et les évolutions fournies, elle recommande à la Suisse d’uniformiser ses lois (<a href="https://www.edi.admin.ch/edi/fr/home/fachstellen/bfeh/droit/international0/uebereinkommen-der-uno-ueber-die-rechte-von-menschen-mit-behinde/staatenbericht.html">lien pour le rapport, les observations finales et d’autres informations supplémentaires</a>).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-qu-en-est-il-de-la-loi-pour-l-accessibilite-des-ouvrages-soumis-aux-droits-d-auteur-nbsp"><strong>Qu’en est-il de la loi pour l&rsquo;accessibilité des ouvrages soumis aux droits d’auteur&nbsp;?</strong></h2>



<p>Une grande partie des ressources nécessaires à la population, que ce soit à des fins professionnelles ou privées (y compris pédagogiques), se trouve dorénavant sur Internet et est donc accessible au moyen des nouvelles technologies de l’information. La législation sur le droit d’auteur (<a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/1993/1798_1798_1798/fr">loi fédérale sur le droit d’auteur et les droits voisins&nbsp;; LDA</a>) protège alors une partie de ces ressources.</p>



<p>Mais le droit suisse reconnaît certaines «&nbsp;utilisations licites&nbsp;». C’est-à-dire certaines exceptions aux droits d’auteur. Autrement dit, des hypothèses dans lesquelles l’utilisation ou la reproduction d’une œuvre protégée ne saurait être interdite par la ou le titulaire des droits. Tel est notamment le cas de l’exception prévue à l’art. 24c al. 1 LDA qui prévoit une licence légale en faveur de l’utilisateur ou de l’utilisatrice autorisant (moyennant, selon les cas, rémunération) la reproduction, la mise en circulation et la mise à disposition (par exemple sur Internet) d’exemplaires d’œuvres protégées sous une autre forme, pour autant que cela facilite son accès aux personnes avec un handicap. Cette licence autorise par exemple la conversion en braille d’un texte écrit publié, ainsi que sa reproduction.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Succès du 1er symposium « Accessibilité dans les milieux de formation »</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/23/symposium-accessibilite-formation-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucien Panchaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 10:48:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités de la petite enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche appliquée et formation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=12164</guid>

					<description><![CDATA[<p>Huit conférences, 15 stands, 5 vidéos et un prix sur l’accessibilité Le 16 novembre dernier, le CPHV, centre de compétences qui vise à améliorer la participation sociale des personnes ayant une atteinte visuelle, a organisé un symposium sur l&#8217;accessibilité dans les milieux de formation. L’objectif de cette journée était de promouvoir la collaboration et d’inspirer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-huit-conferences-15-stands-5-videos-et-un-prix-sur-l-accessibilite"><strong>Huit conférences, 15 stands, 5 vidéos et un prix sur l’accessibilité</strong></h2>



<p>Le 16 novembre dernier, le <a href="https://www.ophtalmique.ch/cphv/">CPHV</a>, centre de compétences qui vise à améliorer la participation sociale des personnes ayant une atteinte visuelle, a organisé un symposium sur l&rsquo;accessibilité dans les milieux de formation. L’objectif de cette journée était de promouvoir la collaboration et d’inspirer des actions concrètes pour créer des environnements de formation plus inclusifs et accessibles.</p>



<p>La journée a débuté avec les témoignages de Mme Clémence Bachmann, étudiante en master de physique à l&rsquo;<a href="https://www.epfl.ch/fr/">EPFL</a>, et du Prof. Daniele Mari, directeur adjoint de la section physique à l&rsquo;EPFL. À deux voix, elle et il ont expliqué simplement et avec humour comment la formation à l’EPFL a pu s’organiser par la motivation de chacun-e à ce que cela soit rendu possible, malgré le déficit visuel. Comme ils l’ont rappelé plusieurs fois, bien qu’il y ait des défis à relever, chacun-e a adopté une approche orientée «&nbsp;solutions&nbsp;» et c’est bien cela qui a tout changé.</p>



<p>Me Cyril Mizrahi, avocat à <a href="https://www.inclusion-handicap.ch/">Inclusion Handicap et Droits Egaux Avocat-e-s</a>, et Tarek Patwari, étudiant de Master en Droit à l’<a href="https://www.unil.ch/index.html">UNIL</a>, ont ensuite souligné divers enjeux liés à la formation en rappelant les, cadres légaux actuels, en ce qui concerne l&rsquo;inclusion des personnes en situation de handicap.</p>



<p>Valérie Giniez, architecte EPFL à <a href="https://architecturesansobstacles.ch/">Architecture sans obstacle</a>, a ensuite exploré des opportunités d&rsquo;instaurer, à travers l’aménagement de l’espace, davantage d’inclusivité dans la conception ou la rénovation des bâtiments, en promouvant notamment la réflexion inclusive à la base des projets.</p>



<p>C’est ce que promeut l’accessibilité universelle, comme l’a habilement mis en lumière le Dr Kerroumi, économiste et docteur ès sciences de gestion à l’<a href="https://www.univ-gustave-eiffel.fr/">Université Gustave Eiffel</a>, en mettant en perspective design universel et société inclusive. En tant que personne concernée, il a su agrémenter son exposé par de nombreuses anecdotes de son vécu personnel.</p>



<p>La directrice de <a href="https://www.ts-formation.ch/fr">Travail Suisse Formation</a>, Mme Daphna Paz, et Mme Aline Leavy, spécialiste en formation d’adultes et responsable du service <a href="https://www.ophtalmique.ch/mal-voir/insertion-professionnelle/">PORTAILS</a>, ont présenté les enjeux et les obstacles auxquels sont confrontés les adultes ayant des besoins particuliers dans le monde de la formation continue. Mme Paz a pu présenter les recommandations concrètes de l’association de formation pour proposer des formations plus inclusives, co-rédigées avec la Fédération Suisse des Aveugles et malvoyants, <a href="https://www.sbv-fsa.ch/fr">SBV-FSA</a>.</p>



<p>Des questions toutes aussi cruciales concernant la production d&rsquo;informations intelligibles et la mise en place d&rsquo;adaptations ont été abordées respectivement par le Prof. Cédric Baudet et Maximiliano Jeanneret de l’<a href="https://www.he-arc.ch/">HEG-ARC</a> et Mme Fabienne Sypowski, spécialiste en édition accessible au sein du CPHV.</p>



<p>Pour finir la journée de conférences, Mme Claire Matti de la <a href="https://www.hepl.ch/">HEP Vaud</a> a présenté la formation à l’accessibilité dispensée à la HEP aux enseignant-e-s du primaire au secondaire 2. Ses propos ont ainsi éclairé pourquoi il est fondamental, en préambule de toute formation, de faire vivre des expériences d’apprentissage non inclusives à ces enseignant-e-s. Par ce biais, elles et ils comprennent davantage les obstacles rencontrés par certains élèves et les enjeux d’offrir un apprentissage inclusif, pour la réussite de toutes et tous.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pas-d-inclusion-sans-accessibilite"><strong>Pas d’inclusion sans accessibilité</strong></h2>



<p>Ce principe a été illustré par la présence d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;organisations, universités, et hautes écoles qui ont présenté leurs activités et leurs projets sur des stands autour de l&rsquo;auditoire. L’objectif était de réunir tous les domaines liés à l&rsquo;accessibilité, de favoriser les échanges et de penser des collaborations concrètes.</p>



<p>Le milieu académique a présenté des projets d’adaptation d’un matériel de communication et d’une batterie d’évaluation du développement psychologique (TAFO et IDS-2BS de l’Interkantonale Hochschule für Heilpädagogik de Zurich), des initiatives pour des méthodes de formation plus inclusives (<a href="https://www.hetsl.ch/">Haute Ecole de Travail Social de Lausanne</a>, Haute école pédagogique Vaud) ou encore des projets de recherche mené en collaboration avec le CPHV (<a href="https://events.ophtalmique.ch/evenement/camp-abilities-2023/">Camp Abilities</a> et Projet Accessibilité).</p>



<p>La Direction Générale de l’Enseignement Obligatoire du canton de Vaud présentait également un projet mené avec le Centre Technique en Adaptation et Accessibilité du CPHV pour rendre les examens cantonaux de référence accessibles alors que la Cellcips promouvait ses actions en faveur de l’accessibilité dans les apprentissages grâce aux technologies d’aide.</p>



<p>Des associations ont également pu partager leurs innovations avec le public comme HackaHeatlh qui œuvre à développer des solutions inédites au service de personnes en situation de handicap ou Plein Accès et sa médiathèque numérique MonaLira (voir ci-dessous). Dans le domaine spécifique du handicap visuel, Inventivo présentait son matériel Tactonom reader permettant de rendre accessibles les schémas, les cartes et les représentations en 3D aux personnes malvoyantes alors que L’école de la Pomme présentait ses actions de formation sur les appareils de la célèbre marque.</p>



<p>Enfin, dans le domaine de la culture, le Blindenmuseum de Zollikofen présentait une maquette en 3D et du matériel de découverte de son musée de la malvoyance accessible à tout public (voir ci-dessous).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-prix-de-l-accessibilite-dans-les-milieux-de-formation-a-recompense-trois-projets-innovants"><strong>Le prix de l’Accessibilité dans les milieux de formation a récompensé trois projets innovants</strong></h2>



<p>Le prix de l’accessibilité dans les milieux de formation, soutenu par le Fonds Ingvar Kamprad, tremplin d’innovation autour de la thématique du symposium, a été remis après les conférences pour clôturer cette riche journée.</p>



<p>Dix projets avaient été déposés pour le prix. Parmi ceux-ci, le jury a nominé <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/09/les-nomines-pour-le-prix-de-laccessibilite-sont-connus/">cinq projets.</a> Le président du jury du prix, Vincent Castagna, directeur de la Fondation Asile des aveugles a annoncé les trois lauréats qui ont reçu un 1er prix ex-aequo pour un montant total de CHF 26&rsquo;000.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tactile Focus Words in Augmentative and Alternative Communication (TaFo) de l’<a href="https://www.hfh.ch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Interkantonale Hochschule für Heilpädagogik</a> de Zurich. Le projet TaFo vise à développer des symboles tactiles pour faciliter la communication avec les personnes atteinte de déficit visuel associé à d’autres handicaps.</li>



<li>MonaLira de l’<a href="https://www.linkedin.com/company/plein-acc%C3%A8s/about/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Association Plein Accès</a> est une médiathèque numérique innovante qui a été lancée en mars 2023. C’est un projet franco-suisse.</li>



<li>Accès pour tous « Voir les choses différemment » du <a href="https://www.blindenmuseum.ch/de/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée suisse des aveugles</a>. Le Musée Suisse des Aveugles est un pavillon pédagogique pour les aveugles, les voyants et toutes les autres personnes situé à Zollikofen.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="737" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-1024x737.jpg" alt="" class="wp-image-12203" title="3 lauréats du Prix de l’Accessibilité dans les milieux de formation" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-1024x737.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-300x216.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-768x553.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-1536x1106.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/11/Symposium_Accessibilite-252_ok-2048x1474.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Les trois lauréats du Prix de l’Accessibilité dans les milieux de formation</strong></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-5-videos-sur-l-accessibilite"><strong>5 vidéos sur l’accessibilité</strong></h2>



<p>En complément du symposium, une mini-série de vidéos sur l&rsquo;accessibilité a été créée. Ces vidéos, présentées en avant-première, offrent des témoignages sur l&rsquo;importance des adaptations nécessaires pour rendre l&rsquo;environnement plus inclusif, que ce soit à la crèche, à la maison, à l&rsquo;école, ou dans les lieux de formation et de culture. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=AirLiebqddc&amp;list=PLGyOJ90R-rF6h-zQGkSCcb_CrvIex5xhT">Découvrir la série Accessibilité sur Youtube</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-perspectives-pour-la-suite"><strong>Quelles perspectives pour la suite?</strong></h2>



<p>La diversité des interventions, des témoignages, des métiers et des recherches présentées a offert une vision étendue des enjeux en matière d&rsquo;accessibilité, couvrant autant l&rsquo;éducation, l&rsquo;apprentissage que la formation continue. Les expériences vécues, associées à l&rsquo;expertise de professionnels issus de divers milieux, tant académiques que directement issus du terrain, ont été particulièrement appréciées et le symposium a atteint son objectif premier en favorisant le partage, la promotion de la collaboration et l&rsquo;inspiration d&rsquo;actions concrètes.</p>



<p>De nombreuses propositions de partenariats ont émergé, allant de la collaboration sur l’accessibilité des formations spécifiques, au développement de recherche appliquée, et jusqu&rsquo;à la concrétisation de projets d&rsquo;inclusion à plus grande échelle.</p>



<p>En conclusion, nous vous donnons rendez-vous dans deux ans pour notre prochain symposium.</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/23/symposium-accessibilite-formation-2023/">Succès du 1er symposium « Accessibilité dans les milieux de formation »</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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		<title>Les nominés pour le Prix de l’accessibilité dans les milieux de formation sont connus</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/09/les-nomines-pour-le-prix-de-laccessibilite-sont-connus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claudio]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 13:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités de la petite enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche appliquée et formation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors du symposium sur l&#8217;accessibilité dans les milieux de formation du 16 novembre 2023, nous récompenserons, grâce au généreux soutien du Fonds Ingvar Kamprad, des projets innovants ou des recherches appliquées ayant pour vocation de favoriser l&#8217;accessibilité dans les milieux de formation. Après une première sélection parmi de nombreuses candidatures, cinq projets ont été retenus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Lors du <a href="https://events.ophtalmique.ch/evenement/symposium-accessibilite/">symposium sur l&rsquo;accessibilité dans les milieux de formation </a>du 16 novembre 2023, nous récompenserons, grâce au généreux soutien du Fonds Ingvar Kamprad, des projets innovants ou des recherches appliquées ayant pour vocation de favoriser l&rsquo;accessibilité dans les milieux de formation.</p>



<p>Après une première sélection parmi de nombreuses candidatures, cinq projets ont été retenus pour la phase finale. Parmi ces cinq finalistes, trois prix seront attribués aux projets les plus prometteurs, pour un montant total de CHF 26&rsquo;000.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-projets-retenus"><strong>Les projets retenus</strong></h2>



<p><strong>Tactile Focus Words in Augmentative and Alternative Communication (TaFo)</strong> &#8211;<a href="https://www.hfh.ch/"> Interkantonale Hochschule für Heilpädagogik</a></p>



<p>Les personnes atteintes de déficience visuelle sont confrontées à des difficultés de communication, en particulier lorsqu&rsquo;elles sont accompagnées de déficiences multiples graves. Rendre le vocabulaire de base accessible aux enfants malvoyants est l’objectif du projet TaFo</p>



<p>Dans le cadre du « Project Core », le Centre d&rsquo;études sur l&rsquo;alphabétisation et le handicap a développé une collection de symboles imprimés en 3D pour aider à la communication des enfants aveugles et malvoyants. L&rsquo;objectif est de poursuivre le développement des symboles tactiles selon des critères spécifiques et de les tester dans la pratique. En plus de l&rsquo;évaluation des matériaux développés eux-mêmes, les tests pratiques sont destinés à fournir des informations sur l&rsquo;introduction de matériaux et de méthodes de promotion de la communication avec des symboles tactiles.</p>



<p>Une fois terminés, les symboles développés seront mis à disposition gratuitement sous une licence Creative Commons.</p>



<p><strong>La conception universelle de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur professionnalisant au service de l’inclusion des étudiant-es ayant des besoins éducatifs particuliers</strong> &#8211; <a href="https://www.hetsl.ch/">Haute école de travail social et de la santé de Lausanne</a></p>



<p>Les politiques inclusives participent à soutenir l’égalité des chances en formation, y compris pour les personnes en situation de handicap (visuel, auditif, moteur, etc.), ayant des besoins éducatifs particuliers, allophones ou en emploi. Elles sont nécessaires, mais pas suffisantes pour pallier les difficultés que rencontrent ces personnes au niveau de l’accès à l’enseignement supérieur, de l’obtention d’un diplôme et de leur insertion dans le monde professionnel. Ce projet vise à adapter les principes de la conception universelle de l’apprentissage (CUA) à la réalité de l’enseignement supérieur professionnalisant, dans une visée d’inclusion et de flexibilisation des dispositifs de formation existants.</p>



<p>Le projet a pour but de répondre à trois objectifs :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>Identifier les besoins d’aménagements des contextes de formation, les stratégies d’apprentissage et les méthodes d’enseignement favorisant l’expérience d’apprentissage des étudiant-es de la HES-SO présentant des besoins éducatifs particuliers (BEP) et/ou se trouvant en situation de handicap dans le cadre de leurs études, de même que les obstacles et difficultés rencontrés.</li>



<li>Informer et sensibiliser les enseignant-es, étudiant-es et directions des hautes écoles à la diversité et aux caractéristiques et obstacles des étudiant-es, aux stratégies d’apprentissage et d’enseignement utiles aux étudiant-es présentant des BEP, pour concevoir un environnement de formation inclusif, et plus généralement, aux apports de la CUA.</li>



<li>Former les enseignant-es à la CUA et à l’application de ses principes dans l’enseignement supérieur professionnalisant.</li>
</ol>



<p>Au travers de démarches participatives, ce projet prévoit de mettre en œuvre une démarche de CUA au sein des filières bachelor en Travail social et Ergothérapie (HETSL) et produire de nombreuses ressources utiles à l&rsquo;ensemble de la communauté HES-SO.</p>



<p><strong>MonaLira</strong> &#8211; <a href="https://www.linkedin.com/company/plein-acc%C3%A8s/about/">Association Plein Accès</a></p>



<p>MonaLira est une médiathèque numérique lancée en mars 2023. L’un de ses aspects innovants est de proposer des fonctionnalités de personnalisation de la mise en forme des contenus téléchargeables afin qu’ils répondent au mieux aux besoins et préférences de lecture des utilisateurs. MonaLira est destinée à toute personne empêchée ou rencontrant des difficultés à lire un livre “ordinaire” à cause d’un handicap ou d’un trouble cognitif. Cela concerne notamment les personnes aveugles, malvoyantes, “dys”, atteintes de déficiences intellectuelles ou sourdes. L’objectif du projet est d’utiliser le potentiel de l’intelligence artificielle pour augmenter significativement le nombre de livres accessibles disponibles pour ces publics. Dans un deuxième temps, le projet vise également à rendre disponibles en version accessible des ouvrages complexes (notamment scientifiques et techniques) dont l’adaptation est un enjeu important dans le contexte de la formation.</p>



<p><strong>Projet IDS-2-BS</strong> &#8211; <a href="https://www.hfh.ch/">Interkantonale Hochschule für Heilpädagogik</a></p>



<p>Jusqu&rsquo;à présent, il n&rsquo;existe pas, et pas seulement dans les pays germanophones, d&rsquo;instrument permettant d&rsquo;évaluer de manière équitable l&rsquo;intelligence et les niveaux de développement des enfants et des adolescents atteints de déficience visuelle et de cécité. Pour combler cette lacune, le projet veut adapter les échelles d’intelligence et de développement (Intelligence Development scale IDS-2qui existent pour les enfants et adolescents voyants.</p>



<p>Pour évaluer de manière adéquate l&rsquo;intelligence et le niveau de développement des enfants aveugles et malvoyants, il est nécessaire d&rsquo;utiliser du matériel de test spécialement adapté ainsi que des normes spécifiques à ce groupe. Leur développement et leur standardisation adéquate sont une préoccupation particulière dans les domaines de la pédagogie pour les aveugles et les malvoyants, ainsi que pour les adolescents et les jeunes adultes concernés et leurs parents.</p>



<p>Des procédures de test adaptées doivent soutenir l&rsquo;accès à l&rsquo;éducation des enfants et adolescents aveugles et malvoyants par une évaluation correcte et équitable de leur intelligence et de leur niveau de développement. Un soutien approprié et l&rsquo;attribution d&rsquo;offres de formation sont des conditions essentielles à l&rsquo;égalité et à l&rsquo;intégration des personnes handicapées. Le projet IDS-2-BS peut apporter une contribution importante à cet égard.</p>



<p><strong>Accès pour tous « Voir les choses différemment »</strong> &#8211; <a href="https://www.blindenmuseum.ch/de/index.html">Le Musée suisse des aveugles</a></p>



<p>Imaginez-vous en train de vous rendre à la gare pour aller travailler, mais avec un écran noir devant les yeux.</p>



<p>L’objectif principal du Musée Suisse des aveugles de Zollikofen est de promouvoir la compréhension pour les personnes qui ne peuvent pas voir ou seulement de manière limitée et rendre le thème de la cécité plus visible dans notre société.</p>



<p>Le Musée Suisse des Aveugles est un pavillon pédagogique pour les aveugles, les voyants et toutes les autres personnes. Le bâtiment et l&rsquo;exposition, installés dans l’école pour aveugles de Zollikofen, sont sans obstacle. En récompense de ces efforts, le musée a reçu une « Mention spéciale » au Prix européen du musée en mai 2022 pour sa contribution à l&rsquo;éducation des déficients visuels à travers un environnement d&rsquo;apprentissage inclusif, qui offre diverses expériences sensorielles et pratiques à tous les visiteurs.</p>



<p>Dans l&rsquo;exposition, une main courante permet aux personnes aveugles et malvoyantes de s&rsquo;orienter et de se sentir en sécurité. L&rsquo;accès auditif avec des écouteurs permet de toucher les objets et d&rsquo;entendre les informations qui s&rsquo;y rapportent en même temps. L&rsquo;ensemble du musée est accessible en fauteuil roulant, tout comme les toilettes. Le musée des aveugles est partenaire de « Culture Inclusive ».</p>
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		<title>Objectif accessibilité</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2023/08/30/objectifaccessibilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Grimaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 07:40:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Basse vision]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités de la petite enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Domicile]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche appliquée et formation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=11894</guid>

					<description><![CDATA[<p>Se rendre à une exposition, procéder à des démarches administratives, être un ou une élève comme les autres, le tout malgré le handicap compliquant les déplacements ou privant de certains sens. Si des lois existent pour rendre le monde plus accessible, les initiatives sont le plus souvent éparses et beaucoup reste à faire. Un sujet de préoccupation constant pour la Fondation Asile des aveugles, qui multiplie les projets au sein de ses murs et en dehors.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir le champ des possibles à toutes et tous.</h2>



<h4 class="wp-block-heading">Se rendre à une exposition, procéder à des démarches administratives, être un ou une élève comme les autres, le tout malgré le handicap compliquant les déplacements ou privant de certains sens. Si des lois existent pour rendre le monde plus accessible, les initiatives sont le plus souvent éparses et beaucoup reste à faire. Un sujet de préoccupation constant pour la Fondation Asile des aveugles, qui multiplie les projets au sein de ses murs et en dehors.</h4>



<p>Accéder – handicap ou pas – à tout ce qui fait le quotidien d’une vie « normale » : ainsi pourrait se résumer le monde idéal, dans lequel l’accessibilité serait au centre de toutes les préoccupations. Dès lors, d’un document administratif à une projection de film en passant par une scolarité sans entrave, tout serait pensé pour contourner les handicaps, quels qu’ils soient. On le devine, le défi est immense, à la hauteur de la multitude de situations individuelles et de contraintes en présence. Et pourtant, les choses avancent. À commencer par les lois elles-mêmes.</p>



<p>Depuis la Convention relative aux droits des personnes handicapées (RS 0.109), conclue à New York en 2006 et entrée en vigueur en Suisse en 2014, jusqu’aux règlements cantonaux, en passant par les lois fédérales, dont celle sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand ; RS 151. 3), le socle législatif est devenu conséquent. « Selon les situations, les mises en œuvre relèvent des individus ou sont du ressort de l’administration (fédérale, cantonale ou communale) », indiquent Me Alain Alberini et Me Alma Marchand. </p>



<p>Concernant le handicap visuel : « Il n&rsquo;existe pas de loi spécifique en droit suisse, mais plutôt une pluralité de dispositions réparties dans des lois éparses visant à protéger les personnes atteintes de tout type de handicap. » Et d’ajouter un facteur clé des avancées espérées : « À l’image de l’initiative ayant mené à l’adoption de la LHand, la politique en faveur des personnes handicapées a fait l’objet de plusieurs initiatives populaires, de sorte que l’application de ces lois repose également sur la volonté de la population. » Dès lors, chaque impulsion compte.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/79904_Sypowski_Fabienne_B-scaled.jpg" alt="Fabienne Sypowski - accessibilité" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Fabienne Sypowski</strong>

              <p>Responsable du Centre technique en adaptation et accessibilité </p>
          </div>
  </div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;accessibilité côté ville et administration: l&rsquo;exemple de la ville de Lausanne</h2>



<p>Accès aux bâtiments, à la culture, aux transports publics, aux démarches administratives : le champ d’application de l’accessibilité se conjugue à l’infini ou presque au sein des municipalités. Celle de Lausanne a emprunté un virage inédit en 2018 avec le préavis N° 2018/03, visant à « doter la ville de Lausanne d’un diagnostic et d’un plan d’actions sur l’accès universel à la ville des personnes en situation de handicap »*. Protagoniste clé pour mettre sur pied cette politique nouvelle : David Rodriguez, coordinateur en matière d&rsquo;accessibilité universelle à la ville de Lausanne. « L’accessibilité ne peut exister dans une ville qu’avec une ambition stratégique », résume l’expert.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Premier axe</h4>



<p>En pratique, trois axes prioritaires sont aujourd’hui en cours de développement. Le premier repose sur la formation des collaborateurs et collaboratrices de la ville de Lausanne à l’accueil et à l’orientation des personnes en situation de handicap. Sollicité-es dans le cadre de cette formation pour sensibiliser aux spécificités du handicap visuel, Fabienne Sypowski, responsable du Centre technique en adaptation et accessibilité (CTAA), et Alexis Fruet, transcripteur-adaptateur au CTAA, se réjouissent de cette collaboration : </p>



<p>« Elle nous permet d’apporter l’expertise du Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV) pour rendre les documents administratifs plus accessibles aux personnes souffrant d’un déficit visuel. Cette démarche se faisant conjointement avec des associations expertes dans les domaines de la dyslexie et de la méthode FALC (« facile à lire et à comprendre »), elle permet d’étendre la notion d’accessibilité au plus grand nombre et de remédier au fait que l’inclusion est trop souvent pensée en silo, alors qu’il s’agit d’un enjeu éminemment collectif. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Deuxième axe</h4>



<p>Deuxième axe de cette nouvelle politique lausannoise : la mise en place d’une commission pour favoriser l’échange entre l’administration et diverses institutions actives dans le domaine du handicap. L&rsquo;objectif est de mieux identifier les défis et solutions possibles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Troisième axe</h4>



<p>Troisième axe : la désignation de personnes de référence au sein des sept directions de la ville de Lausanne (« Culture et développement urbain », « Sécurité et économie », etc.), afin de faciliter la vue d’ensemble des besoins et bonnes pratiques à mettre en place. S’il constate chaque jour que les défis sont encore nombreux et les prises de conscience encore lacunaires dans la société, David Rodriguez estime que « l’un des leviers est de rendre les besoins des personnes handicapées les plus visibles possibles afin que les mesures s’imposent comme des évidences ».</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/David-Rodriguez-002-scaled.jpg" alt="David Rodriguez - accessibilité" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>David Rodriguez</strong>

              <p>Coordinateur en matière d’accessibilité universelle à la ville de Lausanne</p>
          </div>
  </div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;accessibilité à l&rsquo;école</h2>



<p>Si les mesures d’accessibilité sont nombreuses, les aménagements pour accompagner un enfant en situation de handicap sur le plan scolaire s’élaborent au cas par cas. « Selon le degré de malvoyance et l’éventuelle présence d’autres pathologies ou handicaps, l’adaptation peut prendre diverses formes, explique Candice Dupasquier, enseignante spécialisée au CPHV. Pour les enfants non-voyants, un programme de suivi s’élabore dès que possible pour l’apprentissage du braille, de la dactylo et l’obtention des outils informatiques adaptés, tels que les lignes braille qui se branchent comme des claviers aux ordinateurs. » </p>



<p>Pour pallier les déficits visuels, quels qu’ils soient, le CTAA propose par ailleurs des adaptations personnalisées des manuels et documents scolaires. Ainsi, selon les besoins, les documents pourront être modifiés pour intégrer des polices plus lisibles et agrandies, entièrement remaniés ou transmis par PDF afin que les élèves les utilisent sur tablette ou ordinateur avec des logiciels adaptés, permettant la synthèse vocale par exemple.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Dupasquier_Candice-1-scaled.jpg" alt="Candice Dupasquier accessibilité" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Candice Dupasquier</strong>

              <p>Enseignante spécialisée au CPHV</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>Ces outils peuvent se doubler de la présence en classe d’un ou une enseignant-e spécialisé-e, à une fréquence discutée au cas par cas. « Quand un ou une élève est concernée par ces aménagements, nous organisons souvent une rencontre en classe afin que ses camarades comprennent mieux ses difficultés et combien les aides à sa disposition lui sont indispensables pour suivre les enseignements », ajoute Candice Dupasquier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Zoom sur cinq guides essentiels pour l&rsquo;accessibilité</h3>



<p>Retrouvez les <a href="https://www.ophtalmique.ch/mal-voir/accessibilite/petits-guides/">guides de l’accessibilité</a> conçus par la Fondation Asile des aveugles afin de faciliter le quotidien des personnes en déficit visuel.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-1024x683.jpg" alt="Petits guides de l'accessibilité" class="wp-image-11912" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Mockup-guides-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Petits guides de l&rsquo;accessibilité à télécharger sur <a href="https://www.ophtalmique.ch/mal-voir/accessibilite/petits-guides/">le site de la Fondation Asile des aveugles</a></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Dans le cadre de formations post-obligatoires</h2>



<p>« Selon les études post-obligatoires envisagées, l’établissement concerné et le ou les handicaps présents, les aménagements sont bien sûr à personnaliser, résume Jonas Jung, formateur d’adultes au sein de PORTAILS – Insertion professionnelle à la Fondation Asile des aveugles. S’il s’agit de pallier la déficience visuelle, deux axes sont en jeu dans l’accompagnement proposé. Le premier consiste à adapter les supports de cours et d’examens. Un travail qui est réalisé par le CTAA. Le plus souvent, les élèves concerné-es ont déjà leur propre moyen auxiliaire informatique. Cependant, un soutien peut être utile pour l’acquisition d’aptitudes plus poussées. </p>



<p>L’autre enjeu est la compensation des désavantages pour les tests et examens. Si l’obtention de temps supplémentaire est la compensation la plus facilement admise, elle ne constitue pas forcément une aide pour des élèves en situation de handicap en proie à davantage de fatigabilité. Une solution plus adaptée est, par exemple, la réduction du nombre de questions, selon des critères stricts. Les démarches peuvent être longues pour l’obtenir, mais elles en valent la peine. » Et l’expert de poursuivre : « À chaque rentrée scolaire, nous proposons aux jeunes que nous suivons d’organiser une séance de sensibilisation dans leur classe. Les retombées sont souvent très positives pour lever incompréhensions ou malentendus. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/Jung_Jonas_.jpg" alt="Jonas Jung accessibilité" loading="lazy">
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  <div class="wp-person__infos">
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      <strong>Jonas Jung</strong>

              <p>Formateur d’adultes au sein de PORTAILS</p>
          </div>
  </div>
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<h2 class="wp-block-heading">3 questions à Jean Roche à propos de l&rsquo;accessibilité au musée</h2>



<p>Responsable du service social et réadaptation basse vision de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, Jean Roche est souvent sollicité hors des murs de l’institution pour favoriser l’accessibilité des personnes souffrant de déficit visuel. Récemment, il a par exemple été contacté par le Mudac – Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains de Lausanne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/3QA_Roche.jpg" alt="Jean Roche accessibilité " class="wp-image-11854" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/3QA_Roche.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/3QA_Roche-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/3QA_Roche-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean Roche, responsable du service social et réadaptation basse vision </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Quels sont les leviers à disposition pour rendre une exposition plus accessible aux personnes malvoyantes ou aveugles? </h3>



<p>Ils sont nombreux, car ils portent à la fois sur l’accès au lieu lui-même, sur sa configuration une fois sur place et sur la nature des œuvres exposées. Pour notre part, nous pouvons ainsi proposer des stratégies diverses allant de lignes de guidage extérieures à des circuits tactiles pour guider la personne visitant l’exposition. De nombreuses associations, comme l’Art d’inclure, contribuent également à rendre accessible la découverte d’œuvres par l’organisation de visites, d’ateliers et la sensibilisation du milieu de la culture au handicap visuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les contraintes en présence sont-elles nombreuses, encore aujourd&rsquo;hui? </h3>



<p>C’est certain. D’abord au niveau des bâtiments eux-mêmes : pour toute nouvelle construction, les directives sont extrêmement précises pour respecter les normes de sécurité ou d’accessibilité physique – il est ainsi impensable aujourd’hui que des bornes à incendie ou des sorties de secours soient oubliées par exemple –, mais de nombreuses difficultés liées à l’accessibilité visuelle, comme des problèmes de luminosité ou de contraste, sont souvent constatées après coup. Or y remédier n’est pas toujours simple. À noter toutefois le développement de normes, comme la norme SIA 500 « Constructions sans obstacles », qui visent à rendre les bâtiments accessibles sans discrimination. Ensuite, il y a les expositions elles-mêmes. Leur durée ou leur taille vont influencer le nombre d’œuvres qui seront adaptées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’espoir de progrès en termes d&rsquo;accessibilité reste-t-il de mise?</h3>



<p>Absolument. Les volontés de « mieux faire » se multiplient, en témoignent les demandes d’expertise que nous recevons pour pallier le handicap visuel au sein de diverses structures, comme le Mudac. Et puis il y a les outils eux-mêmes, qui se développent, comme les nouveaux systèmes de QR code qui peuvent être apposés sur des supports tactiles. Ils renseignent en temps réel sur une position, au sein d’une exposition par exemple, et indiquent à la demande les directions à prendre. Notre mission est de présenter ces innovations comme pour semer les graines d’une accessibilité nouvelle. La clé du succès pour ces nouveaux outils : être profitables au plus grand nombre afin de s’inscrire dans le quotidien comme des évidences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Booxaa.ch: une bibliothèque pas comme les autres </h2>



<p>Lancé en 2020, le site <a href="http://booxaa.ch">Booxaa.ch</a> contient aujourd’hui 63 moyens d&rsquo;enseignement romands (MER) adaptés. Présentation avec Anouck de Vos, enseignante spécialisée au CPHV.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-683x1024.jpg" alt="L'équipe de booxaa.ch" class="wp-image-11923" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-683x1024.jpg 683w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-200x300.jpg 200w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-768x1152.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-1024x1536.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-1365x2048.jpg 1365w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2023/08/DSC_6075-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’équipe de Booxaa: Anouck de Vos, Filippo Gonteri, Fabienne Sypowski, Maud Njitchouang et Julien Pellet</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">À qui s’adresse-t-elle ?</h4>



<p>La bibliothèque Booxaa.ch est destinée aux élèves ayant des besoins éducatifs particuliers (BEP) : troubles dyslexiques, dysorthographiques, visuels, auditifs, du spectre autistique, etc. À noter qu’elle ne s’adresse a priori pas aux élèves suivis par le CPHV qui bénéficient d’adaptations personnalisées de leurs ouvrages.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quel est son principe ?</h4>



<p>Booxaa.ch propose d’accéder à des adaptations numériques de nombreux manuels scolaires permettant une lecture, une navigation et un usage facilités. Sont actuellement disponibles une multitude d’ouvrages de français, de mathématiques, d’allemand, d’his-toire, depuis le niveau 3H jusqu’au niveau 11H. Ces versions peuvent être imprimées ou téléchargées sur tablette ou PC.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelles sont les adaptations proposées ?</h4>



<p>Deux niveaux d’adaptation sont prévus : la version A et la version A+. La version A reste assez proche de la mise en page originale de l’ouvrage, mais propose notamment des textes et des images de haute qualité offrant ainsi la possibilité de zoomer facilement, une navigation facilitée par le biais d’une table des matières spécifique et l’ajout de zones de réponses pour les exercices. La version A+ va plus loin grâce, entre autres, à une police d&rsquo;écriture agrandie, l’ajout d’espacements entre les lignes, une synthèse vocale intégrée et la suppression de toutes les illustrations non indispensables. À noter que Booxaa.ch est associée à la Bibliothèque sonore romande (BSR). Celle-ci propose des enregistrements audio de livres, y compris des ouvrages utilisés en classe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment bénéficier de la bibliothèque Booxaa.ch ?</h4>



<p>En raison de la loi fédérale sur le droit d&rsquo;auteur et les droits voisins, l’accès à la plateforme Booxaa.ch est soumis à des règles strictes. Il se fait sur inscription, sur la base d’un certificat médical ou d&rsquo;une attestation de la direction de l&rsquo;école. De plus, seul-e l’élève concerné-e bénéfice d’identifiants. Ceux-ci peuvent toutefois être transmis aux personnes impliquées dans son suivi : parents, enseignant-e spécialisé-e, ergo-thérapeute, logopédiste, etc.</p>



<p>Plus d’informations : <a href="http://www.booxaa.ch">www.booxaa.ch</a></p>



<h4 class="wp-block-heading">À vos agendas</h4>



<p>Rendez-vous le 16 novembre 2023 à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin pour le <a href="https://events.ophtalmique.ch/evenement/symposium-accessibilite/">Symposium « Accessibilité dans les milieux de formation »</a>.<br></p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°11 - Dossier : Objectif accessibilité by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F1603569453&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/08/30/objectifaccessibilite/">Objectif accessibilité</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«Ma cécité me donne un point commun avec mes élèves»</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/ma-cecite-me-donne-un-point-commun-avec-mes-eleves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich ]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 07:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=11594</guid>

					<description><![CDATA[<p>Coralie Imobersteg enseigne au Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV) depuis vingt ans. Elle y a elle-même étudié et est heureuse de pouvoir transmettre son énergie et sa motivation aux enfants.</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/ma-cecite-me-donne-un-point-commun-avec-mes-eleves/">«Ma cécité me donne un point commun avec mes élèves»</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Coralie Imobersteg enseigne au Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV) depuis vingt ans. Elle y a elle-même étudié et est heureuse de pouvoir transmettre son énergie et sa motivation aux enfants.</strong></p>



<p>Coralie Imobersteg est une battante. La vie ne lui a pourtant pas épargné de grandes désillusions, mais une fois la colère passée, elle a foncé, elle a avancé. « Je suis née avec un <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/03/04/strabisme/">strabisme</a>, ce qui a poussé mes parents à consulter un ophtalmologue dès mon plus jeune âge. Lorsque j’ai eu 4 ans, lors d’un contrôle de routine à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, le médecin a constaté que j’avais un décollement de la rétine à l’œil gauche. C’était irréversible et j’ai perdu la vision de ce côté-là. On m’a alors prévenue que l’autre œil allait connaître le même sort. C’est arrivé quatre ans plus tard. »</p>



<p>Depuis l’âge de 8 ans, l’enseignante est donc aveugle. Elle a été scolarisée tant en classe ordinaire qu’au CPHV, parfois à temps partiel, parfois à plein temps. Elle a ensuite suivi l’École normale (aujourd’hui Haute école pédagogique du canton de Vaud) en profitant de certains aménagements, notamment pendant ses différents stages dans des écoles ordinaires et au <a href="https://www.ophtalmique.ch/cphv/">CPHV</a>. « J’ai toujours su que je voulais enseigner. Travailler au CPHV est un avantage, car mon handicap visuel me donne un point commun avec mes élèves. Cela rassure aussi les parents, je pense. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Être la plus indépendante possible</h3>



<p>La quadragénaire ne chôme pas. En plus de sa charge d’enseignement au CPHV, elle forme ses collègues au braille, supervise la pratique des étudiants et étudiantes en enseignement spécialisé et travaille dans un foyer pour adultes atteints de déficit visuel à Lausanne. Tout cela l’occupe à 90 %, pourtant elle a aussi un cabinet de réflexologie à Vevey. « Je ne m’ennuie jamais, ce que je fais varie et cela me plaît. Un jour, peut-être, je pourrai aussi enseigner dans des classes ordinaires, pourquoi pas ? Le plus important pour moi est d’être la plus indépendante possible. Je me débrouille plutôt bien avec l’aide de ma canne blanche et de ma chienne Falun. »</p>



<p>Depuis le temps qu’elle fréquente le CPHV, elle a remarqué quelques changements. « La population des élèves a changé. Aujourd’hui, il y a bien moins d’élèves et la plupart sont atteint-es d’autres déficiences associées à leur handicap visuel, telles que l’autisme, la surdité, un développement atypique, entre autres. Le dépistage précoce des maladies oculaires et les avancées technologiques sont certainement responsables de cette baisse d’effectif, tout comme le souhait de pousser à une école totalement inclusive. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Aller de l’avant</h3>



<p>Au niveau des soins, la quadragénaire réalise également que beaucoup de progrès ont été faits ces dernières années. « Mon décollement de rétine est survenu trente ans trop tôt, aujourd’hui peut-être que la médecine moderne aurait pu sauver mes yeux… Cela dit, je ne m’attarde pas sur le passé, je préfère aller de l’avant. » Coralie Imobersteg ne manque ni de détermination, ni de courage. Elle se remet doucement d’une chute à ski qui lui a valu de longs mois de convalescence. « Je skie depuis que je suis toute petite. Grâce au Groupement romand des skieurs aveugles et malvoyants, dont je fais partie, j’ai continué malgré mon handicap. J’ai fait une bête chute l’an dernier, mais elle n’était pas due à ma cécité. » Elle espère pouvoir remonter bientôt sur les lattes pour autant que son genou se remette suffisamment bien.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°10 - Témoignage : Coralie Imoberst by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F1500569716&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/ma-cecite-me-donne-un-point-commun-avec-mes-eleves/">«Ma cécité me donne un point commun avec mes élèves»</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Démocratiser l&#8217;insertion professionnelle des personnes avec un handicap visuel</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2021/08/23/insertion-professionnelle-handicap-visuel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alyssia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 13:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Basse vision]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=9314</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sensibilisation des employeurs, adaptation des places de travail, innovation et bonne volonté, c’est une démarche de longue haleine qui implique beaucoup d’intervenants. Notre Fondation est fière de voir tous ces acteurs se fédérer autour de cette cause. Pour mieux comprendre ce que représente l’inclusion d’une personne malvoyante ou aveugle sur le terrain, nous sommes allés à la rencontre de David Rodriguez, coordinateur en matière d’accessibilité universelle à la Ville de Lausanne.</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/08/23/insertion-professionnelle-handicap-visuel/">Démocratiser l&rsquo;insertion professionnelle des personnes avec un handicap visuel</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Historiquement, notre fondation soutient les jeunes dans leur route vers l’indépendance et l’autonomie. Aujourd’hui, cet engagement pour l’inclusion professionnelle s’exprime au sein d’une plateforme dédiée à l’orientation, l’insertion et la réinsertion (PORTAILS), mais aussi par l’organisation d’un symposium sur l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap visuel en septembre. Sensibilisation des employeurs, adaptation des places de travail, innovation et bonne volonté, c’est une démarche de longue haleine qui implique beaucoup d’intervenants.</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Depuis l’adhésion de la Suisse à la Convention de l’ONU (CDPH) en 2014, le pays s’est engagé à promouvoir une société inclusive. La protection des personnes en situation de handicap contre les inégalités et les discriminations ainsi que la garantie du minimum vital et le droit à une vie autonome sont au cœur de la convention. </h4>



<h4 class="wp-block-heading">Notre Fondation est fière de voir tous ces acteurs se fédérer autour de cette cause. Pour mieux comprendre ce que représente l&rsquo;insertion professionnelle d’une personne malvoyante ou aveugle sur le terrain, nous sommes allés à la rencontre de David Rodriguez, coordinateur en matière d’accessibilité universelle à la Ville de Lausanne.</h4>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous eu l’idée d’engager une personne avec un déficit visuel à la Ville?</strong></h3>



<p>En tant que coordinateur en matière d’accessibilité universelle, je suis forcément sensibilisé à la question de l&rsquo;insertion professionnelle. Faire le pas d’engager une personne malvoyante était aussi une manière de sensibiliser à leur tour mes collègues et ma direction. Je voulais démocratiser l’emploi de personnes en situation de handicap au sein de l’administration. De par mon précédent poste au <a href="http://cphv.ch">Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV)</a>, j’avais gardé des contacts avec les apprenants que je formais et j’étais bien au fait de leurs parcours de vie souvent semés d’embûches. Une fois parti du CPHV, certains d’entre eux m’ont demandé s’ils pouvaient faire un stage à la Ville, à travers l’<a href="https://www.aivd.ch/">assurance-invalidité</a> (AI) ou l’<a href="https://www.orif.ch/fr/">ORIF</a>[1]. </p>



<p>Alors oui ! L&rsquo;insertion professionnelle de personnes en situation de handicap visuel était un champ encore inexploré à la Ville. La direction a tout de suite été partante et cela s’est donc fait très naturellement et Yannick* a été engagé en octobre 2020 en qualité de stagiaire administratif. On ne peut néanmoins pas encore dire que c’est dans la culture de l’entreprise car cela reste encore relatif à un secteur d’activité bien déterminé.   </p>



<p>[1]&nbsp;<em> Association à but non lucratif ayant pour mission de favoriser l’intégration professionnelle durable de personnes atteintes dans leur santé.</em></p>



<p><em>*Prénom d&#8217;emprunt</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous fait beaucoup d’aménagements dans l’espace? Et pour son bureau?</strong></h3>



<p>Nous lui avons préparé suffisamment de place pour qu’il ait un grand bureau. Nous lui avons également proposé une découverte des lieux sur la base d’une formation que j’avais suivie. Et puis, nous avons aussi supprimé quelques obstacles, comme par exemple une chaise mal placée&#8230; ce n’est pas énorme comme changement <em>(rires)</em>.  Du côté interne, nous avons sensibilisé les collaboratrices et collaborateurs en faisant des exercices avec des lunettes de simulation, des bandeaux et des cannes fournis par l’<a href="https://www.ucba.ch/ucba">UCBA (Union centrale suisse pour le bien des aveugles)</a>. Tout le monde a joué le jeu et était très intéressé ! </p>



<p>Au niveau du matériel de travail, cela s’est fait très rapidement. Il y a eu une très bonne collaboration entre les services et cela nous a pris une semaine pour finaliser son poste avec les moyens auxiliaires nécessaires. Notre nouveau collaborateur est ensuite arrivé avec sa loupe, sa caméra d’agrandissement et son téléphone portable.</p>



<p>La collaboration entre les services est essentielle&nbsp;! Le service informatique a, par exemple, dû comprendre ses besoins informatiques. Il a fallu les mettre en contact avec le <a href="https://www.srihv.ch/srihv">SRIHV (le Service romand d’informatique pour handicapés de la vue)</a> et avec certaines personnes de la <a href="https://sbv-fsa.ch/fr">FSA (la Fédération suisse des aveugles et malvoyants)</a>. Tout cela participe à un renforcement des compétences à l’interne. Quelques changements ont été faits à la suite de cette collaboration, dont l’ajout de certains paramètres ou de moyens auxiliaires comme un bras articulé qui permet de choisir sa distance avec l’écran, l’intensité lumineuse ou la zone d’éclairage par exemple. Une fois qu’on a les contacts, cela se fait assez rapidement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment les personnes de l’équipe ont-ils appréhendé l&rsquo;arrivée&nbsp;d&rsquo;une personne avec un handicap visuel?</strong></h3>



<p>Il n’y a pas eu d’appréhension car le travail d’encadrement a été fait en amont&nbsp;! Tout le monde a été partant dès le début et a montré de la curiosité&#8230;</p>



<p>Mais il y a deux aspects à prendre en compte lors de l&rsquo;insertion professionnelle une personne avec un handicap visuel dans une équipe&nbsp;: les tâches à proprement parler et le détail des tâches. Lorsqu’il s’agit de déléguer, les gens sont un peu réticents… mais cela change avec le temps. Il suffit qu’ils en fassent l’expérience une fois. L’intégration des personnes en situation de handicap est un enjeu sociétal&#8230; Soit on fait une vraie révolution, soit on le fait de façon incrémentale. Je pense qu’il faut un peu des deux. Il y a toujours beaucoup de méconnaissance, d’où l’importance de la sensibilisation et de la formation et puis ensuite… il faut y aller&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Y’a-t-il des limites à l’intégration d’une personne avec des problèmes de vision&nbsp;? Et en termes de travail?</strong></h3>



<p>Je pense qu’il y a des limites qui, dans une certaine mesure, peuvent être du même ordre que chez n’importe quelle autre personne. Certaines tâches vont mieux convenir que d’autres. Dans le cas d’une personne malvoyante, les tâches moins visuelles sont à privilégier, par exemple. Et puis, on adapte aussi les exigences dans la réalisation de toutes les tâches.</p>



<p>Une difficulté rencontrée par les stagiaires bénéficiant de mesures d’intégration de l’AI réside dans l’évaluation du taux de rendement nécessaire pour déterminer une éventuelle rente. Ceci soulève plusieurs questions, à savoir, est-ce que l’employeur dispose de toutes les informations pour pouvoir l’évaluer&nbsp;? Bénéficie-t-il de points de comparaison pertinents et fiables par rapport à d’autres collaborateurs effectuant des tâches similaires&nbsp;? Le taux de rendement peut entraver la recherche d’un emploi futur, dans la mesure où la personne doit postuler à un poste correspondant au taux de rendement défini et que les offres d’emploi pour des petits taux d’activité sont moins nombreuses.</p>



<p>D’autres limites ont trait à l’environnement, avec par exemple des contrastes trop faibles entre les murs et le sol, ou alors l’accessibilité aux toilettes, dans les escaliers pour une personne en chaise roulante ou encore d’autres obstacles pouvant se trouver sur le chemin. C’est à l’employeur d’analyser son environnement de travail et d’identifier les changements possibles&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les avantages que cette personne peut apporter à l’équipe?</strong></h3>



<p>Premièrement, c’est un collaborateur, donc il fournit du travail <em>(sourire)</em>. Deuxièmement, il y a une remise en question des pratiques et de la façon de travailler au sein de l’équipe. Cela suscite une plus grande légèreté au travail et la productivité s’en retrouve augmentée ! Il y a également une sorte de bienveillance qui s’instaure, ce qui crée le lien et nous permet d’aller au-delà des préjugés. Lorsque je demande qu’il accomplisse une certaine tâche, cela m’arrive de me demander s’il y parviendra&#8230; Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave, on essaie de trouver une solution. Mais la plupart du temps, il y arrive ! Cela me fait penser à cette fameuse citation de Mark Twain que j’aime beaucoup « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». </p>



<p>Plus d’une fois, j’ai été surpris par la synergie de l’équipe. Cela nous apporte réellement plein de bonnes choses. Souvent, on se rend compte que ce qu’on demande n’est pas compliqué et on dédramatise ! De même, lorsqu’on travaille avec une personne avec un handicap, on est vite sensibilisé naturellement, de manière inconsciente et cela nous permet d’améliorer la façon de déléguer les tâches et encadrer la personne. Au final, on s’adapte, comme on s’adapte avec nos collègues de manière générale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Aviez-vous des craintes en tant que responsable?</strong></h3>



<p>Des craintes, je ne dirais pas… mais en tout cas des questions. Comment les collègues vont-ils réagir, est-ce que ça va bien se passer&nbsp;? Je suis quelqu’un de confiant, donc j’étais persuadé à 99.9% que tout irait bien mais l’inconnu fait toujours un peu peur. Si on donne la charge de travail adéquate aux capacités de la personne, cela se passe bien. On le fait déjà avec nos collaboratrices et collaborateurs&nbsp;: certains travaillent plus vite que d’autres, par exemple. Et ceci n’a jamais été un problème. Ce qui est important, c’est d’être entouré par les bonnes personnes et d’anticiper les difficultés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi pensez-vous que les personnes avec un déficit visuel ont plus de difficultés à trouver un emploi?</strong></h3>



<p>Beaucoup de préjugés sont dus à un manque de connaissance du handicap. Il y a une certaine dépendance au chemin qui nous renvoie à nos propres habitudes de travail et à nos propres «&nbsp;handicaps&nbsp;». Si l’on a toujours fait d’une certaine manière, pourquoi changerait-on&nbsp;? C’est difficile de remettre en question notre travail en profondeur. &nbsp;Par manque de ressources, de temps et parce que cela nous renvoie à nos propres limites… et ce n’est jamais agréable (il sourit).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Que pensez-vous des idées préconçues qu’un-e responsable pourrait avoir?</strong></h3>



<p>Comme je le disais, de nombreuses craintes proviennent d’une méconnaissance de la situation de handicap. Pour autant, certaines sont légitimes. Il y a par exemple des logiciels particuliers qui ne sont pas accessibles, ce qui peut être éliminatoire dans le choix d’un candidat ou d’une candidate. D’où l’importance de mettre la notion d’accessibilité dans le cahier des charges des fournisseurs avec lesquels on collabore, même s’il peut y avoir des coûts additionnels, souvent moindres. L’important, c’est de pouvoir identifier les différentes barrières pour les appréhender au mieux et anticiper.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel conseil donneriez-vous à un-e responsable qui souhaiterait engager une personne aveugle ou malvoyante?&nbsp;</strong></h3>



<p>Il faut avoir envie de s’informer, de se former de se sensibiliser à la question. Il faut aussi être curieux et ouvert d’esprit. La collaboration avec les réseaux est également essentielle car ces derniers peuvent mettre à disposition de nombreuses ressources. L’employeur n’est pas seul. Et puis, un travail d’intégration doit se faire mais c’est normalement le cas avec tout nouvel employé. Il faut surtout faire confiance&nbsp;à sa nouvelle recrue en lui laissant de l’autonomie !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la vision de la Ville de Lausanne par rapport à l&rsquo;insertion professionnelle de personnes malvoyantes et aveugles ?</strong></h3>



<p>La politique d’inclusion de la Ville se concentre sur deux aspects&nbsp;: la relation entre l’administration et les usagers et usagères et celle entre l’administration et les collaborateurs et collaboratrices. En tant que coordinateur en matière d’accessibilité universelle, je m’occupe de l’interface administration-usagers-usagères. Mon public cible est donc la population lausannoise et l’administration communale. L’objectif est de former les collaboratrices et collaborateurs à un certain savoir-être (au niveau de l’accueil au guichet de la Ville, par exemple). Il y a une partie théorique sur les différents handicaps et une partie sur la communication. Si l’on communique en intégrant le FALC (langage facile à lire et à comprendre) par exemple, on touchera alors aussi les enfants, les seniors et les allophones.</p>



<p>Une commission de l’accessibilité universelle a également été créée afin de faciliter la discussion et la collaboration entre les différentes organisations (comme Forum Handicap ou Pro Infirmis) et l’administration. C’est un lieu d’échange où les organisations peuvent formuler leurs demandes et être consultées sur les différentes démarches de l’administration. L’un des objectifs est de démystifier le handicap&nbsp;: on va donc aussi mettre en place des projets qui vont avoir un effet boule de neige&#8230; Cela peut être la construction de rampes en lego, par exemple. Si ce projet fonctionne, d’autres seront développés et d’autres villes le feront également&nbsp;!</p>



<p>Changer la culture au niveau d’une ville entière est très difficile. Le sujet est complexe et ce n’est pas toujours simple d’en identifier tous ses aspects. Mais c’est une véritable aventure humaine, on a TOUS énormément à y gagner !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment voyez-vous les prochaines années par rapport à l&rsquo;insertion professionnelle ?</strong></h3>



<p>Je suis plutôt confiant. Tant que l’inclusion reste une priorité pour les pouvoirs publics et que ces derniers mettent à disposition les ressources nécessaires, c’est le signe que cela n’est pas près de s’arrêter. Les bases légales légitiment aussi ces politiques et leur donnent du poids. Elles se sont renforcées avec l’adhésion de la Suisse à la Convention de l’ONU (CDPH) en 2014. Le pays s’est engagé à promouvoir une société inclusive et la protection des personnes handicapées contre les inégalités et les discriminations ainsi que la garantie du minimum vital et le droit à une vie autonome fait partie intégrante de cette convention. C’est certain que cela ne va jamais aussi vite qu’on le voudrait, mais cela va se faire&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour les entreprises qui souhaitent s&rsquo;engager pour l&rsquo;insertion professionnelle</h3>



<p>Participez à notre <a href="https://events.ophtalmique.ch/evenement/symposium-insertion-professionnelle/">Symposium pour l&rsquo;insertion professionnelle</a> du 9 septembre et rejoignez la <a href="https://www.lausanne.ch/">Ville de Lausanne</a> et <a href="https://softcom.pro/">Softcom</a> à notre table ronde. Nous avons le plaisir d&rsquo;accueillir différent-e-s intervenant-e-s qui présenteront les recherches et les pratiques actuelles en Suisse, France et Amérique du Nord autour de l’accompagnement des personnes avec un handicap visuel dans le processus de la formation, l’orientation et l’insertion professionnelle. Madame Rebecca Ruiz, conseillère d’Etat à la tête du Département de la santé et de l’action sociale, introduira cette journée.  Nous y parlerons également des avantages et aménagements nécessaires pour l&rsquo;engagement d&rsquo;une personne malvoyante ou aveugle ainsi que des mesures et soutien disponibles pour les entreprises. Nous sommes toutes et tous fiers de vous annoncer le lancement du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/03/01/la-fondation-asile-des-aveugles-lance-un-prix-de-linnovation-en-insertion-professionnelle/">Prix de l’innovation</a>, soutenu par le Fonds Ingvar Kamprad qui récompense et encourage tous les dispositifs favorisant l’insertion professionnelle des personnes atteintes dans leur santé visuelle.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link" href="https://events.ophtalmique.ch/evenement/symposium-insertion-professionnelle/">Inscrivez-vous sur notre site dédié au symposium !</a></div>
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<p>Photo <em>©Ville de Lausanne, utilisation et reproduction interdites</em></p>
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		<title>Thimeth, étudiant malvoyant à l&#8217;université de Fribourg</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2019/07/30/thimeth-etudiant-malvoyant-universite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mathieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2019 12:01:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Basse vision]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Formation post-obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lieux de travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons rencontré Thimeth Thanabalasingam, un jeune homme de 20 ans en première année de droit à l’Université de Fribourg. Il est atteint d’une amaurose congénitale de Leber, une maladie héréditaire des yeux qui est responsable de sa malvoyance depuis sa naissance. C’est un jeune homme plein de vie et bien déterminé à devenir juge [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size">Nous avons rencontré<a href="https://blog.ophtalmique.ch/wp/wp-admin/post.php?post=9710&amp;action=edit"> Thimeth Thanabalasingam</a>, un jeune homme de 20 ans en première année de droit à l’Université de Fribourg. Il est atteint d’une amaurose congénitale de Leber, une maladie héréditaire des yeux qui est responsable de sa malvoyance depuis sa naissance. </p>



<p>C’est un jeune homme plein de vie et bien déterminé à devenir juge que nous avons rencontré cet après-midi à Fribourg. Thimeth, malvoyant, a été élève de notre Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue où il a construit ses «&nbsp;<em>fondations</em>&nbsp;», comme il aime le dire. On lui apprend à «&nbsp;survivre&nbsp;» avec son handicap, à utiliser l’ordinateur et d’autres moyens auxiliaires. En 2010, il intègre l’école publique de Prilly, équipé de sa lampe, son ordinateur, son imprimante et son agrandisseur. Tout se passe pour le mieux et il se retrouve bientôt dans la cours des grands, au gymnase de Payerne. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Entrée à l&rsquo;université</h2>



<p>Animé d’une passion du challenge, Thimeth entreprend 3 ans de «&nbsp;<em>bourrage de crâne</em>&nbsp;» en bilingue allemand, avec les options droit et économie ainsi que l’espagnol. «&nbsp;<em>C’était un réel engagement personnel, mais je ne regrette pas d’avoir appris toutes ces choses dans autant de domaines différents</em> », se réjouit Thimeth. Il obtient son certificat de maturité avec une très bonne moyenne et entre fièrement à l’université. Il aurait pu se lancer dans la filière de Lettres, puisqu’il parle 6 langues (français, tamoul, anglais, allemand, italien et espagnol), mais c’est le <a href="https://www.unifr.ch/ius/fr/">droit </a>qui l’intéresse. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Une personne normale peut facilement aider la société. Par exemple, un policier aide la société en appliquant la justice sur le terrain. Une personne qui a un problème visuel ne peut pas faire ça. Si quelqu’un vole ton ordi, je ne peux pas courir derrière lui&nbsp;! J’ai toujours eu l’envie de contribuer à la société et le droit est un bon moyen</em> », nous explique Thimeth. «&nbsp;<em>Je veux être juge dans le domaine pénal. Je pense que mon handicap est un avantage&nbsp;! Les yeux sont faciles à tromper… il faut juger les faits et ce qui a été commis, pas l’apparence</em>.</p></blockquote>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-2606" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-1024x681.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-768x511.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-1536x1022.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/08/Thimeth-Thanabalasingam013_2018-2048x1363.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Il s’habitue très vite à l’université. Grâce à son ordinateur, il n’a aucune peine à suivre et prend même ses notes plus rapidement que les autres. Ensuite, «&nbsp;<em>je relis, je mémorise et on y va&nbsp;!</em>&nbsp;». Il faut dire qu’il a été accueilli chaleureusement par la direction de l’université et par ses professeurs. Madame Caroline Schnyder, administratrice de la faculté de droit, se tient toujours à la disposition de Thimeth&nbsp;: «&nbsp;<em>On essaie de faire au mieux. C’est aussi un apprentissage pour nous et on est très content de l’avoir comme étudiant</em>&nbsp;». </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le CPHV, un soutient essentiel</h2>



<p>Et puis, il y a<a href="https://www.ophtalmique.ch/mal-voir/insertion-professionnelle/"> Aline Leavy</a> du CPHV, qui le suit depuis sa deuxième année de gymnase. «&nbsp;<em>Aline établit le lien entre l’université et moi. Par exemple, elle s’assure que les examens soient accessibles… sans me dire les réponses bien sûr</em>&nbsp;», sourit Thimeth. «&nbsp;<em>Elle a eu un rôle vital dans mon parcours. J’ai tellement de chance de l’avoir… elle est humaine et m’épaule toujours. C’est le genre de personne qui ne recule devant rien&nbsp;! Je suis devenu très indépendant mais ça me rassure de l’avoir&nbsp;à mes côtés&nbsp;</em>». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« Tranquille! Je suis là, c&rsquo;est bon, ça va aller »</p></blockquote>



<p>A côté de l’université, Thimeth vit chez ses parents dans la Broye. Il a deux frères&nbsp;: «&nbsp;<em>Le premier, c’est mon œil droit et le deuxième, c’est mon œil gauche…&nbsp;</em>». Ses parents sont derrière lui depuis toujours, même s’ils ont un peu peur parfois. A chaque nouvelle étape, ils se posent des questions. Mais le jeune homme les rassure toujours <em>«&nbsp;Tranquille&nbsp;! Je suis là, c’est bon, ça va aller&nbsp;»</em>. Au quotidien, Thimeth est comme tous les jeunes de son âge. Il joue du piano, de la batterie et des percussions. Il entretient sa carrure au fitness et est un fan d’aviation&nbsp;: <em>«&nbsp;C’est incroyable, j’adore. Si je n’avais pas de problèmes de vue, je serais pilote&nbsp;!&nbsp;Pour aider la société, j’aurais emmené les gens en vacances…»</em>, rigole-t-il.</p>



<p>Tout
ce qu’on lui souhaite, c’est de réaliser son rêve aux côtés de ses amis.
«&nbsp;Son club des 8&nbsp;», «&nbsp;ses potos&nbsp;» comme il dit. Ils se sont
rencontrés à l’université et le contact a merveilleusement bien passé. <em>«&nbsp;Jamais je n’aurais imaginé vivre
quelque chose comme ça. On s’est attachés les uns aux autres&nbsp;! Un jour, on
va changer la Suisse, voire le monde&nbsp;! Sans droit, il n’y a pas de paix&nbsp;!
» </em></p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2019/07/30/thimeth-etudiant-malvoyant-universite/">Thimeth, étudiant malvoyant à l&rsquo;université de Fribourg</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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