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	<title>Soin &amp; accompagnement - Entrevoir</title>
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	<description>Le blog de la Fondation Asile des aveugles</description>
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		<title>Chalazion</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/chalazion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Hygiène de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chalazion survient quand une glande de Meibomius est enflammée ou bouchée. De taille millimétrique, ces glandes sont situées dans la partie la plus dure de la paupière, au ras des cils. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-affection-le-plus-souvent-benigne">Une affection le plus souvent bénigne.</h2>



<p>Experte : <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/sarah-libert/">Dre Sarah Libert</a>, médecin responsable de l&rsquo;<a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/chirurgie-oculoplastique/">unité d&rsquo;oculoplastie</a> à l&rsquo;<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-description"><strong>Description</strong></h3>



<p>Le chalazion survient quand une glande de Meibomius est enflammée ou bouchée. De taille millimétrique, ces glandes sont situées dans la partie la plus dure de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/12/01/paupieres/">paupière</a>, au ras des cils. Chaque paupière en compte une cinquantaine. Essentiel, leur rôle vise à produire le meibum, une sécrétion huileuse qui empêche l’évaporation des larmes et garantit l’hydratation de l’œil. L’inflammation de cette glande aboutit à la formation d’une sorte de coque entraînant une stagnation du meibum. Cela cause potentiellement une prolifération bactérienne. Cette réaction a des causes variées : <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/conjonctivite-virale/">conjonctivite</a>, frottements excessifs des yeux, mais aussi rosacée ou acné.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="933" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-1024x933.jpg" alt="Schéma de l'œil" class="wp-image-14445" style="aspect-ratio:1.0975460373198318;width:508px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-1024x933.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-300x273.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie-768x700.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Fiche-maladie.jpg 1028w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-symptomes-du-chalazion"><strong>Symptômes</strong> du chalazion</h3>



<p>Le chalazion s’accompagne des signes classiques d’inflammation : rougeur, chaleur, douleur et gonflement. Ce dernier peut s’expliquer par une rétention d’eau et n’indique pas nécessairement une forme sévère ou une complication. En effet, les paupières ont tendance à enfler facilement. En cas d’infection bactérienne, du pus peut se former. Il faut alors consulter rapidement.</p>



<p>Lors de l’examen, la palpation est primordiale pour détecter la présence, dans la paupière, de la coque indurée caractéristique du chalazion. L’observation au microscope ophtalmique complète le diagnostic. Elle permet de visualiser l’orifice de la glande et d’évaluer l’aspect du meibum.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-traitement-du-chalazion"><strong>Traitement</strong> du chalazion</h3>



<p>La prise en charge du chalazion repose sur deux piliers. Le premier est l’apport de chaleur, à l’aide d’un gant de toilette par exemple, suivi immédiatement d’un massage appuyé de la <a href="https://www.ophtalmique.ch/app/uploads/2019/04/Comment-soigner-mes-paupieres_WEB.pdf">paupière</a>. Cela aide à fluidifier le meibum et à faciliter son évacuation. Le second est l’application d’une pommade visant à réduire l’inflammation et à empêcher la prolifération bactérienne. Il est crucial de ne pas dissocier ces deux actions : la chaleur seule augmente l’inflammation, tandis que la pommade seule peut faire « bouchon ». Plus le traitement est commencé tôt, plus les chances de guérison rapide sont élevées : le chalazion peut ainsi régresser en deux à trois jours seulement.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bienvu! n°19 - Fiche maladie : Chalazion by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369961&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>« Mon métier est avant tout artistique »</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/oculariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphany Gardier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:42:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né dans une famille d’artistes, Dominique Charles-Messance, oculariste à Genève et présent une fois par semaine à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, a choisi d’exercer un métier dans lequel art et technologie sont intimement liés. Depuis plus de trente-cinq ans, il réalise des prothèses oculaires sur mesure et a développé un savoir-faire particulier pour la prise en charge des enfants. Rencontre avec un professionnel passionné qui fait de chaque prothèse une œuvre unique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né dans une famille d’artistes, Dominique Charles-Messance, oculariste à Genève et présent une fois par semaine à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, a choisi d’exercer un métier dans lequel art et technologie sont intimement liés. Depuis plus de trente-cinq ans, il réalise des prothèses oculaires sur mesure et a développé un savoir-faire particulier pour la prise en charge des enfants. Rencontre avec un professionnel passionné qui fait de chaque prothèse une œuvre unique.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec.jpg" alt="Dominique Charles-Messance, oculariste" class="wp-image-14424" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/Blog_Un-cafe-avec-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-metier-d-oculariste-existe-depuis-plusieurs-siecles-a-t-il-connu-de-grandes-evolutions-technologiques-au-fil-du-temps"><strong>Le métier d’oculariste existe depuis plusieurs siècles. A-t-il connu de grandes évolutions technologiques au fil du temps ?</strong></h2>



<p>Les premières prothèses oculaires sont en effet apparues à l’époque du célèbre chirurgien français Ambroise Paré, soit au milieu du 16<sup>e</sup> siècle. Elles étaient alors en verre. Cependant, dans l’Égypte ancienne, des pierres, les agates, étaient déjà utilisées pour remplacer les yeux des défunts momifiés. Mais la grande révolution technique s’est produite aux États-Unis, dans les années 1950, avec la mise au point de prothèses, non plus en verre, mais en résine. Ce matériau offre des avantages considérables : il est incassable, s’adapte mieux à la cavité oculaire et dure plus longtemps.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quels-traumatismes-ou-maladies-peuvent-causer-la-perte-d-un-oeil"><strong>Quels traumatismes ou maladies peuvent causer la perte d’un œil ?</strong></h2>



<p>À l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, les <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/retinoblastome/">tumeurs</a> sont la principale cause d’énucléation chez les adultes, mais aussi chez les enfants. Environ un tiers des cas sont associés à des traumatismes, ou des brûlures sévères, survenus lors d’accidents domestiques, de travail, de la circulation ou encore de ski. Chez les enfants, j’interviens également en cas de malformations congénitales, comme l’anophtalmie et la microphtalmie. Pour la première, un œil est totalement absent ; pour la seconde, il est présent, mais de plus petite taille et non fonctionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comment-travaillez-vous-pour-aboutir-a-des-protheses-aussi-realistes"><strong>Comment travaillez-vous pour aboutir à des prothèses aussi réalistes ?</strong></h2>



<p>J’effectue systématiquement une empreinte – un peu comme le fait le ou la dentiste –, qui me donne la configuration exacte de la cavité orbitaire. Ensuite pour la couleur, je prends une photo de l’œil sain et je reproduis l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a> au pinceau, avec des pigments naturels. Chaque pièce est donc unique. Ce métier requiert de fortes compétences techniques, mais il est artistique avant tout ! C’est cette combinaison qui fait toute la richesse de ma profession. Par ailleurs, j’ai fait un choix d’organisation : je consacre une journée entière à chaque personne. Cela est plus confortable pour elle puisqu’elle repart le jour même avec sa prothèse, mais également pour moi, pour être plus précis dans mon travail, par exemple si je dois vérifier une couleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-particularites-de-la-prise-en-charge-des-enfants"><strong>Quelles sont les particularités de la prise en charge des enfants ?</strong></h2>



<p>Les aspects humain et relationnel sont importants dans mon métier, quel que soit le patient ou la patiente. Mais avec les enfants, et leurs parents, se tissent des liens particulièrement forts, car il s’agit souvent d’un travail à long terme. Dans les cas de malformation, les bébés doivent être appareillés rapidement après la naissance et les consultations sont rapprochées. Ensuite les enfants changent de prothèse régulièrement au cours de leur croissance. Je les suis donc parfois jusqu’à leurs 20 ans. Indéniablement, ma plus grande satisfaction dans ce métier est de voir tous ces enfants retrouver le sourire quand ils se regardent dans le miroir après la pose de leur nouvel <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/11/avc-oeil/">œil</a>.</p>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Un café avec Dominique Charles-Messance : &quot;Mon métier est avant tout artistique&quot; by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369943&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>À l’écoute des besoins du patient</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/experience-patient-hopital/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich ]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:41:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14398</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis juin 2025, les équipes soignantes de l’hôpital ophtalmique Jules-Gonin prennent le temps de se pencher systématiquement sur ce qui compte pour les personnes hospitalisées lors de leur séjour. Cet échange informel permet une meilleure adhésion thérapeutique et rend le vécu plus agréable.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-projets-se-multiplient-autour-de-l-experience-patient">Les projets se multiplient autour de « l’expérience patient ».</h2>



<p><strong>Depuis juin 2025, les équipes soignantes de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin prennent le temps de se pencher systématiquement sur ce qui compte pour les personnes hospitalisées lors de leur séjour. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’améliorer l’expérience patient à l’hôpital. Cet échange informel permet une meilleure adhésion thérapeutique et rend le vécu plus agréable.</strong></p>



<p>Lorsqu’une personne reste plusieurs jours à l’hôpital, elle doit bien souvent s’adapter au rythme dicté par les visites médicales, les soins, la toilette ou encore les heures de repas. Ses habitudes de vie et ses préférences sont alors souvent mises entre parenthèses. Les choses commencent à changer. « l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a> souhaite prendre davantage en considération l’expérience des patients et patientes et adapter ses processus en conséquence. Leurs connaissances sont tout aussi importantes que celles des équipes soignantes. Nous souhaitons donc renforcer les liens entre les deux et créer des partenariats », explique Blandine Baglan, cheffe de projet expérience patient à la <a href="http://asile-aveugles.ch">Fondation Asile des aveugles</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-campagne-nationale"><strong>Campagne nationale</strong></h3>



<p>En juin 2025, l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin a profité de la campagne internationale « <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjJlune292TAxVChP0HHY10BeUQFnoECAwQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.vd.ch%2Fsante-soins-et-handicap%2Fpatients-et-residents-droits-et-qualite-de-soins%2Fla-qualite-des-soins%2Fcampagne-quest-ce-qui-est-important-pour-vous&amp;usg=AOvVaw1TqKiA3PnKI3oy-oHXEWIy&amp;opi=89978449">Qu’est-ce qui est important pour vous ?</a> » pour installer des tableaux blancs dans toutes les chambres et distribuer des flyers aux personnes hospitalisées. « Les infirmières et les infirmiers ont alors pris l’habitude de s’asseoir un moment à leur chevet afin de leur poser la question au cœur de cette campagne. Les équipes consignent ainsi désormais les réponses sur le tableau. Cela permet d’adapter et de personnaliser la prise en charge », explique Fanny Casas, infirmière et cheffe de l’équipe soignante en hospitalisation à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. À noter que la campagne s’est déployée différemment selon les pays et les institutions tout en poursuivant un but commun : créer un partenariat avec les patients et patientes.</p>



<p>À titre d’exemple, si Monsieur D. n’a pas l’habitude de prendre de petit-déjeuner au réveil et préfère qu’on le laisse dormir jusqu’à la visite médicale puis manger après, l’équipe agit en conséquence. « Une jeune mère a fait un long séjour à l’hôpital. À la question « Qu’est-ce qui est important pour vous ? », elle a répondu qu’elle souhaiterait accueillir son enfant les mercredis après-midi autour d’un goûter. Nous avons mis cela en place. Tous les besoins individuels ne peuvent pas forcément être satisfaits, mais le simple fait de pouvoir ouvrir le dialogue est positif », précise Fanny Casas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sortir-de-l-anonymat"><strong>Sortir de l’anonymat</strong><strong></strong></h3>



<p>Cette démarche d’initier un vrai échange s’est donc poursuivie au-delà de la campagne de l’été dernier. Une patiente partenaire a été intégrée à différents projets et d’autres devraient la rejoindre. « Nous avons ritualisé cette pratique qui fait désormais partie intégrante de la prise en charge. Il se crée ainsi un lien fort entre les équipes soignantes et la patientèle. L’adhésion aux traitements en est améliorée et la personne hospitalisée sort de l’impression d’anonymat qu’elle pouvait ressentir. Ce moment de dialogue privilégié est un véritable soin individuel », poursuit la responsable de l’hospitalisation.</p>



<p>Aujourd’hui, les équipes soignantes ne parlent donc plus de « la dame de la chambre 7200 », mais de « Madame M. qui a un chien, aime jardiner, préfère déjeuner à 10h et ne boit pas de café ». En connaissant mieux les personnes dont elles s’occupent, elles sont aussi plus à même de constater d’éventuels problèmes et de les résoudre. Pour renforcer ce lien précieux, des moments de partage informels, tels que des brunchs ou des goûters, installés dans le couloir ou dans une salle de l’étage sont également organisés. « Le lien qui s’instaure est un nouvel outil thérapeutique apprécié de toutes et tous », conclut Fanny Casas. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1024x684.jpg" alt="L'infirmière note sur le tableau les choses qui sont importantes pour le patient. " class="wp-image-14400" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1024x684.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-768x513.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-1536x1026.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI-2048x1368.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;infirmière note sur le tableau les choses qui sont importantes pour le patient.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-mettre-le-vecu-de-la-personne-au-coeur-de-sa-prise-en-charge-nbsp"><strong>Mettre le vécu de la personne au cœur de sa prise en charge&nbsp;</strong></h4>



<p>Plusieurs projets autour du concept de patient partenaire sont en cours à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. En voici quelques-uns :</p>



<p><strong>• Évaluation du séjour hospitalier et des soins</strong></p>



<p>Un questionnaire est désormais soumis à toutes les personnes qui ont été hospitalisées. Il permet de mieux cibler les besoins et les manquements, tant au niveau de l’accueil que des soins.</p>



<p><strong>• Création d’une charte commune</strong></p>



<p>Avec l’aide de la patiente partenaire de l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/04/10/travail-hopital/">Hôpital ophtalmique</a>, une charte est en cours d’élaboration. Elle servira à préciser les valeurs des équipes et des personnes prises en charge. Elle servira également à formuler de façon explicite ce qui est essentiel pour les unes comme pour les autres.</p>



<p><strong>• Ateliers participatifs</strong></p>



<p>Inclure des patientes et patients partenaires dans divers ateliers tout au long de l’année fait partie des objectifs de l’hôpital. Leurs expériences et connaissances de la maladie peuvent être mises à profit pour améliorer la prise en charge future, trouver d’autres façons de procéder et mieux comprendre les problématiques rencontrées lors d’une visite ou d’une hospitalisation. Une véritable collaboration se construit ainsi avec la patientèle.</p>



<p><strong>• Colloque inclusif</strong></p>



<p>L’actuelle patiente partenaire de l’hôpital – ainsi que d’autres à venir – sera désormais invitée à certains colloques médico-soignants. Son expertise est ainsi valorisée au même titre que celle des professionnelles et professionnels.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="698" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1024x698.jpg" alt="Colloque avec la patiente partenaire de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" class="wp-image-14401" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1024x698.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-300x205.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-768x524.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-1536x1047.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2026/04/CSPI_2-2048x1396.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Colloque avec la patiente partenaire de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</figcaption></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°19 - Ca se passe ici : A l&#039;écoute des besoins by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2299369964&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2026/04/20/experience-patient-hopital/">À l’écoute des besoins du patient</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’œil pour dépister la sclérose en plaques</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/depister-sclerose-en-plaques-oeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lamirand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14315</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du Dr Kevin Muggler (à d.), chef de clinique adjoint à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).</p>
<p>The post <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/depister-sclerose-en-plaques-oeil/">L’œil pour dépister la sclérose en plaques</a> appeared first on <a href="https://blog.ophtalmique.ch">Entrevoir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-reperer-les-atteintes-du-nerf-optique-pour-un-diagnostic-plus-precoce">Repérer les atteintes du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/zoom-nerf-optique/">nerf optique</a> pour un diagnostic plus précoce.</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="860" height="484" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg" alt="Photo du Dr Muggler et du Dr Bernard-Valnet, à la tête d'un projet de recherche visant à détecter le plus tôt possible les éventuelles lésions ophtalmiques causées par la sclérose en plaques et pouvant affecter le nerf optique, afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie." class="wp-image-14337" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA.jpg 860w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-300x169.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Blog_GA-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></figure>



<p><strong>La sclérose en plaques pouvant affecter le nerf optique, un projet de recherche vise à détecter le plus tôt possible ces éventuelles lésions ophtalmiques afin de raccourcir le délai de diagnostic de la maladie. Les explications du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/kevin-muggler/">Dr Kevin Muggler</a> (à d.), chef de clinique adjoint à l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, et du Dr Raphaël Bernard-Valnet (à g.), chef de clinique à l’Unité de neuro-immunologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjilevcyqaRAxXizgIHHSb2F60QFnoECFAQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.chuv.ch%2F&amp;usg=AOvVaw1y4QYCEhMbmKPMwRiuEZF4&amp;opi=89978449">CHUV</a>).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-que-savons-nous-aujourd-hui-des-liens-entre-sclerose-en-plaques-et-atteintes-oculaires"><strong>Que savons-nous aujourd’hui des liens entre sclérose en plaques et atteintes oculaires</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>Kevin Muggler (K.M.)</strong> : La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui attaque la gaine protectrice des nerfs, ce qui les empêche de bien fonctionner. Parmi les nombreux symptômes neurologiques qui en découlent, les personnes concernées rencontrent souvent des problèmes de vision et des difficultés à bouger les yeux. Souvent précoces, ces troubles sont causés par des lésions au niveau du nerf optique et d’autres voies nerveuses qui contrôlent les mouvements oculaires. Ainsi, les yeux peuvent bouger plus lentement, moins précisément ou de façon moins bien coordonnée.</p>



<p><strong>Raphaël Bernard-Valnet (R.B.-V.)</strong> : L’atteinte visuelle fait d’ailleurs, depuis 2025, partie intégrante de la liste des critères permettant de définir et de diagnostiquer la maladie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-diagnostiquer-ces-lesions"><strong>Comment diagnostiquer ces lésions</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Pour repérer une atteinte du nerf optique, deux examens sont réalisés : le premier est un fond d’œil, afin d’observer les neurones au niveau de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/04/26/retine/">rétine</a> ; le second, appelé examen « des potentiels évoqués visuels », permet de déceler une atteinte de la voie visuelle par l’enregistrement des ondes cérébrales grâce à des électrodes. Mais, à ce jour, nous ne parvenons pas à analyser finement les mouvements oculaires eux-mêmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-d-ou-votre-projet-subclinical-oculomotor-parameters-examination-in-multiple-sclerosis-scope-ms-ou-examen-des-parametres-oculomoteurs-subcliniques-dans-la-sclerose-en-plaques"><strong>D’où votre projet «</strong><strong> SubClinical Oculomotor Parameters Examination in Multiple Sclerosis</strong><strong> » (SCOPE-MS), ou «</strong><strong> Examen des paramètres oculomoteurs subcliniques dans la sclérose en plaques</strong><strong> »</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : En effet. Il repose sur l’eye tracking, une méthode d’enregistrement et de mesure des mouvements des yeux utilisant une caméra infrarouge posée sur la tête du patient ou de la patiente. Cette technique est capable de détecter des anomalies imperceptibles à l’examen clinique de routine en neurologie. L’objectif est de déterminer si l’eye tracking peut révéler des signes oculaires à un stade précoce.</p>



<p><strong>R.B.-V. </strong>: Le but de cette technologie, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres maladies neurologiques, est aussi de voir si la présence de certaines anomalies précoces des mouvements oculaires pourrait prédire l’évolution de la sclérose en plaques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quels-impacts-ce-projet-pourrait-il-avoir-sur-le-diagnostic"><strong>Quels impacts ce projet pourrait-il avoir sur le diagnostic</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M.</strong> : En repérant plus tôt des lésions au niveau de l’œil, l’eye tracking contribuerait à l’établissement d’un diagnostic plus précoce de la maladie. Cette technique pourrait finalement devenir un outil complémentaire aux examens classiques comme l’IRM ou la ponction lombaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourrait-il-egalement-influencer-le-traitement-de-la-maladie"><strong>Pourrait-il également influencer le traitement de la maladie</strong><strong> ?</strong></h3>



<p><strong>K.M</strong>. : Oui, car un traitement commencé tôt se révèle plus efficace pour cette maladie. La diagnostiquer rapidement est donc absolument essentiel. Les personnes malades pourraient bénéficier plus vite de traitements adaptés. Ainsi, leur maladie serait mieux contrôlée et leur handicap, à long terme, amoindri. L’eye tracking pourrait aussi servir à suivre l’efficacité du traitement proposé, en facilitant l’observation de la stabilité ou de la progression des troubles oculomoteurs avec le temps.</p>



<p><strong>R.B.-V.</strong> : Aujourd’hui, il existe une quinzaine de traitements, ce qui rend possible une médecine personnalisée. Mais celle-ci pourrait l’être encore plus si nous découvrons des marqueurs visuels permettant de mieux caractériser la sévérité et le risque d’une évolution défavorable. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Grand angle : L&#039;oeil pour dépister la sclérose en plaques by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713651&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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		<item>
		<title>L’ophtalmologie au fil des siècles</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/ophtalmologie-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Esther Rich]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:42:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ophtalmologie est l’une des spécialités médicales les plus anciennes. Sans doute car le soin de l’œil, organe à la fois petit et isolé, a très vite requis des instruments spécifiques et une dextérité particulière. En Suisse, la Fondation Asile des aveugles a été pionnière dans la prise en charge des personnes atteintes dans leur vision, grâce notamment à des experts de renom comme Frédéric Recordon, Jules Gonin ou Claude Gailloud, entre autres.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-soigner-les-yeux-une-priorite-depuis-la-nuit-des-temps">Soigner les yeux, une priorité depuis la nuit des temps.</h2>



<p><strong>L’ophtalmologie est l’une des spécialités médicales les plus anciennes. Sans doute car le soin de l’œil, organe à la fois petit et isolé, a très vite requis des instruments spécifiques et une dextérité particulière. En Suisse, la <a href="https://asiledesaveugles.ch/">Fondation Asile des aveugles</a> a été pionnière dans la prise en charge des personnes atteintes dans leur vision, grâce notamment à des experts de renom comme <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/frederic-recordon/">Frédéric Recordon</a>, <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/jules-gonin/">Jules Gonin</a> ou <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/05/22/hommage-professeur-claude-gailloud/">Claude Gailloud</a>, entre autres.</strong></p>



<p>Incontournables aujourd’hui, les spécialités médicales sont relativement récentes. Ce n’est en effet qu’au 19<sup>e</sup> siècle qu’apparaissent des chaires spécialisées dans les universités et les hôpitaux. La première officiellement dédiée à l’ophtalmologie est attribuée au Dr Joseph Barth à l’Université de Vienne, en Autriche. Actif entre la fin du 18<sup>e</sup> et le début du 19<sup>e</sup> siècle, il est souvent considéré comme le premier professeur d’ophtalmologie. À Genève, l’enseignement de cette discipline a débuté en 1875 et à Lausanne en 1896.</p>



<p>Et pourtant, les yeux ont fait l’objet d’une attention particulière dès l’Antiquité. Le monde arabe, mais également les Grecs et les Romains se sont alors intéressés à la vision et l’ont étudiée. « Au Moyen Âge, la prise en charge de la santé visuelle était le fait de différentes personnes. Certaines proposaient des onguents et des collyres pour traiter les « douleurs aux yeux », alors que d’autres sillonnaient les régions pour opérer la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/03/01/operation-de-la-cataracte/">cataracte</a>. Ces chirurgiens itinérants, des hommes qui se formaient souvent sur le tas, développaient des compétences spécifiques, ce qui leur permettait d’être des spécialistes avant l’heure », explique Philip Rieder, maître d’enseignement et de recherche à l’<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiauZebtaaRAxWCxAIHHcAqDhkQFnoECE4QAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.unige.ch%2F&amp;usg=AOvVaw0Ez2e3jx7NopeZ0GHv8lh0&amp;opi=89978449">Université de Genève</a>. </p>



<p>Et d’ajouter : « On compte parmi eux le fameux chevalier Taylor, au 18<sup>e</sup> siècle. » Car ces différents opérateurs nomades n’ont pas toujours eu le succès escompté. Cet Anglais est en effet devenu tristement célèbre pour avoir opéré Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel et les avoir rendus aveugles ! « Avant l’apparition des premières universités en Europe au 18<sup>e</sup> siècle, ces praticiens acquéraient leur savoir-faire directement sur les patients et patientes volontaires. L’invention de l’ophtalmoscope, qui sert à observer l’intérieur de l’œil, a ensuite rendu indispensable la formation de spécialistes capables de le maîtriser », poursuit l’historien. Cet outil a été inventé en 1851 par Hermann von Helmholtz, physicien et médecin allemand.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Rieder_Philip.png" alt="Philip Rieder, Maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Genève" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Philip Rieder</strong>

              <p>Maître d&rsquo;enseignement et de recherche à l&rsquo;Université de Genève</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>À noter que, bien avant, certains pionniers avaient déjà mis au point des techniques pour traiter les yeux. À l’instar de Wilhelm Fabry (1560-1634), un autre chirurgien allemand, célèbre pour ses innovations médicales et notamment pour la création d’un dispositif permettant d’opérer les tumeurs oculaires. Il pratiquait à Payerne, Lausanne et Berne. Le Français Jacques Daviel (1693-1762), opérateur itinérant, s’est quant à lui fait connaître pour sa technique d’extraction du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="851" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1024x851.jpg" alt="Der Junge Augenartz (Le jeune ophtalmologue), gravure d'Albert Hendschel, 1872" class="wp-image-14284" style="width:585px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1024x851.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-300x249.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-768x638.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-1536x1276.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/MOE_15_21_2023-copie-2048x1701.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Der Junge Augenartz (Le jeune ophtalmologue), gravure d&rsquo;Albert Hendschel, 1872</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Lausanne, fief de l’ophtalmologie</h3>



<p>Au cours de cette évolution, la capitale vaudoise a joué un rôle important dans le développement de l’ophtalmologie. Ce n’est ainsi pas un hasard si son avenue Recordon – en hommage à Frédéric Recordon, pionnier de la santé des yeux – n’est pas très loin de l’avenue de France, où se trouve l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, établissement qui abrite aujourd’hui toutes les spécialités de l’ophtalmologie ainsi qu’une policlinique et un centre d’urgence.</p>



<p>Petit rappel des faits au sujet de ce personnage illustre. Frédéric Recordon, né à Rances en 1811, part étudier la médecine en Allemagne. « À l’époque, il n’y avait pas d’université à Lausanne et encore moins de spécialités médicales telles qu’on les connaît aujourd’hui. Durant ses études à Heidelberg, le jeune homme s’intéresse à la santé des yeux. Lors de son retour à Lausanne, il souhaite mettre ses connaissances au service de la population », explique le Dr Nicolas Ducrey, ancien directeur médical adjoint de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et créateur du <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwj6v56BtqaRAxXY2wIHHeDaLm8QFnoECBcQAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fmusee-oeil.ch%2F&amp;usg=AOvVaw3T_q8NR1P0i5n0JDglkTVm&amp;opi=89978449">Musée de l’œil</a>, à Lausanne. Il y fera deux rencontres déterminantes. La première porte le nom d’<a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/elisabeth-jane-de-cerjat/">Élisabeth Jeanne de Cerjat</a>. Cette femme issue de la noblesse est opérée de la cataracte en Allemagne, où elle entend parler du Dr Recordon, rentré au pays. Souhaitant profiter d’un suivi près de chez elle, elle le contacte&#8230; </p>



<p>La seconde est un personnage qui, lui aussi, va jouer un rôle décisif pour la santé oculaire de la population vaudoise : <a href="https://www.ophtalmique.ch/la-fondation-asile-des-aveugles/histoire/william-haldimand/">William Haldimand</a>. « Frédéric Recordon avait les connaissances et Élisabeth de Cerjat la motivation de faire profiter la population des soins d’ophtalmologie dont elle souhaitait également elle-même bénéficier à Lausanne. Il ne manquait plus qu’une personne disposant des fonds pour lancer la création d’un centre dédié au traitement des affections oculaires, ainsi qu’à la prise en charge des personnes souffrant de handicap visuel. Banquier rentré d’Angleterre avec une fortune conséquente, William Haldimand injectera les fonds nécessaires. »</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Ducrey_2024-copie.png" alt="Dr Nicolas Ducrey, Ancien directeur adjoint de l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Nicolas Ducrey</strong>

              <p>Ancien directeur adjoint de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>En 1843, la Fondation Asile des aveugles est créée et permet, l’année suivante, l’ouverture d’un bâtiment abritant au rez-de-chaussée les locaux dans lesquels officiait le Dr Recordon et au premier étage un lieu d’accueil pour les jeunes aveugles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La découverte de Jules Gonin</h3>



<p>« Frédéric Recordon poursuivait également un but philanthropique en opérant gratuitement les personnes dans la pauvreté. Sans oublier que c’était la première fois que les aveugles avaient un lieu qui leur était destiné, le volet social manquant cruellement à Lausanne à cette époque », précise le Dr Ducrey. Au fil des années, la demande en soins ophtalmologiques augmentant rapidement, des agrandissements deviennent nécessaires. Un autre bâtiment est acheté pour héberger les personnes aveugles et malvoyantes et un internat prend en charge les enfants atteints dans leur vision.</p>



<p>En 1890, la création de l’Université de Lausanne offre un nouvel essor à la discipline avec la naissance d’une chaire en ophtalmologie qu’occupe alors <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2019/05/22/portrait-dhistoire-marc-dufour/">Marc Dufour</a>. Parmi ses élèves figure le Lausannois Jules Gonin, né en 1870. « En 1896, ce dernier devient adjoint du Pr Dufour à l’Hôpital ophtalmique. Si son nom a été donné à l’établissement actuel, c’est parce qu’il a contribué à faire rayonner l’ophtalmologie lausannoise à l’échelle internationale. Le Dr Gonin est parvenu à identifier les causes du décollement de rétine, mais également à en proposer le traitement. Il est rare dans l’histoire de la médecine qu’une même personne découvre à la fois l’origine d’une pathologie et la manière de la soigner. Les spécialistes de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2019/05/22/portrait-dhistoire-marc-dufour/">rétine</a>, de Suisse comme de l’étranger, sont alors venus à Lausanne pour voir comment le Dr Gonin traitait ces lésions », détaille le Dr Ducrey.</p>



<p>Jules Gonin décède brusquement en 1935, mais la réputation de l’ophtalmologie lausannoise a persisté grâce à toutes les personnes engagées qui lui ont succédé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-696x1024.jpg" alt="Jules Gonin (1870-1935)" class="wp-image-14286" style="width:354px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-696x1024.jpg 696w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-204x300.jpg 204w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-768x1130.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-1044x1536.jpg 1044w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-1392x2048.jpg 1392w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Jules_Gonin-copie-scaled.jpg 1740w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jules Gonin (1870-1935)</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Le traitement de la cataracte au fil des siècles</h3>



<p>Ce vieillissement naturel du cristallin était déjà opéré dans l’Antiquité, mais les techniques n’ont cessé de s’améliorer.</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Barrali_Matthieu-14.png" alt="Dr Matthieu Barrali, Responsable de la policlinique" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Dr Matthieu Barrali</strong>

              <p>Responsable de la policlinique et des urgences de l&rsquo;Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</p>
          </div>
  </div>
</div>



<p>Pour rappel, lorsque le cristallin (lentille située derrière l’<a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/08/23/couleur-iris/">iris</a>) s’épaissit et s’opacifie, on parle de cataracte. « Il ne s’agit pas d’une maladie mais d’un processus naturel débutant dès la quarantaine avec tout d’abord un durcissement du cristallin qui devient ensuite de plus en plus opaque », explique le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/matthieu-barrali/">Dr Matthieu Barrali</a>, responsable de la policlinique et des urgences de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Ce processus inévitable est décrit depuis l’Antiquité. Pour en traiter les méfaits, les Égyptiens repoussaient le cristallin au fond de l’œil à l’aide d’une tige de roseau. Appelée « couching », cette méthode rendait la vision moins trouble. Cette technique a perduré pendant près de 2000 ans. </p>



<p>Au 18<sup>e</sup> siècle, une avancée majeure est faite grâce au Français Jacques Daviel, qui propose de retirer le cristallin plutôt que de le repousser. « Pour cela, la cornée était ouverte, ce qui fragilisait l’œil, puis le cristallin et sa capsule étaient enlevés. Cette technique avait un effet délétère sur la réfraction, car le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/cristallin/">cristallin</a> permet l’accommodation de près. Les personnes ainsi opérées devaient porter des lunettes avec une forte correction et étaient plus à risque d’un décollement de rétine », poursuit le Dr Barrali. Puis au fil des ans, les techniques s’améliorent et la capsule est conservée, limitant les risques d’infection et de décollement de rétine. En 1949, une révolution se produit avec la pose du premier implant intraoculaire, en Grande-Bretagne, qui remplace directement le cristallin et supprime le recours à des verres épais.</p>



<p>Depuis, les progrès se sont accélérés. Aujourd’hui, l’opération se fait par de petites incisions dans la cornée. Grâce aux ultrasons, le cristallin est liquéfié, aspiré, puis remplacé par un implant souple. « L’intervention, qui ne dure qu’une dizaine de minutes, permet de retrouver rapidement une vision nette. Réalisée en ambulatoire, elle se déroule désormais le plus souvent sous anesthésie locale, alors qu’autrefois, elle demandait une anesthésie générale et plusieurs jours d’hospitalisation », conclut le spécialiste.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelques illustres médecins de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</h4>



<p>L’institution lausannoise a acquis une réputation d’excellence en Suisse, comme à l’étranger. Elle la doit notamment à des pionniers qui ont permis des avancées médicales majeures. Voici trois d’entre eux présentés par le Dr Georges Klainguti, ancien médecin-chef à Hôpital ophtalmique Jules-Gonin et strabologue (spécialiste de la prise en charge du strabisme).</p>



<div class="wp-person">
  <div class="wp-person__img">
        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Streiff_Bernardo-copie.png" alt="Pr Bernardo Streiff" loading="lazy">
      </div>

  <div class="wp-person__infos">
    <div>
      <strong>Prof. Bernardo Streiff</strong>

          </div>
  </div>
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<p>Le Pr Bernardo Streiff prend les commandes de l’Hôpital ophtalmique après le départ de Marc Amsler pour Zurich en 1944. Ce dernier avait lui-même dirigé l’institution au décès de Jules Gonin, en 1935. « Le Pr Streiff a marqué les esprits par ses grandes qualités humaines et scientifiques. Ayant grandi en Italie, il a engagé des médecins transalpins créant ainsi une filière de recrutement de patientes et patients italiens. Il ne se passait pas un jour sans que l’on entende parler italien dans les couloirs de l’hôpital », se souvient le Dr Georges Klainguti, ancien médecin-chef à Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.</p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/M_Gailloud.png" alt="Pr Claude Gailloud" loading="lazy">
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      <strong>Prof. Claude Gailloud</strong>

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<p>Le Pr Claude Gailloud succède au Pr Streiff en 1978. « Il a su s’entourer de collaborateurs et collaboratrices qui ont développé toutes les sous-branches de l’ophtalmologie. Il a ainsi modernisé l’hôpital pendant une période de grandes découvertes. Grâce à lui, l’Hôpital ophtalmique de Lausanne est devenu le plus dynamique de Suisse et son excellence reconnue au-delà des frontières », ajoute le Dr Klainguti. Parmi les médecins qui ont brillé sous la direction du Pr Gailloud, il faut citer le Pr Michel Gonvers. « Il s’est formé aux États-Unis en vitrectomie, une opération qui consiste à enlever le vitré pour pouvoir accéder à la rétine. Aujourd’hui, cette technique est courante mais Michel Gonvers l’a introduite à Lausanne où il a également été le premier à implanter un cristallin artificiel », poursuit le strabologue.</p>



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        <img decoding="async" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/Leonidas_Zografos_.png" alt="Pr Leonidas Zografos" loading="lazy">
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      <strong>Prof. Leonidas Zografos</strong>

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<p>Le Pr Gailloud prend sa retraite en 1996. Lui succède le <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/06/23/leonidas-zografos/">Pr Leonidas Zografos</a>, qui dirigera l’Hôpital ophtalmique jusqu’en 2013. « Il a développé un pôle d’excellence dans le traitement des tumeurs oculaires en utilisant la physique nucléaire en partenariat avec l’Institut Paul Scherrer à Villiggen. Il s’est formé aux États-Unis et, pendant longtemps, Lausanne était le seul endroit en Europe où cette technique était disponible. Un grand nombre de patientes et patients étrangers – principalement atteints de mélanome choroïdien –venaient se faire soigner dans la capitale vaudoise, ajoute le Dr Klainguti. Le Pr Zografos a aussi œuvré au développement du traitement du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/retinoblastome/tout-savoir-sur-le-retinoblastome/">rétinoblastome</a> chez les jeunes enfants. Enfin, c’est sous son ère que l’hôpital s’est agrandi et qu’un nouveau bloc opératoire, plus grand et moderne, a été aménagé. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Dossier : L&#039;ophtalmologie au fil des siècles by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713672&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>
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		<title>En direct de la policlinique</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/12/08/policlinique-hopital-ophtalmique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elisabeth Gordon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 10:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Située au cœur de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, la policlinique prend en charge toutes les personnes, quel que soit leur âge, présentant un trouble ou une maladie des yeux, sans critère d’urgence. Si besoin, elles pourront être adressées aux unités spécialisées de l’établissement ou hospitalisées.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-lieu-de-soins-ouvert-a-l-ensemble-de-la-population">Un lieu de soins ouvert à l’ensemble de la population.</h2>



<p><strong>Située au cœur de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, la policlinique prend en charge toutes les personnes, quel que soit leur âge, présentant un trouble ou une maladie des yeux, sans critère d’urgence. Si besoin, elles pourront être adressées aux <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/">unités spécialisées</a> de l’établissement ou hospitalisées.</strong></p>



<p>Une policlinique est « une « clinique de la vie » qui fonctionne comme un vaste cabinet de médecine générale. La spécificité de la nôtre est d’être dédiée à l’ophtalmologie », explique le <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/matthieu-barrali/">Dr Matthieu Barrali</a>, responsable de la policlinique et des urgences de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Des plus jeunes aux plus âgées, toutes les personnes ayant besoin de ses services y trouvent un bon accueil. On y vient « lorsqu’on doit changer de lunettes, que l’on souffre d’une baisse de vision, pour faire un dépistage de certaines pathologies, parfois même pour un contrôle de routine », note la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/claire-seppey/">Dre Claire Seppey</a>, cheffe de clinique et ophtalmologue répondante du centre ophtalmique Jules-Gonin de Rennaz. Tout individu qui a un trouble ou une maladie oculaires ne relevant pas des urgences peut venir consulter.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Soins programmés et imprévus</h3>



<p>« Pour nous, médecins, cette diversité est vraiment intéressante », confie la Dre Seppey. Et Zoé Benza, infirmière à la policlinique de l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a> d’indiquer : « L’ophtalmologie est une discipline qui compte différentes sous-spécialités. Par conséquent, nous prenons en charge des situations très variées et devons toutes et tous être polyvalents. » Contrairement aux <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/urgences/">urgences</a>, la policlinique prodigue des « soins programmés », souligne le Dr Barrali. Ce qui n’empêche pas son personnel soignant de « devoir faire face à l’imprévu, lorsque les <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/12/06/en-direct-urgences/">urgences</a> ou les unités spécialisées lui adressent des personnes pour des soins spécifiques ou si un ou une patiente fait un malaise par exemple », remarque Zoé Benza.</p>



<p>En pratique, les horaires sont ceux d’un cabinet médical. Il est nécessaire de prendre rendez-vous, directement ou par l’intermédiaire de sa ou son médecin généraliste.</p>



<p>Médecins praticiens et praticiennes, médecins assistants et assistantes, chefs et cheffes de clinique, orthoptistes, optométristes, infirmiers et infirmières, assistants et assistantes en soins et santé communautaires (ASSC), personnel du secrétariat et des dossiers patients : « Au total, près de 70 personnes travaillent à la policlinique », indique le Dr Barrali. Toutes n’y sont pas attachées à plein temps : « Les médecins qui pratiquent dans les unités spécialisées, de même que les médecins assistants et assistantes, partagent leur activité entre les unités de soins et la policlinique », précise l’expert. Diverses compétences y sont ainsi réunies.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-centaine-de-patientes-et-patients-par-jour-a-la-policlinique">Une centaine de patientes et patients par jour à la policlinique</h3>



<p>« Nous disposons d’un vaste équipement pour examiner les patients et patientes », poursuit le responsable. Y compris les instruments d’imagerie, dont certains sont partagés avec les autres services de l’hôpital. « Nous avons même des photographes spécialisés en ophtalmologie, ce qui est rare », ajoute le Dr Barrali. Leurs photos, nécessaires pour certains diagnostics, sont d’ailleurs souvent plus précises que les clichés issus des scanners ou des IRM.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Une policlinique est une clinique de la vie</p>
<cite>Dr Matthieu Barrali, responsable de la policlinique et des urgences</cite></blockquote>



<p>Chaque jour, la policlinique reçoit entre 50 et 100 patientes et patients. La plupart sont traités en ambulatoire. Toutefois, « certaines situations ou maladies nécessitent que nous adressions la personne à une unité spécialisée de l’établissement et, en cas de besoin, nous pouvons la faire hospitaliser », explique le Dr Barrali.</p>



<p>Les équipes se trouvent même parfois confrontées à des cas inattendus. « Un jour, un homme, suivi chez nous, s’est présenté sans rendez-vous. Comme il était dans un état confus, le personnel de l’accueil nous l’a adressé », se rappelle Zoé Benza. En consultant son dossier, l’équipe a compris qu’il faisait une crise d’hypoglycémie. Elle lui a prodigué les soins nécessaires et il a pu rentrer chez lui.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-683x1024.jpg" alt="Aussi essentielle que l'acuité, la mesure de la pression intraoculaire, ici au tonomètre contact, est indolore." class="wp-image-14277" style="width:440px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-683x1024.jpg 683w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-200x300.jpg 200w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-768x1151.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-1025x1536.jpg 1025w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-1367x2048.jpg 1367w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/12/BienVu_Policlinique-10-copie-scaled.jpg 1709w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aussi essentielle que l&rsquo;acuité, la mesure de la pression intraoculaire, ici au tonomètre contact, est indolore.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Le centre ophtalmique Jules-Gonin de Rennaz</h4>



<p>Afin de répondre au mieux aux besoins de la population vaudoise, la policlinique de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin a ouvert, à leur demande, une consultation à la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/consultation-ophtalmologique-vallee/">Vallée de Joux</a>, mais également un centre à l’Espace Santé Rennaz (près de Villeneuve), adjacent à l’Hôpital Riviera Chablais (HRC), qui n’avait pas de service d’ophtalmologie. Le succès ayant été au rendez-vous, la consultation a été étendue. Au départ, celle-ci n’était en effet ouverte que le jeudi. « Depuis septembre dernier, elle l’est également le mardi et, début décembre, s’est ajouté le lundi », précise la Dre Claire Seppey, cheffe de clinique et ophtalmologue répondante du <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/centre-ophtalmique-rennaz/">centre de Rennaz</a>.</p>



<p>La médecin, aidée de ses collègues optométristes ou orthoptistes, peut prendre en charge un large éventail de pathologies, y compris celles qui sont complexes et nécessitent des bilans complémentaires. Pour cela, elle peut notamment compter sur la collaboration sur place de photographes spécialisés en ophtalmologie, notamment pour les angiographies. « Nous recevons une vingtaine de personnes par jour et notre centre est aussi ouvert aux consultations urgentes, indique la Dre Seppey. Il y a de plus en plus de demandes de la part des médecins du <a href="https://www.hopitalrivierachablais.ch/">HRC</a> qui souhaitent avoir des avis ophtalmologiques et nous envoient leurs patients et patientes. L’équipe est très motivée pour développer encore cette consultation générale, en l’élargissant notamment à l’ophtalmologie pédiatrique. »</p>



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<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°18 - Ca se passe ici : En direct de la policlinique by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2223713669&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
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<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



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		<title>Sensibiliser à la déficience visuelle des tout-petits</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/sensibiliser-deficience-visuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elisabeth Gordon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:11:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Basse vision]]></category>
		<category><![CDATA[Ecole obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Pédiatrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Crèches, garderies ou encore mamans de jour sont susceptibles d’accueillir des enfants aveugles ou malvoyants. Une sensibilisation à la déficience visuelle a été mise en place pour accompagner les professionnels et professionnelles de la petite enfance.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accompagnement-specifique-destine-aux-equipes-educatives-de-la-petite-enfance">Un accompagnement spécifique destiné aux équipes éducatives de la petite enfance.</h2>



<p><strong>Crèches, garderies ou encore mamans de jour sont susceptibles d’accueillir des enfants aveugles ou malvoyants. Une sensibilisation à la déficience visuelle a été mise en place pour accompagner les professionnels et professionnelles de la petite enfance.</strong></p>



<p>En août dernier, quand Charles* est arrivé à l’Espace de vie enfantine (aussi appelée « EVE », la structure fait partie de l’association Enfance &amp; Jeunesse), « c’était la première fois que l’on accueillait un enfant avec une déficience visuelle si importante, se souvient Sandra Bussy, directrice de l’EVE. Je n’avais pas conscience que ce petit garçon de 2 ans voyait si peu. » Après avoir bénéficié d’une sensibilisation spécialement pensée pour les équipes éducatives de la petite enfance, Sandra Bussy et son équipe ont mieux compris certains comportements du garçonnet et modifié quelques-unes de leurs pratiques.</p>



<p>Les enfants aveugles ou malvoyants ont des besoins particuliers qu’il faut prendre compte, afin de leur assurer « le meilleur confort possible au quotidien », précise Maddalena Verri, pédagogue en éducation précoce spécialisée à l’unité mobile du service éducatif itinérant du <a href="http://cphv.ch">CPHV</a>. C’est pour cette raison qu’avec ses collègues, elle a entrepris un travail de sensibilisation à la déficience visuelle de la petite enfance. « Lorsqu’une structure accueille un enfant en situation de handicap visuel, une équipe éducative bien informée sur le sujet comprend mieux l’atteinte visuelle de l’enfant et ses besoins en termes d’accessibilité à l’environnement. Cette sensibilisation les aide aussi à concevoir des activités et des jeux mieux adaptés à sa pathologie. »</p>



<p>Les pédagogues interviennent aussi auprès des mamans de jour et, « selon les demandes des équipes, assurent un suivi régulier tout au long de l’année », poursuit l’experte.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-jeux-de-role">Jeux de rôle</h3>



<p>Planifiés sur des plages d’une heure, les colloques animés par Maddalena Verri sont principalement constitués d’animations et de jeux de rôle destinés à mettre les éducateurs et les éducatrices en situation de <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/malvoyance-cms/">déficience visuelle</a>, à l’aide de bandeaux et de lunettes de simulation, afin d’expérimenter les obstacles et difficultés que peut rencontrer l’enfant au quotidien. »</p>



<p>Ces jeux de rôle « sont organisés dans le contexte de l’une de nos journées types. Ils se déroulent dans la salle de vie des enfants qui est pleine d’objets, de bruits, certaines d’entre nous tenant le rôle des enfants », raconte Émilie Guisolan, éducatrice du Groupe des trotteurs (la structure éducative de l’EVE) qui s’occupe de Charles. C’est de cette manière que j’ai pu me représenter comment vivait le petit garçon, quelles étaient ses difficultés, mais également ses compétences. » Et Sandra Bussy de poursuivre : « Nous avons aussi mieux compris certains de ses comportements, par exemple sa façon de s’approcher très près des autres enfants. »</p>



<p>Ces animations permettent également à Maddalena Verri d’attirer l’attention des équipes éducatives sur la nécessité d’éviter l’éblouissement qui empêche de bien distinguer les objets, mais aussi de souligner « l’importance des contrastes, par exemple lors du choix des tapis (d’éveil notamment) qui doivent de préférence être unis et d’une couleur bien distincte du sol, afin que les jouets soient perçus plus facilement par les enfants ». La pédagogue rend par ailleurs les équipes attentives aux obstacles présents dans l’environnement. Autant de sujets qui les amènent à prendre conscience que « certaines adaptations sont nécessaires », ajoute-t-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-1024x682.jpg" alt="Les colloques animés par Maddalena Verri permettent aux éducateurs et éducatrices de se rendre mieux compte des difficultés et stratégies utilisées par les enfants malvoyants." class="wp-image-14169" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-1024x682.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-1536x1023.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3846-copie-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les colloques animés par Maddalena Verri permettent aux éducateurs et éducatrices de se rendre mieux compte des difficultés et stratégies utilisées par les enfants malvoyants.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-activites-multisensorielles">Activités multisensorielles</h3>



<p>Au cours de sa prestation, l’experte donne aussi aux professionnels et professionnelles de la petite enfance des pistes pour mettre en place « des activités multisensorielles qui font appel à d’autres sens que la vue, comme le toucher, l’odorat ou encore le goût ». Il peut s’agir de livres olfactifs ou « d’activités sensorielles comestibles pour faire appel au goût. Celles-ci sont d’ailleurs très appréciées par tous les enfants », constate Maddalena Verri.</p>



<p>Il est aussi très important que les autres enfants puissent comprendre la situation de celle ou celui qui présente une déficience visuelle. « Lorsque le petit ou la petite porte un patch sur un œil par exemple, les autres ont parfois tendance à le lui enlever. Dans ce cas, on peut leur en laisser à disposition ou jouer à en mettre sur les doudous. » Charles est dans cette situation : outre des <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/06/01/margaux-doit-porter-des-lunettes/">lunettes</a>, il a aussi un cache sur l’un de ses yeux. « Nous avons mis des bandeaux aux poupées et nous avons expliqué aux enfants à quoi ils servaient. Depuis, ils sont attentifs et, si Charles ôte son cache, ils viennent nous le dire », constate Émilie Guisolan.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" data-id="14170" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-682x1024.jpg" alt="Les éducateurs et éducatrices se mettent à place des enfants malvoyants à l'aide des bandeaux et lunettes qui simulent une déficience visuelle. " class="wp-image-14170" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-682x1024.jpg 682w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-200x300.jpg 200w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-768x1153.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-1023x1536.jpg 1023w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-1365x2048.jpg 1365w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3749-copie-scaled.jpg 1706w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" data-id="14172" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-682x1024.jpg" alt="Les éducateurs et éducatrices se mettent à place des enfants malvoyants à l'aide des bandeaux et lunettes qui simulent une déficience visuelle. " class="wp-image-14172" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-682x1024.jpg 682w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-200x300.jpg 200w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-768x1153.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-1023x1536.jpg 1023w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-1365x2048.jpg 1365w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3820-copie-scaled.jpg 1706w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>
</figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-1024x682.jpg" alt="Les éducateurs et éducatrices se mettent à place des enfants malvoyants à l'aide des bandeaux et lunettes qui simulent une déficience visuelle." class="wp-image-14171" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-1024x682.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-300x200.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-768x512.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-1536x1023.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/DSC_3802-copie-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les éducateurs et éducatrices se mettent à place des enfants malvoyants à l&rsquo;aide des bandeaux et lunettes qui simulent une déficience visuelle. </figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-sensibilisation-benefique">Une sensibilisation bénéfique</h3>



<p>L’éducatrice du Groupe des trotteurs estime que cette sensibilisation est « très intéressante » et qu’elle lui a été « bénéfique ». Elle précise que cela « lui a donné envie de repenser certaines activités, par exemple de prévoir des jeux grand format, comme de gros cubes ou dés, que Charles voit mieux que des jouets classiques ». Toute l’équipe veille désormais aussi à ce que Charles soit bien placé pendant les promenades. « Nous faisons en sorte que la corde que tiennent les enfants soit du côté de son œil caché, afin qu’il distingue mieux la route », ajoute Émilie Guisolan.</p>



<p>« Lors de la mise en place d’une structure d’accueil, nous devrions toutes et tous être sensibilisés au préalable à la déficience visuelle », estime la directrice de l’EVE. Maddalena Verri souhaite, elle aussi, développer cette activité. Depuis trois ans, elle est déjà intervenue dans une quinzaine de structures dans le canton de Vaud et elle aimerait « faire connaître cette prestation au plus grand nombre de professionnelles et professionnels de la petite enfance ». L’objectif : faire en sorte que, comme Charles, les enfants ayant un <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/27/acces-lecture-enfant-malvoyant/">déficit visuel</a> puissent être mieux compris et mieux accompagnés.</p>



<p>* Prénom d’emprunt.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°17 - Ca se passe ailleurs : Sensibiliser à la déficience visuelle des tout-petits by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2152369749&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Névrite du nerf optique</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/nevrite-nerf-optique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anna Bonvin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:10:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Anatomie de l'œil]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14150</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une affection douloureuse altérant la vision.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-affection-douloureuse-alterant-la-vision">Une affection douloureuse altérant la vision.</h2>



<p>Experte : <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/aki-kawasaki/">Prof. Aki Kawasaki</a>, professeure associée, médecin adjointe, responsable de l’unité de <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/nos-services/neuro-ophtalmologie/">neuro-ophtalmologie</a> et du laboratoire de pupillographie (service universitaire d’ophtalmologie, <a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="896" src="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin-1024x896.jpg" alt="Schéma de l'oeil " class="wp-image-14152" style="width:614px;height:auto" srcset="https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin-1024x896.jpg 1024w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin-300x262.jpg 300w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin-768x672.jpg 768w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin-1536x1344.jpg 1536w, https://blog.ophtalmique.ch/app/uploads/2025/07/fiche-maladie_dessin.jpg 1869w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-description">Description </h3>



<p>L’inflammation du <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2021/09/01/zoom-nerf-optique/">nerf optique</a> – qui transmet les <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2022/08/30/information-visuelle-cerveau/">informations visuelles de l’œil au cerveau</a> – est appelée « névrite du nerf optique » ou « névrite optique ». Le plus souvent, elle est causée par la sclérose en plaques, une maladie auto-immune dont cette affection de l’œil peut être la première manifestation. La névrite optique peut également être provoquée par d’autres maladies auto-immunes, comme le lupus, ou plus rarement par une infection – qu’elle soit virale, bactérienne ou fongique. Elle peut aussi survenir dans le cadre de certains cancers, en particulier ceux qui affectent le système immunitaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-symptomes-de-la-nevrite-optique">Symptômes de la névrite optique</h3>



<p>La névrite optique se manifeste le plus souvent par l’association de deux symptômes caractéristiques. Le premier est une douleur autour de l’œil atteint, généralement accentuée par les mouvements oculaires en raison de l’inflammation du nerf. Le second est une altération de la vision, dont l’intensité est variable. Elle peut se traduire par une perception plus terne des couleurs (désaturation) ou, dans les cas plus sévères, par une baisse marquée de l’acuité visuelle, pouvant aller jusqu’à une quasi cécité. Le plus fréquemment, les personnes concernées décrivent cette atteinte visuelle comme un voile ou une brume troublant leur champ de vision.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-traitement-de-la-nevrite-optique">Traitement de la névrite optique</h3>



<p>En cas de suspicion de névrite optique, il est essentiel de consulter un ou une ophtalmologue, car l’identification de la cause sous-jacente est primordiale. On ne traite généralement pas la névrite optique seule : c’est la maladie à l’origine de l’inflammation qui doit être prise en charge en priorité. L’évolution de la névrite optique est le plus souvent favorable, en particulier lorsqu’elle est liée à une sclérose en plaques. Avec le temps, la vision se rétablit presque totalement. Même si l’examen ophtalmologique révèle parfois des séquelles minimes, la majorité des patientes et patients se déclarent satisfaits de la qualité de leur vue.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°17 - Fiche maladie : Névrite du nerf optique by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2152369722&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>La neuroprotection au secours de la rétine</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/neuroprotection-retine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Fitaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Rétine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14161</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à certaines maladies rétiniennes, la neuroprotection peut aider à ralentir la dégénérescence de cellules essentielles à la vision, comme les photorécepteurs. Cette approche prometteuse est au cœur des travaux du groupe de recherche « Visual and retinal neuroprotection laboratory » de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, mené par Naïg Chenais, docteure en neurosciences.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-technique-pour-freiner-la-progression-des-maladies-degeneratives-et-preserver-la-vision">Une technique pour freiner la progression des maladies dégénératives et préserver la vision.</h2>



<p><strong>Face à certaines maladies rétiniennes, la neuroprotection peut aider à ralentir la dégénérescence de cellules essentielles à la vision, comme les photorécepteurs. Cette approche prometteuse est au cœur des travaux du groupe de recherche « Visual and retinal neuroprotection laboratory » de l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>, mené par <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/infos-pratiques/nos-medecins/naig-chenais/">Naïg Chenais</a>, docteure en neurosciences.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-consiste-le-concept-de-neuroprotection">En quoi consiste le concept de neuroprotection ?</h3>



<p>La neuroprotection vise à limiter les dommages causés par une maladie et à préserver ce qui fonctionne encore dans une structure composée de neurones. Dans le contexte d’une affection touchant le système visuel, cela signifie protéger les neurones rétiniens – un réseau complexe de cellules interconnectées – qui ne se régénèrent plus une fois détruits, et dont la dégénérescence engendre des modifications en cascade le long du circuit de traitement de l’information visuelle. Ces neurones sont en effet tous essentiels à la vision. Ils établissent, dès le stade embryonnaire, les connexions qui assurent une bonne résolution visuelle. D’où l’importance de les conserver le plus longtemps possible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-comment-la-neuroprotection-s-inscrit-elle-dans-le-contexte-de-l-ophtalmologie">Comment la neuroprotection s’inscrit-elle dans le contexte de l’ophtalmologie ?</h3>



<p>Elle peut être utile dans toutes les situations impliquant une dégénérescence des neurones de la <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/02/05/etude-maladies-genetiques-retine/">rétine</a>, en particulier des photorécepteurs. Cela concerne notamment les dystrophies rétiniennes héréditaires. Cet ensemble de maladies est causé par des mutations génétiques différentes, mais qui entraînent des formes cliniques assez similaires de dégénérescence. Parmi ces pathologies, la plus étudiée est la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/retinite-pigmentaire/">rétinite pigmentaire</a>, mais la neuroprotection pourrait aussi jouer un rôle précieux pour des maladies plus complexes ou multifactorielles. Par exemple, la <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/dmla-degenerescence-maculaire-liee-a-lage/">dégénérescence maculaire liée à l’âge</a> (DMLA) ou les <a href="https://www.ophtalmique.ch/hopital/maladies-de-la-vue/decollement-de-la-retine/">décollements de rétine</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelles-sont-les-pistes-sur-lesquelles-vous-travaillez-au-sein-de-votre-groupe-de-recherche">Quelles sont les pistes sur lesquelles vous travaillez au sein de votre groupe de recherche ?</h3>



<p>La neuroprotection n’est pas un concept nouveau en soi. Plusieurs groupes de recherche sur les maladies dégénératives s’y consacrent aussi. Mais notre particularité est d’en avoir fait la ligne directrice de notre réflexion, afin d’aborder les dégénérescences rétiniennes à plusieurs niveaux d’analyse et d’intervention, de l’échelle subcellulaire jusqu’aux connexions visuelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-en-quoi-la-neuroprotection-differe-t-elle-d-une-therapie-genique">En quoi la neuroprotection diffère-t-elle d’une thérapie génique ?</h3>



<p>La <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2024/02/28/therapie-genique-ophtalmique-lamal/">thérapie génique</a> vise généralement à corriger un problème « à la source ». Dans le cas des dystrophies rétiniennes héréditaires par exemple, une approche thérapeutique possible au niveau génétique est de modifier les anomalies sur les régions d’ADN ou d’ARN en cause.</p>



<p>La neuroprotection est, quant à elle, une sorte de compromis. L’idée est d’accepter de ne pas corriger la cause au niveau génétique, mais d’agir le plus tôt possible pour ralentir efficacement la progression de la maladie. Pour cela, nous pouvons avoir recours à la pharmacologie génétique. Elle permet aux cellules traitées de synthétiser des molécules (chélateurs) qui vont interagir avec certains messagers cellulaires et protéger les neurones. En résumé, nous intervenons suffisamment en amont pour préserver les fonctions visuelles, mais aussi suffisamment en aval pour proposer une même approche à des patients et patientes souffrant d’anomalies génétiques différentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-cette-methode-est-elle-particulierement-interessante">Pourquoi cette méthode est-elle particulièrement intéressante ?</h3>



<p>La diversité des mutations génétiques impliquées dans les dystrophies rétiniennes rend très difficile une prise en charge ciblée. Pour chaque patient et patiente, il faudrait théoriquement développer une thérapie spécifique. Cela est extrêmement complexe, d’autant plus quand la mutation en question n’est pas toujours connue. La neuroprotection permet de proposer une approche plus générale, qui peut ralentir ou figer l’évolution de la maladie et s’appliquer à un plus grand nombre de personnes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La neuroprotection vise à agir le plus tôt possible pour ralentir efficacement la progression de la maladie </p>
<cite>Naïg Chenais</cite></blockquote>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°17 - Grand angle : La  neuroprotection au secours de la rétine by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2152369743&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



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		<title>Gare à la conjonctivite virale</title>
		<link>https://blog.ophtalmique.ch/2025/08/18/conjonctivite-virale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elisabeth Gordon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bienvu!]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[Soin & accompagnement]]></category>
		<category><![CDATA[Hygiène de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.ophtalmique.ch/?p=14140</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment se protéger de la conjonctivite et préserver ses proches ? La maladie est très contagieuse, mais de simples gestes suffisent pour éviter de subir des surinfections, mais également de contaminer ses proches. L’œil n’est pas à l’abri d’agents pathogènes qui peuvent affecter plusieurs de ses structures. Parmi les infections oculaires, il en est une qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading" id="h-comment-se-proteger-de-la-conjonctivite-et-preserver-ses-proches">Comment se protéger de la conjonctivite et préserver ses proches ?</h2>



<p><strong>La maladie est très contagieuse, mais de simples gestes suffisent pour éviter de subir des surinfections, mais également de contaminer ses proches.</strong></p>



<p>L’œil n’est pas à l’abri d’agents pathogènes qui peuvent affecter plusieurs de ses structures. Parmi les infections oculaires, il en est une qui est non seulement fréquente, mais aussi très contagieuse : la conjonctivite infectieuse. Comme son nom l’indique, elle touche principalement la conjonctive, ce tissu qui recouvre la sclère (partie blanche de l’œil) et la face interne des paupières. Celles et ceux qui en ont fait l’expérience connaissent les symptômes : yeux rouges et qui collent le matin au réveil, sensation de brûlure, démangeaisons, ou encore impression d’avoir un corps étranger dans l’œil.</p>



<p>Si certaines conjonctivites sont d’origine allergique, beaucoup d’autres sont dues à un micro-organisme pathogène. Chez les enfants, les fauteurs de troubles sont plutôt des bactéries. Du côté des adultes, ce sont principalement des virus, comme celui de l’herpès, qui sont en cause et, plus rarement, la bactérie Chlamydia (qui se transmet lors de rapports sexuels).</p>



<p>La conjonctivite virale est le plus souvent bénigne. Le traitement consiste à « rincer l’œil atteint avec du sérum physiologique et à instiller des larmes artificielles. En cas de démangeaisons sévères, il est possible de recourir également à des gouttes antihistaminiques. La maladie disparaît au bout de deux semaines en moyenne », indique <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2025/04/11/infirmier-ips/">Mélanie Silva</a>, infirmière praticienne spécialisée (IPS) au service de la policlinique et des urgences de l’<a href="http://ophtalmique.ch">Hôpital ophtalmique Jules-Gonin</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-d-hygiene">Des mesures d’hygiène</h3>



<p>Mais avant tout, place à la prudence car la conjonctivite virale se distingue des autres par le fait qu’elle « est très contagieuse, surtout durant les dix à douze jours qui suivent les premiers symptômes, souligne l’experte. Lorsque l’un des yeux est affecté, nous transmettons très rapidement la maladie à l’autre, en deux à dix jours. » Et nous risquons fortement de contaminer nos proches.</p>



<p>Dès lors, pour se protéger soi-même et préserver son entourage, un certain nombre de précautions s’imposent. Les agents responsables de la conjonctivite se transmettant par contact direct, en particulier par les mains, il est nécessaire de multiplier les mesures d’hygiène.</p>



<p>D’abord, se laver ou se désinfecter régulièrement les mains, de même que les surfaces que nous avons touchées. Limiter la proximité physique et s’abstenir « de se servir des mêmes serviettes de toilette que ses proches », ajoute Mélanie Silva. Dans ce contexte, la spécialiste recommande tout particulièrement aux parents d’enfants en bas âge « d’éviter les câlins et de ne pas partager les coussins pendant la sieste ».</p>



<p>Par ailleurs, ajoute l’experte, « lorsqu’on a une conjonctivite virale, il est conseillé de jeter ses produits de maquillage dans lesquels les germes peuvent stagner ». Pour la même raison, elle préconise « de ne pas porter ses <a href="https://blog.ophtalmique.ch/2023/11/28/choisir-lentilles-contact/">lentilles de contact</a> tant que les yeux sont infectés et, de préférence, d’en changer ».</p>



<p>Tout en recommandant aux personnes concernées d’adopter ces gestes de bon sens, Mélanie Silva suggère aussi de « s’armer de patience », le temps que l’infection passe. Toutefois, souligne-t-elle, « si l’état ne s’améliore pas, il faut consulter, car une conjonctivite, même très simple, peut engendrer des complications, en affectant la cornée par exemple ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La conjonctivite est très contagieuse, surtout durant les dix à douze jours qui suivent les premiers symptômes. </p>
<cite>Mélanie Silva</cite></blockquote>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bienvu! n°17 - Prévention : Gare à la conjonctivite by Fondation Asile des aveugles" width="500" height="400" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2152369752&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=750&#038;maxwidth=500"></iframe>
</div></figure>



<p><em>Nous avons modifié l’article original pour en faire une version web.</em></p>



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