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	<title>Rétine - Entrevoir</title>
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	<description>Le blog de la Fondation Asile des aveugles</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 07:24:11 +0000</lastBuildDate>
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		<title>BIOphtalMICS : une biobanque numérique au service de la recherche oculaire</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/29/biophtalmics-biobanque-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Muriel Faienza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:20:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Fondation Asile des aveugles lance un projet ambitieux pour cartographier les grandes maladies oculaires à l'échelle moléculaire. Soutenu par la Loterie Romande, BIOphtalMICS réunit des chercheurs, des cliniciens et une startup innovante autour d'une vision commune : mieux comprendre, prédire et traiter les maladies des yeux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="http://asile-aveugles.ch">La Fondation Asile des aveugles</a> lance un projet ambitieux pour cartographier les grandes maladies oculaires à l&rsquo;échelle moléculaire. Soutenu par la Loterie Romande, BIOphtalMICS réunit des chercheurs, des cliniciens et une startup innovante autour d&rsquo;une vision commune : mieux comprendre, prédire et traiter les maladies des yeux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-les-maladies-oculaires-a-l-echelle-moleculaire"><strong>Comprendre les maladies oculaires à l&rsquo;échelle moléculaire</strong></h2>



<p>Pourquoi certaines personnes développent-elles une dégénérescence maculaire liée à l&rsquo;âge alors que d&rsquo;autres non ? Pourquoi un traitement fonctionne-t-il chez certains patients mais pas chez d&rsquo;autres ? Pour répondre à ces questions, il faut regarder au-delà de ce que révèle une simple consultation : il faut analyser les maladies oculaires à l&rsquo;échelle des molécules, des gènes et des cellules.</p>



<p>C&rsquo;est précisément l&rsquo;ambition du projet BIOphtalMICS, le prolongement numérique de la biobanque institutionnelle de l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>. Son objectif : dresser une cartographie fine des principales pathologies oculaires — <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/09/09/dmla-implant/">dégénérescence maculaire liée à l&rsquo;âge (DMLA)</a>, <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2020/12/02/retinopathie-diabetique/">rétinopathie diabétique</a>, dystrophies cornéennes, <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/06/01/decollement-retine/">décollements rétiniens</a> et tumeurs oculaires, entre autres — en exploitant les données biologiques issues d&rsquo;échantillons déjà collectés au sein de l&rsquo;hôpital.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-biobanque-numerique-bien-plus-qu-une-simple-base-de-donnees"><strong>Une biobanque numérique : bien plus qu&rsquo;une simple base de données</strong></h2>



<p>Au cœur du projet se trouve une biobanque numérique, une infrastructure qui centralise et organise des données biologiques complexes issues de biopsies variées : humeur aqueuse (le liquide à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;œil), sang, larmes, tissus oculaires. Ces prélèvements, réalisés par les médecins de l’Hôpital dans le cadre d’interventions au bloc opératoire ou de soins plus courants, sont transformés en informations précieuses : données génétiques, protéines, métabolites, et bien d&rsquo;autres encore.</p>



<p>L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de stocker ces données, mais de les mettre en relation pour en extraire des connaissances utiles. C&rsquo;est là que réside l&rsquo;aspect novateur du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-avatars-biologiques-un-jumeau-numerique-pour-chaque-patient"><strong>Les avatars biologiques : un jumeau numérique pour chaque patient</strong></h2>



<p>L&rsquo;une des caractéristiques les plus innovantes de BIOphtalMICS est la création d&rsquo;avatars biologiques. Cette technologie, encore peu connue du grand public, consiste à construire un modèle virtuel de la biologie d&rsquo;un patient ou d’une patiente à partir de l&rsquo;ensemble de ses données moléculaires — un peu comme un « jumeau numérique » biologique.</p>



<p>Concrètement, cet avatar ne ressemble pas à un personnage de jeu vidéo&nbsp;! C&rsquo;est une représentation informatique des processus biologiques propres à chaque individu. Il permet de simuler comment une maladie est susceptible d&rsquo;évoluer, comment un patient pourrait répondre à un traitement existant ou expérimental, ou encore quels facteurs de risque le rendent plus vulnérable à une pathologie donnée. Pour les équipes de recherche et les médecins, c&rsquo;est un outil puissant pour poser des questions scientifiques et obtenir des réponses sans nécessiter de nouveaux prélèvements à chaque fois.</p>



<p>Cette nouvelle approche de la biobanque est rendue possible grâce à une collaboration avec la startup <a href="https://twinedgebio.com/">TwinEdge Bioscience</a>, qui apporte son expertise en bio-informatique pour intégrer et analyser ces données complexes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1008" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1008x1024.png" alt="Schéma du projet BIOphtalMICS. " class="wp-image-14570" style="aspect-ratio:0.9843810081848644;width:508px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1008x1024.png 1008w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-295x300.png 295w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-768x780.png 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1512x1536.png 1512w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766.png 1865w" sizes="(max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-entre-chercheurs-cliniciens-et-startup"><strong>Une collaboration entre chercheurs, cliniciens et startup</strong></h2>



<p>BIOphtalMICS illustre le modèle de recherche que la Fondation Asile des aveugles souhaite promouvoir : celui de la collaboration étroite entre équipes de recherche académiques, médecins au quotidien dans la clinique et entreprises innovantes. Les équipes de la Fondation apportent leur expertise en ophtalmologie et des années de prélèvements biologiques soigneusement conservés. TwinEdge Bioscience fournit de son côté les outils bio-informatiques nécessaires pour donner du sens à ces données à grande échelle.</p>



<p>Le projet s&rsquo;appuie également sur les plateformes technologiques de la <a href="https://www.unil.ch/fbm/fr/home.html">Faculté de biologie et de médecine de l&rsquo;UNIL</a>, ainsi que sur des infrastructures nationales reconnues comme la <a href="https://swissbiobanking.ch/">Swiss Biobanking Platform</a> et le Centre lémanique de séquençage. Ces connexions garantissent non seulement la qualité scientifique des données, mais aussi leur interopérabilité, c&rsquo;est-à-dire la capacité à les partager et à les utiliser au-delà des murs de l&rsquo;Hôpital ophtalmique lausannois, dans d&rsquo;autres contextes cliniques ou de recherche en Suisse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-concret-pour-les-patients"><strong>Un impact concret pour les patients</strong></h2>



<p>À terme, BIOphtalMICS permettra aux différents groupes de recherche de répondre rapidement à une large gamme de questions cliniques touchant à la prédisposition aux maladies oculaires, à leur évolution naturelle et à la réponse aux traitements existants ou en développement.</p>



<p>Ce type de recherche dite translationnelle — qui fait le lien entre la science fondamentale et la pratique médicale — est au cœur de la mission de la Fondation. En dotant ses équipes d’une biobanque numérique enrichie d&rsquo;avatars biologiques, la Fondation Asile des aveugles entend renforcer durablement la portée scientifique de sa recherche, au bénéfice direct des patients.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chf-800-000-pour-une-recherche-d-avenir"><strong>CHF 800 000 pour une recherche d’avenir</strong></h2>



<p>BIOphtalMICS a reçu un financement de près de CHF 800 000 de la <a href="https://soutien-loro.ch/fr">Loterie Romande</a>, témoignant de la confiance accordée à la démarche scientifique portée par les équipes de la Fondation.</p>



<p>Conçue pour grandir, cette infrastructure vivante est portée par les chercheuses et chercheurs et les médecins dont les prélèvements quotidiens constituent la matière première de la science ophtalmique de demain.</p>
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		<title>Coup d’œil sur la recherche clinique</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/recherche-clinique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pallud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14405</guid>

					<description><![CDATA[<p>3 questions à Aurélia Gryczka, responsable du Centre d'investigation clinique de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-questions-a-aurelia-gryczka-responsable-du-centre-d-investigation-clinique-de-l-hopital-ophtalmique-jules-gonin">3 questions à <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/aurelia-gryczka-moyemont/">Aurélia Gryczka</a>, responsable du Centre d&rsquo;investigation clinique de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA.jpg" alt="Aurélia Gryczka, responsable du Centre d'investigation clinique de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" class="wp-image-14406" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 860px) 100vw, 860px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aurélia Gryczka, responsable du Centre d&rsquo;investigation clinique de l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-consiste-la-recherche-clinique">En quoi consiste la recherche clinique ?</h3>



<p>La recherche clinique a pour but de produire des connaissances scientifiques permettant d’améliorer les soins et la prise en charge des patients et patientes. Son champ d’application est très vaste. Elle consiste, par exemple, à tester de nouveaux médicaments ou des traitements déjà existants, mais utilisés dans des conditions différentes de celles pour lesquelles ils ont été initialement autorisés. Elle porte également sur des dispositifs médicaux innovants ou sur de nouveaux protocoles de traitement. En validant scientifiquement ces approches, la recherche clinique fait évoluer les pratiques médicales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-ses-particularites-dans-le-domaine-de-l-ophtalmologie">Quelles sont ses particularités dans le domaine de l’ophtalmologie ?</h3>



<p>L’œil est une petite structure, extrêmement complexe et difficile d’accès, ce qui rend la recherche clinique particulièrement technique. Toute intervention requiert une grande précision. Ces contraintes ont stimulé le développement de projets de recherche en imagerie. L&rsquo;objectif étant d’accéder aux structures internes de l’œil de façon non invasive. L’observation de ce dernier à un niveau cellulaire rend possibles l’exploration de couches non accessibles, comme la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a>, et l’étude des mécanismes propres aux maladies qui l’affectent. Longtemps sous-estimé par la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/04/05/cote-recherche/">recherche</a>, l’œil offre par ailleurs une fenêtre pour identifier précocement certaines pathologies cardiovasculaires, par exemple.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-s-organise-la-recherche-clinique-a-l-hopital-ophtalmique-jules-gonin">Comment s’organise la recherche clinique à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin ?</h3>



<p>Elle naît de l’initiative des médecins et des chercheuses et chercheurs porteurs de <a href="https://asiledesaveugles.ch/ce-que-nous-faisons/recherche-et-innovation/">projets scientifiques</a>. Dès les premières étapes, les équipes travaillent avec le <a href="https://www.ophtalmique.ch/centre-de-recherche/domaines-de-recherche/centre-dinvestigation-clinique/">Centre d’investigation clinique (CIC)</a> de l’hôpital qui intervient pour structurer l’étude, garantir le respect des bonnes pratiques cliniques et accompagner les démarches auprès de la Commission cantonale d’éthique de la recherche sur l’être humain (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwj_ltKM492TAxUW1QIHHZqgJGYQFnoECDMQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.cer-vd.ch%2F&amp;usg=AOvVaw1NEM1dJEATNaTGuWGYlWQr&amp;opi=89978449">CER-VD</a>). Tout ce travail se fait en étroite collaboration avec les équipes soignantes, au plus près des patients et patientes, afin de s’assurer que les projets sont à la fois rigoureux, réalistes et compatibles avec leur prise en charge.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bienvu! n°19 - 3 questions à Aurélia Gryczka : Coup d&#039;œil sur la recherche clinique by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369955&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gare au glaucome</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/glaucome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14408</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le glaucome est la première cause de perte de vision irréversible dans le monde. S’il n’est pas possible d’en guérir, des traitements existent pour en ralentir la progression et préserver la vision. Le dépistage précoce est cependant essentiel afin d’éviter une atteinte sévère, voire la cécité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-importance-d-un-depistage-precoce-pour-eviter-des-dommages-irreversibles">L’importance d’un dépistage précoce pour éviter des dommages irréversibles.</h2>



<p><strong>Le glaucome est la première cause de perte de vision irréversible dans le monde. S’il n’est pas possible d’en guérir, des traitements existent pour en ralentir la progression et préserver la vision. Le dépistage précoce est cependant essentiel afin d’éviter une atteinte sévère, voire la cécité.</strong></p>



<p>S’il ne touche pas moins de 200 000 personnes en Suisse, le glaucome reste mal connu et souvent confondu avec une pression oculaire trop importante. Bien qu’ils soient fréquemment associés, ces deux troubles ne sont pas synonymes. En effet, une pression intraoculaire élevée est un facteur de risque de glaucome – et le seul sur lequel il est possible d’agir –, mais ne définit pas la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/maladie-glaucome/">maladie</a>. Celle-ci correspond avant tout à une atteinte du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/nevrite-nerf-optique/">nerf optique</a>, responsable de la transmission des informations visuelles de l’œil vers le cerveau. Pour la diagnostiquer, plusieurs examens sont nécessaire. Parmi eux : la mesure de la pression intraoculaire, un examen du fond de l’œil pour visualiser le nerf optique à l’endroit où il quitte la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> et également l’évaluation du champ visuel.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dr-Gutler.png" alt="Dr Nicolas Gurtler, Chef de clinique de l'unité du glaucome à l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Nicolas Gurtler</strong>

              <p>Chef de clinique de l&rsquo;unité du glaucome à l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>« Le glaucome est dit « primaire » lorsqu’il n’est pas la conséquence d’une autre maladie oculaire (tumeur, lésions spécifiques, malformations). Dans le cas contraire, il est appelé&nbsp; « secondaire ». Il existe deux formes principales de glaucome primaire. Il y a celui «  à angle ouvert » et également celui à « angle fermé » », explique le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/nicolas-gurtler/">Dr Nicolas Gurtler</a>, chef de clinique de l’<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/glaucome/">unité du glaucome</a> à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-816x1024.jpg" alt="Schéma de l'œil montrant un glaucome. " class="wp-image-14410" style="width:414px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-816x1024.jpg 816w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-239x300.jpg 239w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-768x963.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema.jpg 1152w" sizes="auto, (max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption class="wp-element-caption">Schéma de l&rsquo;œil montrant un glaucome. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nerf-optique-progressivement-endommage"><strong>Nerf optique progressivement endommagé</strong></h3>



<p>Qu’en est-il dans le détail ? Lorsque le glaucome est à angle ouvert, les voies de drainage de l’œil – par lesquelles se fait l’évacuation de l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/02/humeur-aqueuse-spark/">humeur aqueuse</a> – sont défaillantes. Le dysfonctionnement est alors imputable au trabéculum, le tissu filtrant qui se trouve dans l’œil. Le glaucome à angle fermé est, quant à lui, le résultat d’une obstruction interne de ces voies par l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a>. Dans les deux cas, cette altération du drainage entraîne une élévation de la pression intraoculaire qui endommage progressivement le nerf optique. Une conséquence pouvant elle-même entraîner la perte de vision si le processus n’est pas stoppé. </p>



<p>« Le glaucome à angle ouvert touche 8 à 10 % de la population des plus de 75 ans et 1 % de celle des moins de 50 ans. L’âge est un facteur de risque majeur, mais également une forte <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/myopie/">myopie</a>, l’hérédité (cas de glaucomes dans la famille), le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/06/01/diabetique-yeux/">diabète</a>, le tabagisme ou encore l’appartenance à certains groupes ethniques (africains ou asiatiques) », précise le spécialiste.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14413" style="width:562px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14414" style="width:565px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14415" style="width:568px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14416" style="width:567px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pas-de-douleurs-particulieres-liees-au-glaucome"><strong>Pas de douleurs particulières</strong> liées au glaucome</h3>



<p>La maladie passe souvent inaperçue car elle ne provoque pas de douleurs particulières. « Le champ visuel périphérique diminue, mais sa perte reste longtemps asymptomatique jusqu’à un stade avancé du glaucome, d’où l’importance d’envisager un dépistage dès 50 ans. Les personnes à risque devraient toutefois faire contrôler leur pression oculaire plus tôt », explique le Dr Gurtler. Lorsque la pathologie est confirmée, sa progression peut être ralentie à l’aide de collyres qui diminuent la pression intraoculaire et d’interventions chirurgicales. Ces traitements, adaptés au cas par cas, doivent alors être envisagés le plus tôt possible afin de limiter les dégâts irréversibles du nerf optique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="930" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-1024x930.jpg" alt="Image d'un examen du champ visuel" class="wp-image-14412" style="width:424px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-1024x930.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-300x272.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-768x697.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02.jpg 1382w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’examen du champ visuel permet de diagnostiquer et de surveiller l’évolution du glaucome.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-e-glaucome-peut-egalement-toucher-les-enfants"><strong>L</strong>e glaucome peut également toucher les enfants</h3>



<p>Bien que le glaucome se répande plus chez les personnes âgées, il n&rsquo;épargne pas les enfants. « Le <a href="https://www.ophtalmique.ch/app/uploads/2022/12/18_Glaucome_congenital_WEB.pdf">glaucome primaire congénital</a> touche les jeunes enfants. Il n’est alors pas rare que les bébés se frottent souvent les yeux, que leurs cornées deviennent blanchâtres ou encore que leurs yeux soient particulièrement grands. Ces signes doivent alerter les parents et un contrôle ophtalmologique s’impose. La prise en charge primaire est chirurgicale. Une opération est souvent préconisée pour une autre forme de glaucome lié à des malformations de l’œil (forme secondaire). Le glaucome juvénile est, quant à lui, le résultat d’une mutation génétique. Il se traite le plus souvent avec des gouttes. Cependant, nous n&rsquo;excluons pas qu’une chirurgie s’impose à long terme », explique le Dr Gurtler. Les opérations effectuées sur des enfants donnent d’excellents résultats et leur confèrent une bonne vision.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1024x683.jpg" alt="Photo d'un bébé" class="wp-image-14419" style="width:480px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le glaucome peut aussi survenir chez les bébés.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-de-nouvelles-approches-grace-a-la-recherche"><strong>De nouvelles approches grâce à la recherche</strong></h4>



<p>Les chercheuses et chercheurs du monde entier planchent sur de nouvelles pistes thérapeutiques. Le point avec la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/evangelia-gkaragkani/">Dre Evangelia Gkaragkani</a>, médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dre-Gkaragkani.png" alt="Dre Evangelia Gkaragkani, médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin." loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dre Evangelia Gkaragkani</strong>

              <p>Médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p><strong>La recherche sur le glaucome porte-t-elle sur les collyres eux-mêmes</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Oui, la recherche élabore de nouveaux produits car ceux qui existent ne fonctionnent pas dans tous les cas et provoquent parfois des allergies. Il existe aussi aujourd’hui des solutions ophtalmiques qui combinent dans un seul flacon plusieurs collyres, ce qui limite le nombre de gouttes à appliquer au quotidien et améliore ainsi l’observance du traitement.</p>



<p><strong>Certaines personnes atteintes de glaucome ne suivent pas les dosages prescrits, les trouvant contraignants. Comment contourner ce problème</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Des implants oculaires permettant de libérer le médicament dans l’œil pendant plusieurs mois sont à l’étude, tout comme des collyres à action plus longue.</p>



<p><strong>Les collyres agissent sur la pression intraoculaire, mais y a-t-il d’autres médicaments qui ont une action différente</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Oui, la recherche s’intéresse à une classe de médicaments appelée « inhibiteurs de la rho kinase ». Ce traitement agit directement sur le trabéculum : il permet de l’assouplir et d’améliorer l’évacuation de l’humeur aqueuse. Il stimule aussi la circulation sanguine du nerf optique et limite la mort de ses cellules. D’autres substances, comme la vitamine B3 ou extraites du ginkgo biloba, ont aussi une action sur le flux sanguin, sur l’oxydation et le métabolisme des cellules nerveuses. La citicoline, un neuroprotecteur, s&#8217;emploie également pour son action sur le métabolisme des cellules nerveuses et sa capacité à améliorer la transmission du signal nerveux.</p>



<p><strong>Sera-t-il un jour possible de réparer un nerf optique endommagé</strong><strong> ?</strong></p>



<p>La <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/08/30/therapie-genique-ophtalmique/">thérapie génique</a> se penche sur cette question. Peut-on stimuler la croissance des cellules nerveuses en insérant de nouveaux gènes ? C’est l’une des pistes de la recherche, tout comme l’utilisation de cellules souches pour remplacer celles du nerf optique qui sont mortes.</p>



<p><strong>Quelles sont les nouveautés prometteuses sur le plan chirurgical</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Les lasers, comme le SLT (selective laser trabeculplasty), évoluent pour être plus simples à utiliser et également mieux respecter les tissus de l’œil. En chirurgie, l’objectif est d’améliorer les techniques existantes et de développer de nouvelles approches moins invasives et plus sûres.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-les-differents-types-de-chirurgie-du-glaucome"><strong>Les différents types de chirurgie du glaucome</strong></h4>



<p>Tour d’horizon des interventions possibles avec la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/sarah-vez/">Dre Sarah Vez</a>, ophtalmologue à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et de retour d’une année de formation postdoctorale (fellowship) à Édimbourg (Écosse), où elle a pu se perfectionner en chirurgie du glaucome.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dre-Vez-scaled.jpg" alt="Dre Sarah Vez, ophtalmologue à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, Répondante de l'unité du glaucome" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dre Sarah Vez</strong>

              <p>Médecin hospitalière, répondante de l&rsquo;unité du glaucome</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p><strong>Traitement par laser SLT (selective laser trabeculplasty) </strong></p>



<p>Le laser SLT s&rsquo;utilise en complément de l’administration de gouttes spécifiques visant à faire baisser la pression oculaire. Le laser stimule la partie de l’œil qui filtre l’humeur aqueuse afin d’améliorer son évacuation. Cette technique non invasive est une des premières étapes du traitement du glaucome à angle ouvert.</p>



<p><strong>Chirurgie micro-invasive (MIGS)</strong></p>



<p>Le ou la médecin procède à la mise en place de minuscules drains dans l’œil. Cette intervention s’envisage généralement en combinaison avec une chirurgie de la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/cataracte/">cataracte</a>. Elle convient au glaucome débutant à modéré et, le plus souvent, non progressif.</p>



<p><strong>Chirurgie filtrante classique</strong></p>



<p>Les médecins conseillent cette chirurgie pour les glaucomes progressifs ou sévères. Deux techniques existent : la trabéculectomie et la sclérectomie profonde. Ces deux interventions agissent de manière semblable en créant une nouvelle voie d’écoulement de l’humeur aqueuse.</p>



<p><strong>Chirurgie avec implants de drainage</strong></p>



<p>Il s’agit d’introduire dans l’œil un tube dont la fonction sera de détourner l’humeur aqueuse. L&rsquo;objectif est de faire baisser la pression oculaire. Les tubes sont plus gros que les drains que l&rsquo;on utilise pour la chirurgie de type MIGS. Cette technique se justifie pour les glaucomes plus complexes ou réfractaires à la trabéculectomie. De nouveaux dispositifs arrivent régulièrement sur le marché. Ils visent à limiter les effets secondaires et à réduire les temps opératoires.</p>



<p><strong>Procédure de destruction des corps ciliaires</strong></p>



<p>En dernier recours, lorsqu’aucune autre technique n’a fonctionné ou n’est envisageable, cette intervention chirurgicale repose sur la destruction partielle du corps ciliaire, responsable de la production de l’humeur aqueuse.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Dossier : Gare au glaucome by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369946&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Adeline Berger reçoit des subsides de recherche SPARK du FNS pour son projet sur l’humeur aqueuse</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/02/humeur-aqueuse-spark/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Équipe]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En avril 2025, le projet Developing Microphysiological Systems to Unlock the Potential of Aqueous Humor Biopsies for Disease Insights mené par Adeline Berger, Responsable du Groupe « Epigenetics of Ocular Diseases » a reçu un soutien financier du Fonds national suisse. Cette étude remplit les critères de la catégorie de recherche SPARK du FNS. Les projets SPARK [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En avril 2025, le projet <a href="https://data.snf.ch/grants/grant/228634" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Developing Microphysiological Systems to Unlock the Potential of Aqueous Humor Biopsies for Disease Insights</a> mené par <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/adeline-berger/">Adeline Berger</a>, Responsable du Groupe « <a href="https://www.ophtalmique.ch/centre-de-recherche/domaines-de-recherche/genetique-et-mecanismes-pathologiques/groupe-epigenetique-des-maladies-oculaires-epigenetics-of-ocular-diseases-group/">Epigenetics of Ocular Diseases</a> » a reçu un soutien financier du <a href="https://www.snf.ch/fr">Fonds national suisse</a>. Cette étude remplit les critères de la catégorie de recherche SPARK du FNS.</p>



<p>Les projets SPARK sont des initiatives innovantes, ils reçoivent un financement d’une année.</p>



<p><strong>L’humeur aqueuse&nbsp;: une source précieuse de cellules cancéreuses</strong></p>



<p>L’humeur aqueuse est un liquide qui se trouve dans la chambre antérieure de l’œil, juste derrière la cornée. Lorsque l’organe est sain, elle ne contient pas de cellules. En revanche, dans certains cas de rétinoblastome, des cellules tumorales y flottent. Adeline Berger a ainsi eu l’idée de recréer une chambre antérieure artificielle pour pouvoir maintenir en vie et étudier les cellules tumorales de l’humeur aqueuse prélevée sur des patientes et patients atteints de <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/retinoblastome/">rétinoblastome</a>. « Il a donc fallu créer un dispositif qui permette la survie et la prolifération des cellules tumorales. Les étudier permet de mieux comprendre leur biologie et cela est essentiel si l’on veut traiter efficacement la maladie&nbsp;», explique Adeline Berger.</p>



<p><strong>Micropuces en 3D</strong></p>



<p>En cas de chimiothérapie intraoculaire, un peu d’humeur aqueuse est obligatoirement prélevée. Avec le consentement des patientes et patients, ce «&nbsp;déchet&nbsp;d’opération » peut être récupéré et devient une biopsie liquide rare et précieuse. Le nombre de cellules tumorales qui se trouve dans chaque échantillon est cependant faible, il a donc fallu leur permettre de proliférer. «&nbsp;Avec l’aide du postdoctorant Luigi Mazzeo et de l’équipe de Gaspard Pardon, de la plateforme technologique et bioingénierie de l’AGORA,&nbsp; nous avons créé, par impression 3D, une micropuce de quelques centimètres, connectée à un système fluidique contrôlable, &nbsp;dans laquelle nous avons réuni les conditions optimales pour garder en vie les cellules et les multiplier. Ces conditions reproduisent les spécificités d’une chambre antérieure. Le but du projet SPARK a donc été atteint. Maintenant, nous allons pouvoir étudier plus précisément la biologie des cellules tumorales&nbsp;», conclut Adeline Berger.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog.jpg" alt="" class="wp-image-14451" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p>Adeline Berger</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Prof. Fernando Arevalo honoré de la Médaille Gonin</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/03/23/medaille-gonin-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[alyssia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:55:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une carrière académique et clinique sur trois continents Le Prof. J. Fernando Arevalo est distingué pour une carrière marquée par des contributions majeures dans le domaine des maladies et de la chirurgie de la rétine. Formé en ophtalmologie à Caracas (Venezuela), il s’est spécialisé en pathologies rétiniennes à Bogota (Colombie), avant de poursuivre un fellowship [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-carriere-academique-et-clinique-sur-trois-continents">Une carrière académique et clinique sur trois continents</h2>



<p>Le Prof. J. Fernando Arevalo est distingué pour une carrière marquée par des contributions majeures dans le domaine des maladies et de la chirurgie de la rétine.</p>



<p>Formé en ophtalmologie à Caracas (Venezuela), il s’est spécialisé en pathologies rétiniennes à Bogota (Colombie), avant de poursuivre un fellowship de deux ans à l’Université de Californie à San Diego en <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a>, vitré, <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/03/04/luveite/">uvéite</a> et inflammation intraoculaire. Il a complété son parcours par une formation en oncologie oculaire au <a href="https://www.willseye.org/">Wills Eye Hospital</a> de Philadelphie (USA).</p>



<p>Après quinze années de carrière clinique et académique au Venezuela, le Prof. Arevalo a occupé des fonctions internationales de premier plan, notamment comme professeur d’ophtalmologie à la <a href="https://www.jhu.edu/">Johns Hopkins University à Baltimore</a> (USA) et chef du service de rétine de <a href="https://kkesh.med.sa/home">l’hôpital ophtalmique King Khaled</a> à Riyad (Royaume d’Arabie Saoudite). Depuis 2015, il dirige la chaire Edmund F. et Virginia B. Ball Professor of Ophthalmology au <a href="https://www.bostonsight.org/providers/wilmer-eye-institute-baltimore/">Wilmer Eye Institute</a> (Johns Hopkins University) et dirige le service d’ophtalmologie du <a href="https://www.hopkinsmedicine.org/johns-hopkins-bayview">Johns Hopkins Bayview Medical Center</a>.</p>



<p>Son activité scientifique est particulièrement soutenue, avec plus de 420 publications et 18 ouvrages. Il a également joué un rôle de premier plan dans la structuration de la gouvernance de l’ophtalmologie internationale, en tant que président de la Pan-American Retina and Vitreous Society, de la <a href="https://paao.org/">Pan-American Association of Ophthalmology</a> et de la Pan-American Ophthalmological Foundation. Il préside actuellement la fondation du Groupe international d’étude sur l’uvéite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ceremonie-officielle-a-lausanne">Une cérémonie officielle à Lausanne</h2>



<p>La remise du diplôme s’est tenue au Musée Olympique de Lausanne, dans le cadre de la Journée des ophtalmologues romands.</p>



<p>Le diplôme a été remis par le Dr Ivo Kocur, Chief Executive Officer du Conseil international d’ophtalmologie et par la Prof. Estelle Doudet, Vice-Rectrice de <a href="https://www.unil.ch/unil/fr/home.html">l’Université de Lausanne</a>.</p>



<p>La cérémonie, introduite par le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/thomas-j-wolfensberger/">Prof. Thomas J. Wolfensberger</a>, a mis en perspective l’héritage de Jules Gonin et l’influence historique de l’ophtalmologie suisse, avant de laisser place aux allocutions officielles et à la conférence du lauréat, consacrée à la prise en charge microchirurgicale des corps étrangers intraoculaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reconnaissance-d-un-impact-global">La reconnaissance d’un impact global</h2>



<p>Par cette distinction, la communauté ophtalmologique internationale souligne l’impact durable du Prof. Arevalo sur la pratique clinique, la recherche et la formation.</p>



<p>Son parcours, à la croisée de plusieurs continents, illustre un engagement constant dans la transmission et la coopération internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-medaille-gonin-une-distinction-d-exception">La Médaille Gonin, une distinction d’exception</h2>



<p>Créée en 1937 par l’<a href="https://www.unil.ch/unil/fr/home.html">Université de Lausanne</a> et la <a href="https://www.sog-sso.ch/fr/page-daccueil">Société suisse d’ophtalmologie</a> en mémoire de <a href="https://asiledesaveugles.ch/jules-gonin/">Jules Gonin</a>, la Médaille Gonin est considérée comme la plus haute distinction internationale en ophtalmologie.</p>



<p>Attribuée tous les quatre ans par le Conseil international d’ophtalmologie, elle récompense une contribution exceptionnelle à la discipline, tant sur le plan scientifique que clinique.</p>



<p>Le processus de remise est en deux temps : le diplôme est remis à Lausanne, lieu historiquement lié à Jules Gonin, tandis que la médaille elle-même sera décernée lors du <a href="https://icowoc.org/">40<sup>e</sup> congrès du Conseil international d’ophtalmologie</a> (International Council of Ophthalmology) qui se déroulera à Prague (République Tchèque) fin juin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-14377" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/03/Remise_Medaille_Gonin-75_okj-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite: Dr Ivo Kocur, Prof. J. Fernando Arevalo, Prof. Estelle Douet et Prof. Thomas J. Wolfensberger</figcaption></figure>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’œil pour dépister la sclérose en plaques</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/depister-sclerose-en-plaques-oeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lamirand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14315</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du Dr Kevin Muggler (à d.), chef de clinique adjoint à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-reperer-les-atteintes-du-nerf-optique-pour-un-diagnostic-plus-precoce">Repérer les atteintes du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/zoom-nerf-optique/">nerf optique</a> pour un diagnostic plus précoce.</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg" alt="Photo du Dr Muggler et du Dr Bernard-Valnet, à la tête d'un projet de recherche visant à détecter le plus tôt possible les éventuelles lésions ophtalmiques causées par la sclérose en plaques et pouvant affecter le nerf optique, afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie." class="wp-image-14337" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p><strong>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/kevin-muggler/">Dr Kevin Muggler</a> (à d.), chef de clinique adjoint à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjilevcyqaRAxXizgIHHSb2F60QFnoECFAQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.chuv.ch%2F&amp;usg=AOvVaw1y4QYCEhMbmKPMwRiuEZF4&amp;opi=89978449">CHUV</a>).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-que-savons-nous-aujourd-hui-des-liens-entre-sclerose-en-plaques-et-atteintes-oculaires"><strong>Que savons-nous aujourd’hui des liens entre sclérose en plaques et atteintes oculaires</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>Kevin Muggler (K.M.)</strong> : La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui attaque la gaine protectrice des nerfs, ce qui les empêche de bien fonctionner. Parmi les nombreux symptômes neurologiques qui en découlent, les personnes concernées rencontrent souvent des problèmes de vision et des difficultés à bouger les yeux. Souvent précoces, ces troubles sont causés par des lésions au niveau du nerf optique et d’autres voies nerveuses qui contrôlent les mouvements oculaires. Ainsi, les yeux peuvent bouger plus lentement, moins précisément ou de façon moins bien coordonnée.</p>



<p><strong>Raphaël Bernard-Valnet (R.B.-V.)</strong> : L’atteinte visuelle fait d’ailleurs, depuis 2025, partie intégrante de la liste des critères permettant de définir et de diagnostiquer la maladie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-diagnostiquer-ces-lesions"><strong>Comment diagnostiquer ces lésions</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Pour repérer une atteinte du nerf optique, deux examens sont réalisés : le premier est un fond d’œil, afin d’observer les neurones au niveau de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> ; le second, appelé examen « des potentiels évoqués visuels », permet de déceler une atteinte de la voie visuelle par l’enregistrement des ondes cérébrales grâce à des électrodes. Mais, à ce jour, nous ne parvenons pas à analyser finement les mouvements oculaires eux-mêmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-d-ou-votre-projet-subclinical-oculomotor-parameters-examination-in-multiple-sclerosis-scope-ms-ou-examen-des-parametres-oculomoteurs-subcliniques-dans-la-sclerose-en-plaques"><strong>D’où votre projet «</strong><strong> SubClinical Oculomotor Parameters Examination in Multiple Sclerosis</strong><strong> » (SCOPE-MS), ou «</strong><strong> Examen des paramètres oculomoteurs subcliniques dans la sclérose en plaques</strong><strong> »</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : En effet. Il repose sur l’eye tracking, une méthode d’enregistrement et de mesure des mouvements des yeux utilisant une caméra infrarouge posée sur la tête du patient ou de la patiente. Cette technique est capable de détecter des anomalies imperceptibles à l’examen clinique de routine en neurologie. L’objectif est de déterminer si l’eye tracking peut révéler des signes oculaires à un stade précoce.</p>



<p><strong>R.B.-V. </strong>: Le but de cette technologie, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres maladies neurologiques, est aussi de voir si la présence de certaines anomalies précoces des mouvements oculaires pourrait prédire l’évolution de la sclérose en plaques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-impacts-ce-projet-pourrait-il-avoir-sur-le-diagnostic"><strong>Quels impacts ce projet pourrait-il avoir sur le diagnostic</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M.</strong> : En repérant plus tôt des lésions au niveau de l’œil, l’eye tracking contribuerait à l’établissement d’un diagnostic plus précoce de la maladie. Cette technique pourrait finalement devenir un outil complémentaire aux examens classiques comme l’IRM ou la ponction lombaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourrait-il-egalement-influencer-le-traitement-de-la-maladie"><strong>Pourrait-il également influencer le traitement de la maladie</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : Oui, car un traitement commencé tôt se révèle plus efficace pour cette maladie. La diagnostiquer rapidement est donc absolument essentiel. Les personnes malades pourraient bénéficier plus vite de traitements adaptés. Ainsi, leur maladie serait mieux contrôlée et leur handicap, à long terme, amoindri. L’eye tracking pourrait aussi servir à suivre l’efficacité du traitement proposé, en facilitant l’observation de la stabilité ou de la progression des troubles oculomoteurs avec le temps.</p>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Aujourd’hui, il existe une quinzaine de traitements, ce qui rend possible une médecine personnalisée. Mais celle-ci pourrait l’être encore plus si nous découvrons des marqueurs visuels permettant de mieux caractériser la sévérité et le risque d’une évolution défavorable. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Grand angle : L&#039;oeil pour dépister la sclérose en plaques by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713651&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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		<item>
		<title>Rétinoblastome</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/retinoblastome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lamirand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:44:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Pédiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14310</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rétinoblastome : une maladie rare sévère, mais des traitements efficaces.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-maladie-rare-severe-mais-des-traitements-efficaces">Une maladie rare sévère, mais des traitements efficaces.</h2>



<p>Experte : <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/christina-stathopoulos/">Dre Christina Stathopoulos</a>, médecin adjointe, responsable de l’<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/oncologie-oculaire-pediatrique/">unité d’oncologie oculaire pédiatrique</a> à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="943" height="821" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Fiche-maladie_retinoblastome.jpg" alt="Schéma de l'oeil représentant le rétinoblastome" class="wp-image-14346" style="width:591px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Fiche-maladie_retinoblastome.jpg 943w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Fiche-maladie_retinoblastome-300x261.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Fiche-maladie_retinoblastome-768x669.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 943px) 100vw, 943px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-description">Description </h3>



<p>Le rétinoblastome est un cancer de l’œil souvent diagnostiqué avant l’âge de 3 ans. Avec cinq à six nouveaux cas par an en Suisse, le rétinoblastome est une une maladie rare. Causé par une mutation du gène <em>RB1</em> sur le chromosome 13, il se développe dans la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> encore immature et peut affecter un œil ou les deux yeux. Non traité, il conduit à la destruction de la vue et engage le pronostic vital. Ses formes héréditaires sont associées à un risque accru d’autres cancers, comme le pinéaloblastome (tumeur de la glande pinéale, située dans le cerveau). À l’inverse, prise en charge tôt, la maladie se soigne bien, avec un taux de survie à cinq ans, supérieur à 95 %.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-symptomes-du-retinoblastome">Symptômes du rétinoblastome</h3>



<p>Les signes les plus fréquents du rétinoblastome sont le reflet blanchâtre de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/pupille/">pupille</a> (ou œil de chat) appelé « leucocorie » et le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/strabisme/">strabisme</a>. D’autres symptômes, comme une baisse de la vision, un œil rouge ou une buphtalmie (un œil devient plus gros que l’autre) peuvent également annoncer la maladie. Le diagnostic est généralement posé avec un examen du fond d’œil dilaté. Indolore, il se réalise dès le moindre doute. En effet, une prise en charge précoce est essentielle afin d’éviter les complications de ce cancer agressif, mais aussi de maximiser les chances de préserver l’œil, voire la vision.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-traitement-du-retinoblastome">Traitement du rétinoblastome</h3>



<p>La prise en charge du rétinoblastome se veut multidisciplinaire et requiert donc la coordination de plusieurs spécialistes (oncologues pédiatres, anesthésiste pédiatres, etc.). Le choix du traitement dépend de la taille et également de la localisation de la tumeur. Les thérapies comprennent la chimiothérapie (intraveineuse, intra-artérielle ou encore intraoculaire), les traitements dits « focaux » (laser, cryothérapie) ou encore les plaques radioactives. Les informations génétiques de la tumeur désormais accessibles via un simple prélèvement de l’humeur aqueuse (liquide situé entre l’iris et la cornée) promettent de développer des traitements personnalisés plus efficaces dans le futur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Fiche maladie : Rétinoblastome by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713660&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le vitré</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/vitre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Bonvin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:44:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14306</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le vitré (ou corps vitré) est la substance gélatineuse transparente qui remplit l’espace entre le cristallin (la « lentille » de l’œil) et la rétine (la membrane qui capte la lumière, située au fond de l’œil).</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/vitre/">Le vitré</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-structure-essentielle-a-la-vision-le-vitre-confere-a-l-oeil-sa-forme-arrondie">Structure essentielle à la vision, le vitré confère à l’œil sa forme arrondie.</h2>



<p><strong>Le vitré (ou corps vitré) est la substance gélatineuse transparente qui remplit l’espace entre le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a> (la « lentille » de l’œil) et la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> (la membrane qui capte la lumière, située au fond de l’œil). Il représente environ deux tiers du volume total de l’œil et se compose à 99 % d’eau. Le 1 % restant contient notamment du collagène et de l’acide hyaluronique, qui expliquent sa texture gélatineuse.</strong></p>



<p>Le vitré joue d’abord un rôle clé pendant le développement embryonnaire. À ce stade, il contient des vaisseaux sanguins temporaires qui assurent l’apport en nutriments au cristallin et à la rétine, encore en cours de formation. Au fil du développement, ces vaisseaux disparaissent progressivement, laissant place au vitré définitif. Le vitré sert alors à soutenir la structure de l’œil, et notamment à lui conférer sa forme arrondie. Le fait qu’il soit entièrement transparent permet à la lumière de le traverser sans obstacle pour atteindre la rétine, située au fond de l’œil.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le risque du décollement postérieur du vitré</h3>



<p>Autour de la cinquantaine, la composition du vitré se modifie et tend à se liquéfier. C’est la raison pour laquelle il arrive que le vitré se désolidarise de la rétine, à laquelle il est fortement rattaché par sa partie arrière. C’est ce qu’on appelle un décollement postérieur du vitré. Ce dernier passe parfois inaperçu, mais peut aussi s’accompagner de symptômes visuels caractéristiques justifiant une consultation médicale. Les plus fréquents sont les fameuses « <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/je-vois-des-mouches/">mouches volantes</a> », de petites formes qui semblent flotter dans le champ de vision. Ces manifestations sont liées à la liquéfaction progressive du vitré, qui laisse apparaître des particules projetant des ombres sur la rétine. Des éclairs lumineux peuvent également être perçus. Ils sont dus à la traction du vitré sur la rétine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="997" height="771" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Zoom.jpg" alt="Schéma de l'oeil représentant le vitré qui se décolle de la rétine." class="wp-image-14308" style="width:493px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Zoom.jpg 997w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Zoom-300x232.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Zoom-768x594.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 997px) 100vw, 997px" /><figcaption class="wp-element-caption">Schéma de l&rsquo;œil représentant le vitré qui se décolle de la rétine.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Consulter sans attendre</h3>



<p>« Le décollement du vitré n’entraîne généralement pas de complications, explique la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/jelena-potic/">Dre Jelena Potic</a>, cheffe de clinique à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>. Mais en se détachant, il tire parfois sur la rétine, ce qui peut provoquer une déchirure rétinienne, laquelle peut ensuite évoluer vers un <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/decollement-de-la-retine/">décollement de rétine</a>. Une prise en charge rapide est alors indispensable. » C’est pourquoi nous recommandons fortement de consulter un ou une ophtalmologue dès la survenue de symptômes comme ces mouches volantes ou ces éclairs lumineux, en particulier si l’on remarque l’apparition soudaine d’un voile ou d’une ombre en périphérie du champ de vision. Ces manifestations peuvent être le signe qu’une déchirure de la rétine s’est produite, augmentant le risque de développer un décollement de la rétine. Il s’agit alors d’une urgence médicale : non traitée, cette lésion peut causer une perte de vision irréversible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Peut-on prendre soin de son vitré ?</h3>



<p>Il n’est pas possible d’agir directement sur le vitré, ni de prévenir sa liquéfaction naturelle. En revanche, il est essentiel de le surveiller régulièrement par des contrôles ophtalmologiques annuels, avec dilatation des pupilles. Il est aussi recommandé de consulter rapidement en cas de modification de la vision (mouches volantes, éclairs lumineux, voile, etc.) ou après un traumatisme oculaire, même léger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Zoom : Le vitré by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713648&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Grossesse et allaitement : quels impacts sur la vision ?</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/grossesse-allaitement-impacts-vision/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elisabeth Gordon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:43:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les changements hormonaux ainsi que la rétention d’eau qui accompagnent parfois la grossesse peuvent modifier la vision. Mais ces changements sont le plus souvent bénins et réversibles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-tour-d-horizon-de-troubles-le-plus-souvent-transitoires">Tour d’horizon de troubles le plus souvent transitoires.</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_Prevention.jpg" alt="Photo d'une femme enceinte" class="wp-image-14303" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_Prevention.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_Prevention-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_Prevention-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p><strong>Les changements hormonaux ainsi que la rétention d’eau qui accompagnent parfois la grossesse peuvent modifier la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/vision-age-depistage/">vision</a>. Mais ces changements sont le plus souvent bénins et réversibles.</strong></p>



<p>Quand elles sont enceintes, certaines femmes voient flou ou ont l’impression que leurs lunettes ne corrigent plus suffisamment leur vue. Le phénomène est courant et n’a rien d’inquiétant. La grossesse et l’allaitement peuvent modifier la vision, mais de manière temporaire.</p>



<p>C’est bien connu, la grossesse chamboule la physiologie féminine. Elle provoque en particulier un bouleversement hormonal et entraîne souvent une rétention d’eau. Comme il le fait au niveau des chevilles ou des jambes, cet excès de liquide fait gonfler le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a>. Il épaissit aussi la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/cornee/">cornée</a> et accentue sa courbure, ce qui a pour conséquence, chez les femmes porteuses de lunettes, « de modifier la correction apportée par les verres », précise la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/morgane-udry/">Dre Morgane Udry</a>, médecin hospitalière à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>. Ainsi, le plus souvent, la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/myopie/">myopie</a> peut s’accentuer chez les femmes qui en souffrent, « mais chez certaines d’entre elles, elle diminue », note l’ophtalmologue. </p>



<p>De la même manière, l’hypermétropie (trouble lors duquel la personne est capable de bien voir de près comme de loin, mais au prix d’un effort engendrant une <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/fatigue-visuelle/">fatigue visuelle</a>) peut aussi augmenter ou à l’inverse s’atténuer. Quant aux femmes qui portent des verres de contact, « elles les tolèrent moins bien, car elles ont l’impression que leurs <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/28/choisir-lentilles-contact/">lentilles</a> sont mal ajustées », poursuit l’experte.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-apres-quelques-mois">Après quelques mois</h3>



<p>Fait rassurant : quelques mois après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, tout rentre généralement dans l’ordre chez les femmes concernées, qui retrouvent la vision qu’elles avaient auparavant. C’est pour cette raison que « la chirurgie réfractive <em>(servant par exemple à corriger la myopie, ndlr)</em> est contre-indiquée pendant la grossesse », souligne la Dre Udry.</p>



<p>Qu’en est-il pour l’accouchement ? On entend souvent dire que les efforts de poussée qui accompagnent l’accouchement par voie basse peuvent provoquer un <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/decollement-de-la-retine/">décollement de la rétine</a> chez les femmes ayant une forte myopie. Plusieurs études ayant démenti cette croyance, la césarienne ne s’impose plus pour cette raison.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-signes-qui-doivent-alerter">Des signes qui doivent alerter</h3>



<p>Mais la vigilance est de mise durant la grossesse : « En cas de changement rapide de leur vision, les femmes enceintes doivent consulter leur ophtalmologue », recommande la spécialiste. L’objectif est de s’assurer qu’elles ne sont pas atteintes de prééclampsie, une complication rare mais sévère de la grossesse qui peut se manifester par une vision floue, l’apparition de « <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/je-vois-des-mouches/">mouches</a> » dans les yeux ou de flash lumineux.</p>



<p>À noter également que les fluctuations hormonales liées à la grossesse peuvent réduire la production de larmes. Cela entraîne une sécheresse oculaire se traduisant par des yeux qui piquent ou démangent et « rend le port des lentilles de contact plus inconfortable », indique la spécialiste. Par ailleurs, la peau autour des yeux peut se pigmenter, en raison de l’accroissement de la production d’une hormone, la mélanine. Ce phénomène, nommé le mélasma, « touche surtout les femmes ayant une peau particulièrement pigmentée », précise la Dre Udry.</p>



<h4 class="wp-block-heading">En cas de diabète</h4>



<p>Pour les femmes souffrant de <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/yeux-diabete/">diabète</a>, les impacts visuels sont plus importants. D’une manière générale, cette maladie peut engendrer des complications oculaires, notamment provoquer une rétinopathie diabétique. « La grossesse accroît ce risque, prévient la Dre Morgane Udry, médecin hospitalière à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Une vigilance accrue s’impose pour les futures mères qui sont dans ce cas, car si elle n’est pas prise en charge, la rétinopathie diabétique peut provoquer des dommages visuels permanents. » Le risque d’atteintes oculaires est en revanche moindre pour les femmes qui souffrent d’un diabète dit « gestationnel », autrement dit lié à la grossesse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Prévention : Grossesse et allaitement, quels impacts sur la vision ? by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713654&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’ophtalmologie au fil des siècles</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/ophtalmologie-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:42:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
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		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ophtalmologie est l’une des spécialités médicales les plus anciennes. Sans doute car le soin de l’œil, organe à la fois petit et isolé, a très vite requis des instruments spécifiques et une dextérité particulière. En Suisse, la Fondation Asile des aveugles a été pionnière dans la prise en charge des personnes atteintes dans leur vision, grâce notamment à des experts de renom comme Frédéric Recordon, Jules Gonin ou Claude Gailloud, entre autres.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-soigner-les-yeux-une-priorite-depuis-la-nuit-des-temps">Soigner les yeux, une priorité depuis la nuit des temps.</h2>



<p><strong>L’ophtalmologie est l’une des spécialités médicales les plus anciennes. Sans doute car le soin de l’œil, organe à la fois petit et isolé, a très vite requis des instruments spécifiques et une dextérité particulière. En Suisse, la <a href="https://asiledesaveugles.ch/">Fondation Asile des aveugles</a> a été pionnière dans la prise en charge des personnes atteintes dans leur vision, grâce notamment à des experts de renom comme <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/frederic-recordon/">Frédéric Recordon</a>, <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/jules-gonin/">Jules Gonin</a> ou <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/05/22/hommage-professeur-claude-gailloud/">Claude Gailloud</a>, entre autres.</strong></p>



<p>Incontournables aujourd’hui, les spécialités médicales sont relativement récentes. Ce n’est en effet qu’au 19<sup>e</sup> siècle qu’apparaissent des chaires spécialisées dans les universités et les hôpitaux. La première officiellement dédiée à l’ophtalmologie est attribuée au Dr Joseph Barth à l’Université de Vienne, en Autriche. Actif entre la fin du 18<sup>e</sup> et le début du 19<sup>e</sup> siècle, il est souvent considéré comme le premier professeur d’ophtalmologie. À Genève, l’enseignement de cette discipline a débuté en 1875 et à Lausanne en 1896.</p>



<p>Et pourtant, les yeux ont fait l’objet d’une attention particulière dès l’Antiquité. Le monde arabe, mais également les Grecs et les Romains se sont alors intéressés à la vision et l’ont étudiée. « Au Moyen Âge, la prise en charge de la santé visuelle était le fait de différentes personnes. Certaines proposaient des onguents et des collyres pour traiter les « douleurs aux yeux », alors que d’autres sillonnaient les régions pour opérer la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/operation-de-la-cataracte/">cataracte</a>. Ces chirurgiens itinérants, des hommes qui se formaient souvent sur le tas, développaient des compétences spécifiques, ce qui leur permettait d’être des spécialistes avant l’heure », explique Philip Rieder, maître d’enseignement et de recherche à l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiauZebtaaRAxWCxAIHHcAqDhkQFnoECE4QAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.unige.ch%2F&amp;usg=AOvVaw0Ez2e3jx7NopeZ0GHv8lh0&amp;opi=89978449">Université de Genève</a>. </p>



<p>Et d’ajouter : « On compte parmi eux le fameux chevalier Taylor, au 18<sup>e</sup> siècle. » Car ces différents opérateurs nomades n’ont pas toujours eu le succès escompté. Cet Anglais est en effet devenu tristement célèbre pour avoir opéré Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel et les avoir rendus aveugles ! « Avant l’apparition des premières universités en Europe au 18<sup>e</sup> siècle, ces praticiens acquéraient leur savoir-faire directement sur les patients et patientes volontaires. L’invention de l’ophtalmoscope, qui sert à observer l’intérieur de l’œil, a ensuite rendu indispensable la formation de spécialistes capables de le maîtriser », poursuit l’historien. Cet outil a été inventé en 1851 par Hermann von Helmholtz, physicien et médecin allemand.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Rieder_Philip.png" alt="Philip Rieder, Maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Genève" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Philip Rieder</strong>

              <p>Maître d&rsquo;enseignement et de recherche à l&rsquo;Université de Genève</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>À noter que, bien avant, certains pionniers avaient déjà mis au point des techniques pour traiter les yeux. À l’instar de Wilhelm Fabry (1560-1634), un autre chirurgien allemand, célèbre pour ses innovations médicales et notamment pour la création d’un dispositif permettant d’opérer les tumeurs oculaires. Il pratiquait à Payerne, Lausanne et Berne. Le Français Jacques Daviel (1693-1762), opérateur itinérant, s’est quant à lui fait connaître pour sa technique d’extraction du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="851" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1024x851.jpg" alt="Der Junge Augenartz (Le jeune ophtalmologue), gravure d'Albert Hendschel, 1872" class="wp-image-14284" style="width:585px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1024x851.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-300x249.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-768x638.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1536x1276.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-2048x1701.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Der Junge Augenartz (Le jeune ophtalmologue), gravure d&rsquo;Albert Hendschel, 1872</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Lausanne, fief de l’ophtalmologie</h3>



<p>Au cours de cette évolution, la capitale vaudoise a joué un rôle important dans le développement de l’ophtalmologie. Ce n’est ainsi pas un hasard si son avenue Recordon – en hommage à Frédéric Recordon, pionnier de la santé des yeux – n’est pas très loin de l’avenue de France, où se trouve l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, établissement qui abrite aujourd’hui toutes les spécialités de l’ophtalmologie ainsi qu’une policlinique et un centre d’urgence.</p>



<p>Petit rappel des faits au sujet de ce personnage illustre. Frédéric Recordon, né à Rances en 1811, part étudier la médecine en Allemagne. « À l’époque, il n’y avait pas d’université à Lausanne et encore moins de spécialités médicales telles qu’on les connaît aujourd’hui. Durant ses études à Heidelberg, le jeune homme s’intéresse à la santé des yeux. Lors de son retour à Lausanne, il souhaite mettre ses connaissances au service de la population », explique le Dr Nicolas Ducrey, ancien directeur médical adjoint de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et créateur du <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwj6v56BtqaRAxXY2wIHHeDaLm8QFnoECBcQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fmusee-oeil.ch%2F&amp;usg=AOvVaw3T_q8NR1P0i5n0JDglkTVm&amp;opi=89978449">Musée de l’œil</a>, à Lausanne. Il y fera deux rencontres déterminantes. La première porte le nom d’<a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/elisabeth-jane-de-cerjat/">Élisabeth Jeanne de Cerjat</a>. Cette femme issue de la noblesse est opérée de la cataracte en Allemagne, où elle entend parler du Dr Recordon, rentré au pays. Souhaitant profiter d’un suivi près de chez elle, elle le contacte&#8230; </p>



<p>La seconde est un personnage qui, lui aussi, va jouer un rôle décisif pour la santé oculaire de la population vaudoise : <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/william-haldimand/">William Haldimand</a>. « Frédéric Recordon avait les connaissances et Élisabeth de Cerjat la motivation de faire profiter la population des soins d’ophtalmologie dont elle souhaitait également elle-même bénéficier à Lausanne. Il ne manquait plus qu’une personne disposant des fonds pour lancer la création d’un centre dédié au traitement des affections oculaires, ainsi qu’à la prise en charge des personnes souffrant de handicap visuel. Banquier rentré d’Angleterre avec une fortune conséquente, William Haldimand injectera les fonds nécessaires. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Ducrey_2024-copie.png" alt="Dr Nicolas Ducrey, Ancien directeur adjoint de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Nicolas Ducrey</strong>

              <p>Ancien directeur adjoint de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>En 1843, la Fondation Asile des aveugles est créée et permet, l’année suivante, l’ouverture d’un bâtiment abritant au rez-de-chaussée les locaux dans lesquels officiait le Dr Recordon et au premier étage un lieu d’accueil pour les jeunes aveugles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La découverte de Jules Gonin</h3>



<p>« Frédéric Recordon poursuivait également un but philanthropique en opérant gratuitement les personnes dans la pauvreté. Sans oublier que c’était la première fois que les aveugles avaient un lieu qui leur était destiné, le volet social manquant cruellement à Lausanne à cette époque », précise le Dr Ducrey. Au fil des années, la demande en soins ophtalmologiques augmentant rapidement, des agrandissements deviennent nécessaires. Un autre bâtiment est acheté pour héberger les personnes aveugles et malvoyantes et un internat prend en charge les enfants atteints dans leur vision.</p>



<p>En 1890, la création de l’Université de Lausanne offre un nouvel essor à la discipline avec la naissance d’une chaire en ophtalmologie qu’occupe alors <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2019/05/22/portrait-dhistoire-marc-dufour/">Marc Dufour</a>. Parmi ses élèves figure le Lausannois Jules Gonin, né en 1870. « En 1896, ce dernier devient adjoint du Pr Dufour à l’Hôpital ophtalmique. Si son nom a été donné à l’établissement actuel, c’est parce qu’il a contribué à faire rayonner l’ophtalmologie lausannoise à l’échelle internationale. Le Dr Gonin est parvenu à identifier les causes du décollement de rétine, mais également à en proposer le traitement. Il est rare dans l’histoire de la médecine qu’une même personne découvre à la fois l’origine d’une pathologie et la manière de la soigner. Les spécialistes de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2019/05/22/portrait-dhistoire-marc-dufour/">rétine</a>, de Suisse comme de l’étranger, sont alors venus à Lausanne pour voir comment le Dr Gonin traitait ces lésions », détaille le Dr Ducrey.</p>



<p>Jules Gonin décède brusquement en 1935, mais la réputation de l’ophtalmologie lausannoise a persisté grâce à toutes les personnes engagées qui lui ont succédé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-696x1024.jpg" alt="Jules Gonin (1870-1935)" class="wp-image-14286" style="width:354px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-696x1024.jpg 696w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-204x300.jpg 204w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-768x1130.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-1044x1536.jpg 1044w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-1392x2048.jpg 1392w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-scaled.jpg 1740w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jules Gonin (1870-1935)</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Le traitement de la cataracte au fil des siècles</h3>



<p>Ce vieillissement naturel du cristallin était déjà opéré dans l’Antiquité, mais les techniques n’ont cessé de s’améliorer.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Barrali_Matthieu-14.png" alt="Dr Matthieu Barrali, Responsable de la policlinique" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Matthieu Barrali</strong>

              <p>Responsable de la policlinique et des urgences de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>Pour rappel, lorsque le cristallin (lentille située derrière l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a>) s’épaissit et s’opacifie, on parle de cataracte. « Il ne s’agit pas d’une maladie mais d’un processus naturel débutant dès la quarantaine avec tout d’abord un durcissement du cristallin qui devient ensuite de plus en plus opaque », explique le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/matthieu-barrali/">Dr Matthieu Barrali</a>, responsable de la policlinique et des urgences de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Ce processus inévitable est décrit depuis l’Antiquité. Pour en traiter les méfaits, les Égyptiens repoussaient le cristallin au fond de l’œil à l’aide d’une tige de roseau. Appelée « couching », cette méthode rendait la vision moins trouble. Cette technique a perduré pendant près de 2000 ans. </p>



<p>Au 18<sup>e</sup> siècle, une avancée majeure est faite grâce au Français Jacques Daviel, qui propose de retirer le cristallin plutôt que de le repousser. « Pour cela, la cornée était ouverte, ce qui fragilisait l’œil, puis le cristallin et sa capsule étaient enlevés. Cette technique avait un effet délétère sur la réfraction, car le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a> permet l’accommodation de près. Les personnes ainsi opérées devaient porter des lunettes avec une forte correction et étaient plus à risque d’un décollement de rétine », poursuit le Dr Barrali. Puis au fil des ans, les techniques s’améliorent et la capsule est conservée, limitant les risques d’infection et de décollement de rétine. En 1949, une révolution se produit avec la pose du premier implant intraoculaire, en Grande-Bretagne, qui remplace directement le cristallin et supprime le recours à des verres épais.</p>



<p>Depuis, les progrès se sont accélérés. Aujourd’hui, l’opération se fait par de petites incisions dans la cornée. Grâce aux ultrasons, le cristallin est liquéfié, aspiré, puis remplacé par un implant souple. « L’intervention, qui ne dure qu’une dizaine de minutes, permet de retrouver rapidement une vision nette. Réalisée en ambulatoire, elle se déroule désormais le plus souvent sous anesthésie locale, alors qu’autrefois, elle demandait une anesthésie générale et plusieurs jours d’hospitalisation », conclut le spécialiste.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques illustres médecins de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</h4>



<p>L’institution lausannoise a acquis une réputation d’excellence en Suisse, comme à l’étranger. Elle la doit notamment à des pionniers qui ont permis des avancées médicales majeures. Voici trois d’entre eux présentés par le Dr Georges Klainguti, ancien médecin-chef à Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et strabologue (spécialiste de la prise en charge du strabisme).</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Streiff_Bernardo-copie.png" alt="Pr Bernardo Streiff" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Prof. Bernardo Streiff</strong>

          </div>
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<p>Le Pr Bernardo Streiff prend les commandes de l’Hôpital ophtalmique après le départ de Marc Amsler pour Zurich en 1944. Ce dernier avait lui-même dirigé l’institution au décès de Jules Gonin, en 1935. « Le Pr Streiff a marqué les esprits par ses grandes qualités humaines et scientifiques. Ayant grandi en Italie, il a engagé des médecins transalpins créant ainsi une filière de recrutement de patientes et patients italiens. Il ne se passait pas un jour sans que l’on entende parler italien dans les couloirs de l’hôpital », se souvient le Dr Georges Klainguti, ancien médecin-chef à Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</p>



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  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/M_Gailloud.png" alt="Pr Claude Gailloud" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Prof. Claude Gailloud</strong>

          </div>
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<p>Le Pr Claude Gailloud succède au Pr Streiff en 1978. « Il a su s’entourer de collaborateurs et collaboratrices qui ont développé toutes les sous-branches de l’ophtalmologie. Il a ainsi modernisé l’hôpital pendant une période de grandes découvertes. Grâce à lui, l’Hôpital ophtalmique de Lausanne est devenu le plus dynamique de Suisse et son excellence reconnue au-delà des frontières », ajoute le Dr Klainguti. Parmi les médecins qui ont brillé sous la direction du Pr Gailloud, il faut citer le Pr Michel Gonvers. « Il s’est formé aux États-Unis en vitrectomie, une opération qui consiste à enlever le vitré pour pouvoir accéder à la rétine. Aujourd’hui, cette technique est courante mais Michel Gonvers l’a introduite à Lausanne où il a également été le premier à implanter un cristallin artificiel », poursuit le strabologue.</p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Leonidas_Zografos_.png" alt="Pr Leonidas Zografos" loading="lazy">
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      <strong>Prof. Leonidas Zografos</strong>

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<p>Le Pr Gailloud prend sa retraite en 1996. Lui succède le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/06/23/leonidas-zografos/">Pr Leonidas Zografos</a>, qui dirigera l’Hôpital ophtalmique jusqu’en 2013. « Il a développé un pôle d’excellence dans le traitement des tumeurs oculaires en utilisant la physique nucléaire en partenariat avec l’Institut Paul Scherrer à Villiggen. Il s’est formé aux États-Unis et, pendant longtemps, Lausanne était le seul endroit en Europe où cette technique était disponible. Un grand nombre de patientes et patients étrangers – principalement atteints de mélanome choroïdien –venaient se faire soigner dans la capitale vaudoise, ajoute le Dr Klainguti. Le Pr Zografos a aussi œuvré au développement du traitement du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/retinoblastome/tout-savoir-sur-le-retinoblastome/">rétinoblastome</a> chez les jeunes enfants. Enfin, c’est sous son ère que l’hôpital s’est agrandi et qu’un nouveau bloc opératoire, plus grand et moderne, a été aménagé. »</p>



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<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Dossier : L&#039;ophtalmologie au fil des siècles by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713672&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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