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	<title>Santé - Entrevoir</title>
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	<description>Le blog de la Fondation Asile des aveugles</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2026 07:24:11 +0000</lastBuildDate>
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		<title>BIOphtalMICS : une biobanque numérique au service de la recherche oculaire</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/29/biophtalmics-biobanque-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Muriel Faienza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:20:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Fondation Asile des aveugles lance un projet ambitieux pour cartographier les grandes maladies oculaires à l'échelle moléculaire. Soutenu par la Loterie Romande, BIOphtalMICS réunit des chercheurs, des cliniciens et une startup innovante autour d'une vision commune : mieux comprendre, prédire et traiter les maladies des yeux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="http://asile-aveugles.ch">La Fondation Asile des aveugles</a> lance un projet ambitieux pour cartographier les grandes maladies oculaires à l&rsquo;échelle moléculaire. Soutenu par la Loterie Romande, BIOphtalMICS réunit des chercheurs, des cliniciens et une startup innovante autour d&rsquo;une vision commune : mieux comprendre, prédire et traiter les maladies des yeux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-les-maladies-oculaires-a-l-echelle-moleculaire"><strong>Comprendre les maladies oculaires à l&rsquo;échelle moléculaire</strong></h2>



<p>Pourquoi certaines personnes développent-elles une dégénérescence maculaire liée à l&rsquo;âge alors que d&rsquo;autres non ? Pourquoi un traitement fonctionne-t-il chez certains patients mais pas chez d&rsquo;autres ? Pour répondre à ces questions, il faut regarder au-delà de ce que révèle une simple consultation : il faut analyser les maladies oculaires à l&rsquo;échelle des molécules, des gènes et des cellules.</p>



<p>C&rsquo;est précisément l&rsquo;ambition du projet BIOphtalMICS, le prolongement numérique de la biobanque institutionnelle de l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>. Son objectif : dresser une cartographie fine des principales pathologies oculaires — <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/09/09/dmla-implant/">dégénérescence maculaire liée à l&rsquo;âge (DMLA)</a>, <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2020/12/02/retinopathie-diabetique/">rétinopathie diabétique</a>, dystrophies cornéennes, <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/06/01/decollement-retine/">décollements rétiniens</a> et tumeurs oculaires, entre autres — en exploitant les données biologiques issues d&rsquo;échantillons déjà collectés au sein de l&rsquo;hôpital.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-biobanque-numerique-bien-plus-qu-une-simple-base-de-donnees"><strong>Une biobanque numérique : bien plus qu&rsquo;une simple base de données</strong></h2>



<p>Au cœur du projet se trouve une biobanque numérique, une infrastructure qui centralise et organise des données biologiques complexes issues de biopsies variées : humeur aqueuse (le liquide à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;œil), sang, larmes, tissus oculaires. Ces prélèvements, réalisés par les médecins de l’Hôpital dans le cadre d’interventions au bloc opératoire ou de soins plus courants, sont transformés en informations précieuses : données génétiques, protéines, métabolites, et bien d&rsquo;autres encore.</p>



<p>L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de stocker ces données, mais de les mettre en relation pour en extraire des connaissances utiles. C&rsquo;est là que réside l&rsquo;aspect novateur du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-avatars-biologiques-un-jumeau-numerique-pour-chaque-patient"><strong>Les avatars biologiques : un jumeau numérique pour chaque patient</strong></h2>



<p>L&rsquo;une des caractéristiques les plus innovantes de BIOphtalMICS est la création d&rsquo;avatars biologiques. Cette technologie, encore peu connue du grand public, consiste à construire un modèle virtuel de la biologie d&rsquo;un patient ou d’une patiente à partir de l&rsquo;ensemble de ses données moléculaires — un peu comme un « jumeau numérique » biologique.</p>



<p>Concrètement, cet avatar ne ressemble pas à un personnage de jeu vidéo&nbsp;! C&rsquo;est une représentation informatique des processus biologiques propres à chaque individu. Il permet de simuler comment une maladie est susceptible d&rsquo;évoluer, comment un patient pourrait répondre à un traitement existant ou expérimental, ou encore quels facteurs de risque le rendent plus vulnérable à une pathologie donnée. Pour les équipes de recherche et les médecins, c&rsquo;est un outil puissant pour poser des questions scientifiques et obtenir des réponses sans nécessiter de nouveaux prélèvements à chaque fois.</p>



<p>Cette nouvelle approche de la biobanque est rendue possible grâce à une collaboration avec la startup <a href="https://twinedgebio.com/">TwinEdge Bioscience</a>, qui apporte son expertise en bio-informatique pour intégrer et analyser ces données complexes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1008" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1008x1024.png" alt="Schéma du projet BIOphtalMICS. " class="wp-image-14570" style="aspect-ratio:0.9843810081848644;width:508px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1008x1024.png 1008w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-295x300.png 295w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-768x780.png 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766-1512x1536.png 1512w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Copy-of-Avatar-3-scaled-e1777446976766.png 1865w" sizes="(max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-entre-chercheurs-cliniciens-et-startup"><strong>Une collaboration entre chercheurs, cliniciens et startup</strong></h2>



<p>BIOphtalMICS illustre le modèle de recherche que la Fondation Asile des aveugles souhaite promouvoir : celui de la collaboration étroite entre équipes de recherche académiques, médecins au quotidien dans la clinique et entreprises innovantes. Les équipes de la Fondation apportent leur expertise en ophtalmologie et des années de prélèvements biologiques soigneusement conservés. TwinEdge Bioscience fournit de son côté les outils bio-informatiques nécessaires pour donner du sens à ces données à grande échelle.</p>



<p>Le projet s&rsquo;appuie également sur les plateformes technologiques de la <a href="https://www.unil.ch/fbm/fr/home.html">Faculté de biologie et de médecine de l&rsquo;UNIL</a>, ainsi que sur des infrastructures nationales reconnues comme la <a href="https://swissbiobanking.ch/">Swiss Biobanking Platform</a> et le Centre lémanique de séquençage. Ces connexions garantissent non seulement la qualité scientifique des données, mais aussi leur interopérabilité, c&rsquo;est-à-dire la capacité à les partager et à les utiliser au-delà des murs de l&rsquo;Hôpital ophtalmique lausannois, dans d&rsquo;autres contextes cliniques ou de recherche en Suisse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-concret-pour-les-patients"><strong>Un impact concret pour les patients</strong></h2>



<p>À terme, BIOphtalMICS permettra aux différents groupes de recherche de répondre rapidement à une large gamme de questions cliniques touchant à la prédisposition aux maladies oculaires, à leur évolution naturelle et à la réponse aux traitements existants ou en développement.</p>



<p>Ce type de recherche dite translationnelle — qui fait le lien entre la science fondamentale et la pratique médicale — est au cœur de la mission de la Fondation. En dotant ses équipes d’une biobanque numérique enrichie d&rsquo;avatars biologiques, la Fondation Asile des aveugles entend renforcer durablement la portée scientifique de sa recherche, au bénéfice direct des patients.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chf-800-000-pour-une-recherche-d-avenir"><strong>CHF 800 000 pour une recherche d’avenir</strong></h2>



<p>BIOphtalMICS a reçu un financement de près de CHF 800 000 de la <a href="https://soutien-loro.ch/fr">Loterie Romande</a>, témoignant de la confiance accordée à la démarche scientifique portée par les équipes de la Fondation.</p>



<p>Conçue pour grandir, cette infrastructure vivante est portée par les chercheuses et chercheurs et les médecins dont les prélèvements quotidiens constituent la matière première de la science ophtalmique de demain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’intelligence artificielle au service de l’ophtalmologie</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/intelligence-artificielle-ophtalmologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intelligence artificielle (IA) a contribué à de nombreuses avancées en ophtalmologie ces dernières années. La Dre ès sc. Ciara Bergin, chief data officer à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, revient sur l’importance de ces outils, mais aussi sur ce qui en empêche actuellement un déploiement plus large.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-aide-precieuse-autant-pour-les-soins-que-pour-la-recherche">Une aide précieuse autant pour les soins que pour la recherche.</h2>



<p><strong>L’intelligence artificielle (IA) a contribué à de nombreuses avancées en ophtalmologie ces dernières années. La <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/ciara-bergin/">Dre ès sc. Ciara Bergin</a>, chief data officer à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, revient sur l’importance de ces outils, mais aussi sur ce qui en empêche actuellement un déploiement plus large.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Grand-Angle.jpg" alt="La Dre ès sc. Ciara Bergin, chief data officer à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin nous parle de l'importance de l'intelligence artificielle en ophtalmologie. " class="wp-image-14455" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Grand-Angle.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Grand-Angle-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Grand-Angle-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 860px) 100vw, 860px" /><figcaption class="wp-element-caption">La Dre ès sc. Ciara Bergin, chief data officer à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-types-de-programmes-d-intelligence-artificielle-sont-apparus-en-ophtalmologie"><strong>Quels types de programmes d’intelligence artificielle sont apparus en ophtalmologie ?</strong></h3>



<p>L’ophtalmologie a été pionnière dans ce domaine puisque le premier dispositif médical utilisant l’IA était un programme permettant de dépister la rétinopathie diabétique, une complication oculaire du diabète. Nous l’avons utilisé pendant plusieurs années à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. D’autres applications d’aide au diagnostic ont été développées depuis, pour d’autres maladies, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/dmla-degenerescence-maculaire-liee-a-lage/">DMLA</a>). Ces outils sont rapides et très performants. Ils contribuent notamment à libérer du temps que les équipes soignantes utilisent pour se concentrer sur les cas les plus graves. Cependant, des obstacles subsistent à une utilisation à plus large échelle, par exemple la question de la rentabilisation de ces outils – dont la facturation n’est pas possible dans le système tarifaire actuel – ou celle de la responsabilité médicale. Tout cela nécessite des changements profonds et complexes qui vont prendre du temps.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-l-ia-peut-elle-etre-utile-aussi-au-quotidien-en-cas-de-malvoyance"><strong>Comment l’IA peut-elle être utile aussi au quotidien en cas de malvoyance</strong><strong> ?</strong></h3>



<p>Il existe de nombreux outils qui aident les patients et les patientes avec des difficultés visuelles, par exemple pour se diriger, reconnaître les visages, identifier les couleurs ou encore décrire leur environnement. Mais ils sont souvent méconnus du public. Orienter les personnes vers les outils qui leur sont le mieux adaptés est l’une de nos missions. Mais sur les 367 000 personnes touchées par un déficit visuel en Suisse, seulement 12 % ont recours à un service de réadaptation visuelle, comme celui dont nous disposons à l’Hôpital ophtalmique. Nombre d’entre elles sont donc privées de ces aides technologiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-ia-generatives-telles-que-chatgpt-sont-en-plein-essor-que-pourraient-elles-apporter-a-la-medecine-dans-le-futur"><strong>Les IA génératives, telles que ChatGPT, sont en plein essor. Que pourraient-elles apporter à la médecine dans le futur</strong><strong> ?</strong></h3>



<p>Les applications sont nombreuses. Pour les patients et patientes, des chatbots basés sur des sources scientifiques fiables pourraient être très utiles dans le cadre de l’éducation thérapeutique, pour expliquer leur maladie et apporter des conseils de base. Pour les équipes soignantes, l’IA générative aiderait par exemple à la rédaction de comptes rendus, à condition de bien sécuriser l’environnement. Le défi est de concilier l’innovation avec l’exigence absolue de sécurité et de confidentialité des données de santé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vous-menez-vous-meme-des-projets-de-recherche-comment-l-ia-a-t-elle-fait-evoluer-le-quotidien-des-chercheurs-et-chercheuses"><strong>Vous menez vous-même des projets de recherche, comment l’IA a-t-elle fait évoluer le quotidien des chercheurs et chercheuses</strong><strong> ?</strong></h3>



<p>Nous vivons un moment un peu magique ! Les programmes d’IA nous font notamment gagner beaucoup de temps dans l’analyse et le traitement des données. Trouver des informations pertinentes dans des <a href="https://www.ophtalmique.ch/centre-de-recherche/plateformes/biobanque/">biobanques</a>, comme l’incontournable UK Biobank qui regroupe les données médicales de près de 80 000 personnes, est aujourd’hui vraiment rapide. Il en est de même pour exploiter les quelque 10 000 images ophtalmologiques de la cohorte lausannoise que l&rsquo;on appelle « <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/ophtalmolaus/">CoLaus</a> ». Mais, là encore, le challenge est de taille puisqu’il s’agit de produire de plus en plus de données – notamment via l’imagerie, mais aussi de les stocker, les archiver et les rendre disponibles, tout en respectant la confidentialité des patients et patientes.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bienvu! n°19 - Grand Angle : L&#039;intelligence artificielle au service de l&#039;ophtalmologie by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369958&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Chalazion</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/chalazion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Hygiène de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chalazion survient quand une glande de Meibomius est enflammée ou bouchée. De taille millimétrique, ces glandes sont situées dans la partie la plus dure de la paupière, au ras des cils. </p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/chalazion/">Chalazion</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-affection-le-plus-souvent-benigne">Une affection le plus souvent bénigne.</h2>



<p>Experte : <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/sarah-libert/">Dre Sarah Libert</a>, médecin responsable de l&rsquo;<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/chirurgie-oculoplastique/">unité d&rsquo;oculoplastie</a> à l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-description"><strong>Description</strong></h3>



<p>Le chalazion survient quand une glande de Meibomius est enflammée ou bouchée. De taille millimétrique, ces glandes sont situées dans la partie la plus dure de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/paupieres/">paupière</a>, au ras des cils. Chaque paupière en compte une cinquantaine. Essentiel, leur rôle vise à produire le meibum, une sécrétion huileuse qui empêche l’évaporation des larmes et garantit l’hydratation de l’œil. L’inflammation de cette glande aboutit à la formation d’une sorte de coque entraînant une stagnation du meibum. Cela cause potentiellement une prolifération bactérienne. Cette réaction a des causes variées : <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/conjonctivite-virale/">conjonctivite</a>, frottements excessifs des yeux, mais aussi rosacée ou acné.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="933" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-1024x933.jpg" alt="Schéma de l'œil" class="wp-image-14445" style="aspect-ratio:1.0975460373198318;width:508px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-1024x933.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-300x273.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-768x700.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie.jpg 1028w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-symptomes-du-chalazion"><strong>Symptômes</strong> du chalazion</h3>



<p>Le chalazion s’accompagne des signes classiques d’inflammation : rougeur, chaleur, douleur et gonflement. Ce dernier peut s’expliquer par une rétention d’eau et n’indique pas nécessairement une forme sévère ou une complication. En effet, les paupières ont tendance à enfler facilement. En cas d’infection bactérienne, du pus peut se former. Il faut alors consulter rapidement.</p>



<p>Lors de l’examen, la palpation est primordiale pour détecter la présence, dans la paupière, de la coque indurée caractéristique du chalazion. L’observation au microscope ophtalmique complète le diagnostic. Elle permet de visualiser l’orifice de la glande et d’évaluer l’aspect du meibum.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-traitement-du-chalazion"><strong>Traitement</strong> du chalazion</h3>



<p>La prise en charge du chalazion repose sur deux piliers. Le premier est l’apport de chaleur, à l’aide d’un gant de toilette par exemple, suivi immédiatement d’un massage appuyé de la <a href="https://www.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/04/Comment-soigner-mes-paupieres_WEB.pdf">paupière</a>. Cela aide à fluidifier le meibum et à faciliter son évacuation. Le second est l’application d’une pommade visant à réduire l’inflammation et à empêcher la prolifération bactérienne. Il est crucial de ne pas dissocier ces deux actions : la chaleur seule augmente l’inflammation, tandis que la pommade seule peut faire « bouchon ». Plus le traitement est commencé tôt, plus les chances de guérison rapide sont élevées : le chalazion peut ainsi régresser en deux à trois jours seulement.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Fiche maladie : Chalazion by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369961&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/chalazion/">Chalazion</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Protéger ses yeux des allergies</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/proteger-yeux-allergie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:43:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Hygiène de vue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démangeaisons, paupières gonflées, larmoiements : en présence d’allergènes, les yeux peuvent réagir de manière intense. La plupart du temps, cette réaction n’est pas grave et quelques gestes simples suffisent à apaiser les symptômes.</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/proteger-yeux-allergie/">Protéger ses yeux des allergies</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-limiter-les-risques-et-reagir-efficacement-face-aux-allergies">Limiter les risques et réagir efficacement face aux allergies.</h2>



<p><strong>Démangeaisons, paupières gonflées, larmoiements : en présence d’allergènes, les yeux peuvent réagir de manière intense. La plupart du temps, cette réaction face aux allergies n’est pas grave. De simples gestes suffisent alors à apaiser les symptômes.</strong></p>



<p>Un arbuste en fleurs, quelques poils de chat et voilà que les yeux se mettent à gratter, pleurer, voire gonfler. Ces symptômes sont les conséquences d’une inflammation brutale de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/conjonctivite-virale/">conjonctive</a>. C&rsquo;est la muqueuse qui recouvre le blanc de l’œil (la sclère) et l’intérieur des <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/paupieres/">paupières</a>. « Chez les personnes allergiques, la présence d’allergènes dans l’œil provoque une réaction locale d’hypersensibilité. Certaines cellules immunitaires, les mastocytes, libèrent alors en masse des petites bulles, appelées vésicules contenant notamment de l’histamine, une substance qui déclenche l’inflammation », explique la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/dilsah-korpe/">Dre Dilsah Körpe</a>, médecin assistante à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Prevention.jpg" alt="Photo d'un enfant qui se gratte les yeux à cause des allergies." class="wp-image-14436" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Prevention.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Prevention-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Prevention-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p>Cette inflammation provoque la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/08/30/blanc-oeil-rouge/">rougeur</a> et les démangeaisons. Elle augmente également la perméabilité des vaisseaux sanguins. Cela favorise le gonflement de la conjonctive. « Parfois, elle peut également prendre une coloration jaunâtre. Appelé «  chémosis  », ce phénomène peut être impressionnant, même s’il est en général bénin », rassure la médecin. À l’inverse, il ne faut pas tarder à consulter si un seul œil présente des symptômes. Si on constate une photophobie (hypersensibilité à la lumière) importante, une baisse de vision ou une douleur intense, il faut aussi consulter rapidement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les collyres, en général très efficaces, sont le traitement de premier choix</p>
<cite>Dre Dilsah Körpe, médecin assistante à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</cite></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gestes-simples-et-traitements-specifiques"><strong>Gestes simples et traitements spécifiques</strong></h3>



<p>Des gestes simples peuvent permettre de réduire l’inflammation liée à l’allergie. Il convient en premier lieu de rincer abondamment l’œil avec du sérum physiologique (idéalement froid). Cela débarrasse la conjonctive des allergènes. L’application d’une compresse froide sur l’œil fermé peut également apporter un soulagement supplémentaire. « Il faut aussi veiller à maintenir l’hydratation de l’œil avec des larmes artificielles. Le sérum physiologique ne suffit pas. En effet, il a une fonction de nettoyage et non de lubrification », souligne la Dre Körpe.</p>



<p>Si lavages et hydratation ne suffisent pas à calmer les symptômes, un antihistaminique local peut être prescrit. « Les collyres, en général très efficaces, sont le traitement de premier choix, mais des antihistaminiques systémiques (pris par voie orale, donc) sont préconisés si l’allergie ne touche pas uniquement les yeux », précise la spécialiste. Selon les cas, des collyres spécifiques, dont l’action vise à stabiliser les mastocytes, ou un traitement anti-inflammatoire, peuvent également être prescrits.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-quelques-bons-reflexes"><strong>Quelques bons réflexes</strong></h4>



<p>Pour limiter la récurrence des réactions allergiques, il est important de limiter l’exposition aux allergènes. Il faut donc en premier lieu identifier ces derniers. Les allergies saisonnières sont principalement dues aux pollens. Des tests permettent de connaître les plantes et arbres impliqués. Les poils ou plumes d’animaux, tout comme les acariens, peuvent être responsables de conjonctivites allergiques dites « perannuelles ». Cela signifie qu&rsquo;elles persistent toute l’année. </p>



<p>Quel que soit l’allergène, se laver les mains régulièrement et éviter de se frotter les yeux sont des gestes simples de prévention. « Parfois, les réactions allergiques peuvent aussi être liées à des produits du quotidien. L’objectif est alors de savoir si la personne a récemment changé ses habitudes, si elle utilise une nouvelle lessive par exemple ou une nouvelle marque de cosmétique, relève la Dre Dilsah Körpe, médecin assistante à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Il y a cependant de nombreux composants dans les produits de soin et d’hygiène. Il est parfois compliqué d’identifier celui en cause. »</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Prevention : Protéger ses yeux des allergies by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369973&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>« Mon métier est avant tout artistique »</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/oculariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14423</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né dans une famille d’artistes, Dominique Charles-Messance, oculariste à Genève et présent une fois par semaine à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, a choisi d’exercer un métier dans lequel art et technologie sont intimement liés. Depuis plus de trente-cinq ans, il réalise des prothèses oculaires sur mesure et a développé un savoir-faire particulier pour la prise en charge des enfants. Rencontre avec un professionnel passionné qui fait de chaque prothèse une œuvre unique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né dans une famille d’artistes, Dominique Charles-Messance, oculariste à Genève et présent une fois par semaine à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, a choisi d’exercer un métier dans lequel art et technologie sont intimement liés. Depuis plus de trente-cinq ans, il réalise des prothèses oculaires sur mesure et a développé un savoir-faire particulier pour la prise en charge des enfants. Rencontre avec un professionnel passionné qui fait de chaque prothèse une œuvre unique.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec.jpg" alt="Dominique Charles-Messance, oculariste" class="wp-image-14424" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-metier-d-oculariste-existe-depuis-plusieurs-siecles-a-t-il-connu-de-grandes-evolutions-technologiques-au-fil-du-temps"><strong>Le métier d’oculariste existe depuis plusieurs siècles. A-t-il connu de grandes évolutions technologiques au fil du temps ?</strong></h2>



<p>Les premières prothèses oculaires sont en effet apparues à l’époque du célèbre chirurgien français Ambroise Paré, soit au milieu du 16<sup>e</sup> siècle. Elles étaient alors en verre. Cependant, dans l’Égypte ancienne, des pierres, les agates, étaient déjà utilisées pour remplacer les yeux des défunts momifiés. Mais la grande révolution technique s’est produite aux États-Unis, dans les années 1950, avec la mise au point de prothèses, non plus en verre, mais en résine. Ce matériau offre des avantages considérables : il est incassable, s’adapte mieux à la cavité oculaire et dure plus longtemps.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quels-traumatismes-ou-maladies-peuvent-causer-la-perte-d-un-oeil"><strong>Quels traumatismes ou maladies peuvent causer la perte d’un œil ?</strong></h2>



<p>À l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, les <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/retinoblastome/">tumeurs</a> sont la principale cause d’énucléation chez les adultes, mais aussi chez les enfants. Environ un tiers des cas sont associés à des traumatismes, ou des brûlures sévères, survenus lors d’accidents domestiques, de travail, de la circulation ou encore de ski. Chez les enfants, j’interviens également en cas de malformations congénitales, comme l’anophtalmie et la microphtalmie. Pour la première, un œil est totalement absent ; pour la seconde, il est présent, mais de plus petite taille et non fonctionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comment-travaillez-vous-pour-aboutir-a-des-protheses-aussi-realistes"><strong>Comment travaillez-vous pour aboutir à des prothèses aussi réalistes ?</strong></h2>



<p>J’effectue systématiquement une empreinte – un peu comme le fait le ou la dentiste –, qui me donne la configuration exacte de la cavité orbitaire. Ensuite pour la couleur, je prends une photo de l’œil sain et je reproduis l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a> au pinceau, avec des pigments naturels. Chaque pièce est donc unique. Ce métier requiert de fortes compétences techniques, mais il est artistique avant tout ! C’est cette combinaison qui fait toute la richesse de ma profession. Par ailleurs, j’ai fait un choix d’organisation : je consacre une journée entière à chaque personne. Cela est plus confortable pour elle puisqu’elle repart le jour même avec sa prothèse, mais également pour moi, pour être plus précis dans mon travail, par exemple si je dois vérifier une couleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-particularites-de-la-prise-en-charge-des-enfants"><strong>Quelles sont les particularités de la prise en charge des enfants ?</strong></h2>



<p>Les aspects humain et relationnel sont importants dans mon métier, quel que soit le patient ou la patiente. Mais avec les enfants, et leurs parents, se tissent des liens particulièrement forts, car il s’agit souvent d’un travail à long terme. Dans les cas de malformation, les bébés doivent être appareillés rapidement après la naissance et les consultations sont rapprochées. Ensuite les enfants changent de prothèse régulièrement au cours de leur croissance. Je les suis donc parfois jusqu’à leurs 20 ans. Indéniablement, ma plus grande satisfaction dans ce métier est de voir tous ces enfants retrouver le sourire quand ils se regardent dans le miroir après la pose de leur nouvel <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/11/avc-oeil/">œil</a>.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Un café avec Dominique Charles-Messance : &quot;Mon métier est avant tout artistique&quot; by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369943&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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		<title>Coup d’œil sur la recherche clinique</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/recherche-clinique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Pallud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14405</guid>

					<description><![CDATA[<p>3 questions à Aurélia Gryczka, responsable du Centre d'investigation clinique de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/recherche-clinique/">Coup d’œil sur la recherche clinique</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-questions-a-aurelia-gryczka-responsable-du-centre-d-investigation-clinique-de-l-hopital-ophtalmique-jules-gonin">3 questions à <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/aurelia-gryczka-moyemont/">Aurélia Gryczka</a>, responsable du Centre d&rsquo;investigation clinique de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA.jpg" alt="Aurélia Gryczka, responsable du Centre d'investigation clinique de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" class="wp-image-14406" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_3QA-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aurélia Gryczka, responsable du Centre d&rsquo;investigation clinique de l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-consiste-la-recherche-clinique">En quoi consiste la recherche clinique ?</h3>



<p>La recherche clinique a pour but de produire des connaissances scientifiques permettant d’améliorer les soins et la prise en charge des patients et patientes. Son champ d’application est très vaste. Elle consiste, par exemple, à tester de nouveaux médicaments ou des traitements déjà existants, mais utilisés dans des conditions différentes de celles pour lesquelles ils ont été initialement autorisés. Elle porte également sur des dispositifs médicaux innovants ou sur de nouveaux protocoles de traitement. En validant scientifiquement ces approches, la recherche clinique fait évoluer les pratiques médicales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-ses-particularites-dans-le-domaine-de-l-ophtalmologie">Quelles sont ses particularités dans le domaine de l’ophtalmologie ?</h3>



<p>L’œil est une petite structure, extrêmement complexe et difficile d’accès, ce qui rend la recherche clinique particulièrement technique. Toute intervention requiert une grande précision. Ces contraintes ont stimulé le développement de projets de recherche en imagerie. L&rsquo;objectif étant d’accéder aux structures internes de l’œil de façon non invasive. L’observation de ce dernier à un niveau cellulaire rend possibles l’exploration de couches non accessibles, comme la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a>, et l’étude des mécanismes propres aux maladies qui l’affectent. Longtemps sous-estimé par la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/04/05/cote-recherche/">recherche</a>, l’œil offre par ailleurs une fenêtre pour identifier précocement certaines pathologies cardiovasculaires, par exemple.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-s-organise-la-recherche-clinique-a-l-hopital-ophtalmique-jules-gonin">Comment s’organise la recherche clinique à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin ?</h3>



<p>Elle naît de l’initiative des médecins et des chercheuses et chercheurs porteurs de <a href="https://asiledesaveugles.ch/ce-que-nous-faisons/recherche-et-innovation/">projets scientifiques</a>. Dès les premières étapes, les équipes travaillent avec le <a href="https://www.ophtalmique.ch/centre-de-recherche/domaines-de-recherche/centre-dinvestigation-clinique/">Centre d’investigation clinique (CIC)</a> de l’hôpital qui intervient pour structurer l’étude, garantir le respect des bonnes pratiques cliniques et accompagner les démarches auprès de la Commission cantonale d’éthique de la recherche sur l’être humain (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwj_ltKM492TAxUW1QIHHZqgJGYQFnoECDMQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.cer-vd.ch%2F&amp;usg=AOvVaw1NEM1dJEATNaTGuWGYlWQr&amp;opi=89978449">CER-VD</a>). Tout ce travail se fait en étroite collaboration avec les équipes soignantes, au plus près des patients et patientes, afin de s’assurer que les projets sont à la fois rigoureux, réalistes et compatibles avec leur prise en charge.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - 3 questions à Aurélia Gryczka : Coup d&#039;œil sur la recherche clinique by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369955&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Gare au glaucome</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/glaucome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14408</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le glaucome est la première cause de perte de vision irréversible dans le monde. S’il n’est pas possible d’en guérir, des traitements existent pour en ralentir la progression et préserver la vision. Le dépistage précoce est cependant essentiel afin d’éviter une atteinte sévère, voire la cécité.</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/glaucome/">Gare au glaucome</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-importance-d-un-depistage-precoce-pour-eviter-des-dommages-irreversibles">L’importance d’un dépistage précoce pour éviter des dommages irréversibles.</h2>



<p><strong>Le glaucome est la première cause de perte de vision irréversible dans le monde. S’il n’est pas possible d’en guérir, des traitements existent pour en ralentir la progression et préserver la vision. Le dépistage précoce est cependant essentiel afin d’éviter une atteinte sévère, voire la cécité.</strong></p>



<p>S’il ne touche pas moins de 200 000 personnes en Suisse, le glaucome reste mal connu et souvent confondu avec une pression oculaire trop importante. Bien qu’ils soient fréquemment associés, ces deux troubles ne sont pas synonymes. En effet, une pression intraoculaire élevée est un facteur de risque de glaucome – et le seul sur lequel il est possible d’agir –, mais ne définit pas la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/maladie-glaucome/">maladie</a>. Celle-ci correspond avant tout à une atteinte du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/nevrite-nerf-optique/">nerf optique</a>, responsable de la transmission des informations visuelles de l’œil vers le cerveau. Pour la diagnostiquer, plusieurs examens sont nécessaire. Parmi eux : la mesure de la pression intraoculaire, un examen du fond de l’œil pour visualiser le nerf optique à l’endroit où il quitte la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> et également l’évaluation du champ visuel.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dr-Gutler.png" alt="Dr Nicolas Gurtler, Chef de clinique de l'unité du glaucome à l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Nicolas Gurtler</strong>

              <p>Chef de clinique de l&rsquo;unité du glaucome à l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>« Le glaucome est dit « primaire » lorsqu’il n’est pas la conséquence d’une autre maladie oculaire (tumeur, lésions spécifiques, malformations). Dans le cas contraire, il est appelé&nbsp; « secondaire ». Il existe deux formes principales de glaucome primaire. Il y a celui «  à angle ouvert » et également celui à « angle fermé » », explique le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/nicolas-gurtler/">Dr Nicolas Gurtler</a>, chef de clinique de l’<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/glaucome/">unité du glaucome</a> à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-816x1024.jpg" alt="Schéma de l'œil montrant un glaucome. " class="wp-image-14410" style="width:414px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-816x1024.jpg 816w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-239x300.jpg 239w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema-768x963.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_schema.jpg 1152w" sizes="auto, (max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption class="wp-element-caption">Schéma de l&rsquo;œil montrant un glaucome. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nerf-optique-progressivement-endommage"><strong>Nerf optique progressivement endommagé</strong></h3>



<p>Qu’en est-il dans le détail ? Lorsque le glaucome est à angle ouvert, les voies de drainage de l’œil – par lesquelles se fait l’évacuation de l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/02/humeur-aqueuse-spark/">humeur aqueuse</a> – sont défaillantes. Le dysfonctionnement est alors imputable au trabéculum, le tissu filtrant qui se trouve dans l’œil. Le glaucome à angle fermé est, quant à lui, le résultat d’une obstruction interne de ces voies par l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a>. Dans les deux cas, cette altération du drainage entraîne une élévation de la pression intraoculaire qui endommage progressivement le nerf optique. Une conséquence pouvant elle-même entraîner la perte de vision si le processus n’est pas stoppé. </p>



<p>« Le glaucome à angle ouvert touche 8 à 10 % de la population des plus de 75 ans et 1 % de celle des moins de 50 ans. L’âge est un facteur de risque majeur, mais également une forte <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/myopie/">myopie</a>, l’hérédité (cas de glaucomes dans la famille), le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/06/01/diabetique-yeux/">diabète</a>, le tabagisme ou encore l’appartenance à certains groupes ethniques (africains ou asiatiques) », précise le spécialiste.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14413" style="width:562px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14414" style="width:565px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_2-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14415" style="width:568px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_3-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1024x683.jpg" alt="Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome." class="wp-image-14416" style="width:567px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Glaucome_4-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Évolution de la vision d’une personne atteinte de glaucome.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pas-de-douleurs-particulieres-liees-au-glaucome"><strong>Pas de douleurs particulières</strong> liées au glaucome</h3>



<p>La maladie passe souvent inaperçue car elle ne provoque pas de douleurs particulières. « Le champ visuel périphérique diminue, mais sa perte reste longtemps asymptomatique jusqu’à un stade avancé du glaucome, d’où l’importance d’envisager un dépistage dès 50 ans. Les personnes à risque devraient toutefois faire contrôler leur pression oculaire plus tôt », explique le Dr Gurtler. Lorsque la pathologie est confirmée, sa progression peut être ralentie à l’aide de collyres qui diminuent la pression intraoculaire et d’interventions chirurgicales. Ces traitements, adaptés au cas par cas, doivent alors être envisagés le plus tôt possible afin de limiter les dégâts irréversibles du nerf optique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="930" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-1024x930.jpg" alt="Image d'un examen du champ visuel" class="wp-image-14412" style="width:424px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-1024x930.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-300x272.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02-768x697.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Bienvu_N19_2026_03Dossier-02.jpg 1382w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’examen du champ visuel permet de diagnostiquer et de surveiller l’évolution du glaucome.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-e-glaucome-peut-egalement-toucher-les-enfants"><strong>L</strong>e glaucome peut également toucher les enfants</h3>



<p>Bien que le glaucome se répande plus chez les personnes âgées, il n&rsquo;épargne pas les enfants. « Le <a href="https://www.ophtalmique.ch/app/uploads/2022/12/18_Glaucome_congenital_WEB.pdf">glaucome primaire congénital</a> touche les jeunes enfants. Il n’est alors pas rare que les bébés se frottent souvent les yeux, que leurs cornées deviennent blanchâtres ou encore que leurs yeux soient particulièrement grands. Ces signes doivent alerter les parents et un contrôle ophtalmologique s’impose. La prise en charge primaire est chirurgicale. Une opération est souvent préconisée pour une autre forme de glaucome lié à des malformations de l’œil (forme secondaire). Le glaucome juvénile est, quant à lui, le résultat d’une mutation génétique. Il se traite le plus souvent avec des gouttes. Cependant, nous n&rsquo;excluons pas qu’une chirurgie s’impose à long terme », explique le Dr Gurtler. Les opérations effectuées sur des enfants donnent d’excellents résultats et leur confèrent une bonne vision.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1024x683.jpg" alt="Photo d'un bébé" class="wp-image-14419" style="width:480px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1024x683.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-1536x1024.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_bebe-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le glaucome peut aussi survenir chez les bébés.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-de-nouvelles-approches-grace-a-la-recherche"><strong>De nouvelles approches grâce à la recherche</strong></h4>



<p>Les chercheuses et chercheurs du monde entier planchent sur de nouvelles pistes thérapeutiques. Le point avec la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/evangelia-gkaragkani/">Dre Evangelia Gkaragkani</a>, médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dre-Gkaragkani.png" alt="Dre Evangelia Gkaragkani, médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin." loading="lazy">
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      <strong>Dre Evangelia Gkaragkani</strong>

              <p>Médecin consultante à l’unité du glaucome de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
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<p><strong>La recherche sur le glaucome porte-t-elle sur les collyres eux-mêmes</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Oui, la recherche élabore de nouveaux produits car ceux qui existent ne fonctionnent pas dans tous les cas et provoquent parfois des allergies. Il existe aussi aujourd’hui des solutions ophtalmiques qui combinent dans un seul flacon plusieurs collyres, ce qui limite le nombre de gouttes à appliquer au quotidien et améliore ainsi l’observance du traitement.</p>



<p><strong>Certaines personnes atteintes de glaucome ne suivent pas les dosages prescrits, les trouvant contraignants. Comment contourner ce problème</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Des implants oculaires permettant de libérer le médicament dans l’œil pendant plusieurs mois sont à l’étude, tout comme des collyres à action plus longue.</p>



<p><strong>Les collyres agissent sur la pression intraoculaire, mais y a-t-il d’autres médicaments qui ont une action différente</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Oui, la recherche s’intéresse à une classe de médicaments appelée « inhibiteurs de la rho kinase ». Ce traitement agit directement sur le trabéculum : il permet de l’assouplir et d’améliorer l’évacuation de l’humeur aqueuse. Il stimule aussi la circulation sanguine du nerf optique et limite la mort de ses cellules. D’autres substances, comme la vitamine B3 ou extraites du ginkgo biloba, ont aussi une action sur le flux sanguin, sur l’oxydation et le métabolisme des cellules nerveuses. La citicoline, un neuroprotecteur, s&#8217;emploie également pour son action sur le métabolisme des cellules nerveuses et sa capacité à améliorer la transmission du signal nerveux.</p>



<p><strong>Sera-t-il un jour possible de réparer un nerf optique endommagé</strong><strong> ?</strong></p>



<p>La <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/08/30/therapie-genique-ophtalmique/">thérapie génique</a> se penche sur cette question. Peut-on stimuler la croissance des cellules nerveuses en insérant de nouveaux gènes ? C’est l’une des pistes de la recherche, tout comme l’utilisation de cellules souches pour remplacer celles du nerf optique qui sont mortes.</p>



<p><strong>Quelles sont les nouveautés prometteuses sur le plan chirurgical</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Les lasers, comme le SLT (selective laser trabeculplasty), évoluent pour être plus simples à utiliser et également mieux respecter les tissus de l’œil. En chirurgie, l’objectif est d’améliorer les techniques existantes et de développer de nouvelles approches moins invasives et plus sûres.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-les-differents-types-de-chirurgie-du-glaucome"><strong>Les différents types de chirurgie du glaucome</strong></h4>



<p>Tour d’horizon des interventions possibles avec la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/sarah-vez/">Dre Sarah Vez</a>, ophtalmologue à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et de retour d’une année de formation postdoctorale (fellowship) à Édimbourg (Écosse), où elle a pu se perfectionner en chirurgie du glaucome.</p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Dossier_Dre-Vez-scaled.jpg" alt="Dre Sarah Vez, ophtalmologue à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, Répondante de l'unité du glaucome" loading="lazy">
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  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dre Sarah Vez</strong>

              <p>Médecin hospitalière, répondante de l&rsquo;unité du glaucome</p>
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<p><strong>Traitement par laser SLT (selective laser trabeculplasty) </strong></p>



<p>Le laser SLT s&rsquo;utilise en complément de l’administration de gouttes spécifiques visant à faire baisser la pression oculaire. Le laser stimule la partie de l’œil qui filtre l’humeur aqueuse afin d’améliorer son évacuation. Cette technique non invasive est une des premières étapes du traitement du glaucome à angle ouvert.</p>



<p><strong>Chirurgie micro-invasive (MIGS)</strong></p>



<p>Le ou la médecin procède à la mise en place de minuscules drains dans l’œil. Cette intervention s’envisage généralement en combinaison avec une chirurgie de la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/cataracte/">cataracte</a>. Elle convient au glaucome débutant à modéré et, le plus souvent, non progressif.</p>



<p><strong>Chirurgie filtrante classique</strong></p>



<p>Les médecins conseillent cette chirurgie pour les glaucomes progressifs ou sévères. Deux techniques existent : la trabéculectomie et la sclérectomie profonde. Ces deux interventions agissent de manière semblable en créant une nouvelle voie d’écoulement de l’humeur aqueuse.</p>



<p><strong>Chirurgie avec implants de drainage</strong></p>



<p>Il s’agit d’introduire dans l’œil un tube dont la fonction sera de détourner l’humeur aqueuse. L&rsquo;objectif est de faire baisser la pression oculaire. Les tubes sont plus gros que les drains que l&rsquo;on utilise pour la chirurgie de type MIGS. Cette technique se justifie pour les glaucomes plus complexes ou réfractaires à la trabéculectomie. De nouveaux dispositifs arrivent régulièrement sur le marché. Ils visent à limiter les effets secondaires et à réduire les temps opératoires.</p>



<p><strong>Procédure de destruction des corps ciliaires</strong></p>



<p>En dernier recours, lorsqu’aucune autre technique n’a fonctionné ou n’est envisageable, cette intervention chirurgicale repose sur la destruction partielle du corps ciliaire, responsable de la production de l’humeur aqueuse.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Dossier : Gare au glaucome by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369946&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À l’écoute des besoins du patient</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/experience-patient-hopital/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich ]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:41:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14398</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis juin 2025, les équipes soignantes de l’hôpital ophtalmique Jules-Gonin prennent le temps de se pencher systématiquement sur ce qui compte pour les personnes hospitalisées lors de leur séjour. Cet échange informel permet une meilleure adhésion thérapeutique et rend le vécu plus agréable.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-projets-se-multiplient-autour-de-l-experience-patient">Les projets se multiplient autour de « l’expérience patient ».</h2>



<p><strong>Depuis juin 2025, les équipes soignantes de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin prennent le temps de se pencher systématiquement sur ce qui compte pour les personnes hospitalisées lors de leur séjour. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’améliorer l’expérience patient à l’hôpital. Cet échange informel permet une meilleure adhésion thérapeutique et rend le vécu plus agréable.</strong></p>



<p>Lorsqu’une personne reste plusieurs jours à l’hôpital, elle doit bien souvent s’adapter au rythme dicté par les visites médicales, les soins, la toilette ou encore les heures de repas. Ses habitudes de vie et ses préférences sont alors souvent mises entre parenthèses. Les choses commencent à changer. « l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a> souhaite prendre davantage en considération l’expérience des patients et patientes et adapter ses processus en conséquence. Leurs connaissances sont tout aussi importantes que celles des équipes soignantes. Nous souhaitons donc renforcer les liens entre les deux et créer des partenariats », explique Blandine Baglan, cheffe de projet expérience patient à la <a href="http://asile-aveugles.ch">Fondation Asile des aveugles</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-campagne-nationale"><strong>Campagne nationale</strong></h3>



<p>En juin 2025, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin a profité de la campagne internationale « <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjJlune292TAxVChP0HHY10BeUQFnoECAwQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.vd.ch%2Fsante-soins-et-handicap%2Fpatients-et-residents-droits-et-qualite-de-soins%2Fla-qualite-des-soins%2Fcampagne-quest-ce-qui-est-important-pour-vous&amp;usg=AOvVaw1TqKiA3PnKI3oy-oHXEWIy&amp;opi=89978449">Qu’est-ce qui est important pour vous ?</a> » pour installer des tableaux blancs dans toutes les chambres et distribuer des flyers aux personnes hospitalisées. « Les infirmières et les infirmiers ont alors pris l’habitude de s’asseoir un moment à leur chevet afin de leur poser la question au cœur de cette campagne. Les équipes consignent ainsi désormais les réponses sur le tableau. Cela permet d’adapter et de personnaliser la prise en charge », explique Fanny Casas, infirmière et cheffe de l’équipe soignante en hospitalisation à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. À noter que la campagne s’est déployée différemment selon les pays et les institutions tout en poursuivant un but commun : créer un partenariat avec les patients et patientes.</p>



<p>À titre d’exemple, si Monsieur D. n’a pas l’habitude de prendre de petit-déjeuner au réveil et préfère qu’on le laisse dormir jusqu’à la visite médicale puis manger après, l’équipe agit en conséquence. « Une jeune mère a fait un long séjour à l’hôpital. À la question « Qu’est-ce qui est important pour vous ? », elle a répondu qu’elle souhaiterait accueillir son enfant les mercredis après-midi autour d’un goûter. Nous avons mis cela en place. Tous les besoins individuels ne peuvent pas forcément être satisfaits, mais le simple fait de pouvoir ouvrir le dialogue est positif », précise Fanny Casas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sortir-de-l-anonymat"><strong>Sortir de l’anonymat</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette démarche d’initier un vrai échange s’est donc poursuivie au-delà de la campagne de l’été dernier. Une patiente partenaire a été intégrée à différents projets et d’autres devraient la rejoindre. « Nous avons ritualisé cette pratique qui fait désormais partie intégrante de la prise en charge. Il se crée ainsi un lien fort entre les équipes soignantes et la patientèle. L’adhésion aux traitements en est améliorée et la personne hospitalisée sort de l’impression d’anonymat qu’elle pouvait ressentir. Ce moment de dialogue privilégié est un véritable soin individuel », poursuit la responsable de l’hospitalisation.</p>



<p>Aujourd’hui, les équipes soignantes ne parlent donc plus de « la dame de la chambre 7200 », mais de « Madame M. qui a un chien, aime jardiner, préfère déjeuner à 10h et ne boit pas de café ». En connaissant mieux les personnes dont elles s’occupent, elles sont aussi plus à même de constater d’éventuels problèmes et de les résoudre. Pour renforcer ce lien précieux, des moments de partage informels, tels que des brunchs ou des goûters, installés dans le couloir ou dans une salle de l’étage sont également organisés. « Le lien qui s’instaure est un nouvel outil thérapeutique apprécié de toutes et tous », conclut Fanny Casas. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1024x684.jpg" alt="L'infirmière note sur le tableau les choses qui sont importantes pour le patient. " class="wp-image-14400" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1024x684.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-768x513.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1536x1026.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-2048x1368.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;infirmière note sur le tableau les choses qui sont importantes pour le patient.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-mettre-le-vecu-de-la-personne-au-coeur-de-sa-prise-en-charge-nbsp"><strong>Mettre le vécu de la personne au cœur de sa prise en charge&nbsp;</strong></h4>



<p>Plusieurs projets autour du concept de patient partenaire sont en cours à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. En voici quelques-uns :</p>



<p><strong>• Évaluation du séjour hospitalier et des soins</strong></p>



<p>Un questionnaire est désormais soumis à toutes les personnes qui ont été hospitalisées. Il permet de mieux cibler les besoins et les manquements, tant au niveau de l’accueil que des soins.</p>



<p><strong>• Création d’une charte commune</strong></p>



<p>Avec l’aide de la patiente partenaire de l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/10/travail-hopital/">Hôpital ophtalmique</a>, une charte est en cours d’élaboration. Elle servira à préciser les valeurs des équipes et des personnes prises en charge. Elle servira également à formuler de façon explicite ce qui est essentiel pour les unes comme pour les autres.</p>



<p><strong>• Ateliers participatifs</strong></p>



<p>Inclure des patientes et patients partenaires dans divers ateliers tout au long de l’année fait partie des objectifs de l’hôpital. Leurs expériences et connaissances de la maladie peuvent être mises à profit pour améliorer la prise en charge future, trouver d’autres façons de procéder et mieux comprendre les problématiques rencontrées lors d’une visite ou d’une hospitalisation. Une véritable collaboration se construit ainsi avec la patientèle.</p>



<p><strong>• Colloque inclusif</strong></p>



<p>L’actuelle patiente partenaire de l’hôpital – ainsi que d’autres à venir – sera désormais invitée à certains colloques médico-soignants. Son expertise est ainsi valorisée au même titre que celle des professionnelles et professionnels.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="698" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1024x698.jpg" alt="Colloque avec la patiente partenaire de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" class="wp-image-14401" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1024x698.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-300x205.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-768x524.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1536x1047.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-2048x1396.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Colloque avec la patiente partenaire de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</figcaption></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Ca se passe ici : A l&#039;écoute des besoins by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369964&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Adeline Berger reçoit des subsides de recherche SPARK du FNS pour son projet sur l’humeur aqueuse</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/02/humeur-aqueuse-spark/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chez nous]]></category>
		<category><![CDATA[Équipe]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En avril 2025, le projet Developing Microphysiological Systems to Unlock the Potential of Aqueous Humor Biopsies for Disease Insights mené par Adeline Berger, Responsable du Groupe « Epigenetics of Ocular Diseases » a reçu un soutien financier du Fonds national suisse. Cette étude remplit les critères de la catégorie de recherche SPARK du FNS. Les projets SPARK [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En avril 2025, le projet <a href="https://data.snf.ch/grants/grant/228634" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Developing Microphysiological Systems to Unlock the Potential of Aqueous Humor Biopsies for Disease Insights</a> mené par <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/adeline-berger/">Adeline Berger</a>, Responsable du Groupe « <a href="https://www.ophtalmique.ch/centre-de-recherche/domaines-de-recherche/genetique-et-mecanismes-pathologiques/groupe-epigenetique-des-maladies-oculaires-epigenetics-of-ocular-diseases-group/">Epigenetics of Ocular Diseases</a> » a reçu un soutien financier du <a href="https://www.snf.ch/fr">Fonds national suisse</a>. Cette étude remplit les critères de la catégorie de recherche SPARK du FNS.</p>



<p>Les projets SPARK sont des initiatives innovantes, ils reçoivent un financement d’une année.</p>



<p><strong>L’humeur aqueuse&nbsp;: une source précieuse de cellules cancéreuses</strong></p>



<p>L’humeur aqueuse est un liquide qui se trouve dans la chambre antérieure de l’œil, juste derrière la cornée. Lorsque l’organe est sain, elle ne contient pas de cellules. En revanche, dans certains cas de rétinoblastome, des cellules tumorales y flottent. Adeline Berger a ainsi eu l’idée de recréer une chambre antérieure artificielle pour pouvoir maintenir en vie et étudier les cellules tumorales de l’humeur aqueuse prélevée sur des patientes et patients atteints de <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/retinoblastome/">rétinoblastome</a>. « Il a donc fallu créer un dispositif qui permette la survie et la prolifération des cellules tumorales. Les étudier permet de mieux comprendre leur biologie et cela est essentiel si l’on veut traiter efficacement la maladie&nbsp;», explique Adeline Berger.</p>



<p><strong>Micropuces en 3D</strong></p>



<p>En cas de chimiothérapie intraoculaire, un peu d’humeur aqueuse est obligatoirement prélevée. Avec le consentement des patientes et patients, ce «&nbsp;déchet&nbsp;d’opération » peut être récupéré et devient une biopsie liquide rare et précieuse. Le nombre de cellules tumorales qui se trouve dans chaque échantillon est cependant faible, il a donc fallu leur permettre de proliférer. «&nbsp;Avec l’aide du postdoctorant Luigi Mazzeo et de l’équipe de Gaspard Pardon, de la plateforme technologique et bioingénierie de l’AGORA,&nbsp; nous avons créé, par impression 3D, une micropuce de quelques centimètres, connectée à un système fluidique contrôlable, &nbsp;dans laquelle nous avons réuni les conditions optimales pour garder en vie les cellules et les multiplier. Ces conditions reproduisent les spécificités d’une chambre antérieure. Le but du projet SPARK a donc été atteint. Maintenant, nous allons pouvoir étudier plus précisément la biologie des cellules tumorales&nbsp;», conclut Adeline Berger.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog.jpg" alt="" class="wp-image-14451" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/DSC_5387_blog-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p>Adeline Berger</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>L’œil pour dépister la sclérose en plaques</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/depister-sclerose-en-plaques-oeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lamirand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14315</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du Dr Kevin Muggler (à d.), chef de clinique adjoint à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-reperer-les-atteintes-du-nerf-optique-pour-un-diagnostic-plus-precoce">Repérer les atteintes du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/zoom-nerf-optique/">nerf optique</a> pour un diagnostic plus précoce.</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg" alt="Photo du Dr Muggler et du Dr Bernard-Valnet, à la tête d'un projet de recherche visant à détecter le plus tôt possible les éventuelles lésions ophtalmiques causées par la sclérose en plaques et pouvant affecter le nerf optique, afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie." class="wp-image-14337" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p><strong>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/kevin-muggler/">Dr Kevin Muggler</a> (à d.), chef de clinique adjoint à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjilevcyqaRAxXizgIHHSb2F60QFnoECFAQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.chuv.ch%2F&amp;usg=AOvVaw1y4QYCEhMbmKPMwRiuEZF4&amp;opi=89978449">CHUV</a>).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-que-savons-nous-aujourd-hui-des-liens-entre-sclerose-en-plaques-et-atteintes-oculaires"><strong>Que savons-nous aujourd’hui des liens entre sclérose en plaques et atteintes oculaires</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>Kevin Muggler (K.M.)</strong> : La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui attaque la gaine protectrice des nerfs, ce qui les empêche de bien fonctionner. Parmi les nombreux symptômes neurologiques qui en découlent, les personnes concernées rencontrent souvent des problèmes de vision et des difficultés à bouger les yeux. Souvent précoces, ces troubles sont causés par des lésions au niveau du nerf optique et d’autres voies nerveuses qui contrôlent les mouvements oculaires. Ainsi, les yeux peuvent bouger plus lentement, moins précisément ou de façon moins bien coordonnée.</p>



<p><strong>Raphaël Bernard-Valnet (R.B.-V.)</strong> : L’atteinte visuelle fait d’ailleurs, depuis 2025, partie intégrante de la liste des critères permettant de définir et de diagnostiquer la maladie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-diagnostiquer-ces-lesions"><strong>Comment diagnostiquer ces lésions</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Pour repérer une atteinte du nerf optique, deux examens sont réalisés : le premier est un fond d’œil, afin d’observer les neurones au niveau de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> ; le second, appelé examen « des potentiels évoqués visuels », permet de déceler une atteinte de la voie visuelle par l’enregistrement des ondes cérébrales grâce à des électrodes. Mais, à ce jour, nous ne parvenons pas à analyser finement les mouvements oculaires eux-mêmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-d-ou-votre-projet-subclinical-oculomotor-parameters-examination-in-multiple-sclerosis-scope-ms-ou-examen-des-parametres-oculomoteurs-subcliniques-dans-la-sclerose-en-plaques"><strong>D’où votre projet «</strong><strong> SubClinical Oculomotor Parameters Examination in Multiple Sclerosis</strong><strong> » (SCOPE-MS), ou «</strong><strong> Examen des paramètres oculomoteurs subcliniques dans la sclérose en plaques</strong><strong> »</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : En effet. Il repose sur l’eye tracking, une méthode d’enregistrement et de mesure des mouvements des yeux utilisant une caméra infrarouge posée sur la tête du patient ou de la patiente. Cette technique est capable de détecter des anomalies imperceptibles à l’examen clinique de routine en neurologie. L’objectif est de déterminer si l’eye tracking peut révéler des signes oculaires à un stade précoce.</p>



<p><strong>R.B.-V. </strong>: Le but de cette technologie, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres maladies neurologiques, est aussi de voir si la présence de certaines anomalies précoces des mouvements oculaires pourrait prédire l’évolution de la sclérose en plaques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-impacts-ce-projet-pourrait-il-avoir-sur-le-diagnostic"><strong>Quels impacts ce projet pourrait-il avoir sur le diagnostic</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M.</strong> : En repérant plus tôt des lésions au niveau de l’œil, l’eye tracking contribuerait à l’établissement d’un diagnostic plus précoce de la maladie. Cette technique pourrait finalement devenir un outil complémentaire aux examens classiques comme l’IRM ou la ponction lombaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourrait-il-egalement-influencer-le-traitement-de-la-maladie"><strong>Pourrait-il également influencer le traitement de la maladie</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : Oui, car un traitement commencé tôt se révèle plus efficace pour cette maladie. La diagnostiquer rapidement est donc absolument essentiel. Les personnes malades pourraient bénéficier plus vite de traitements adaptés. Ainsi, leur maladie serait mieux contrôlée et leur handicap, à long terme, amoindri. L’eye tracking pourrait aussi servir à suivre l’efficacité du traitement proposé, en facilitant l’observation de la stabilité ou de la progression des troubles oculomoteurs avec le temps.</p>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Aujourd’hui, il existe une quinzaine de traitements, ce qui rend possible une médecine personnalisée. Mais celle-ci pourrait l’être encore plus si nous découvrons des marqueurs visuels permettant de mieux caractériser la sévérité et le risque d’une évolution défavorable. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Grand angle : L&#039;oeil pour dépister la sclérose en plaques by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713651&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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